mercredi 11 novembre 2009

Une Histoire — 23

Entre les murs.
Ma voisine
Celle qui hurle quand je prends
Des bains
Après 22 heures
M'a réveillé
Il y a 30 minutes
En gueulant sur une autre voisine
"Elle a bientôt fini de se marrer, ras le cul !!!"
Ca m'a donc réveillé.
Et pendant 5 minutes,
Ca a été tellement
Silencieux
Que je me suis demandé
Si j'avais pas rêvé.
Et puis...
J'ai commencé à entendre la voisine
Rire, rire, rire
De plus en plus fort
Avant de comprendre
Que c'était des crises de larmes.
Et depuis une demi-heure,
Elle n'arrête pas.
C'est assez terrible à écouter.
Et je méprise
Plus que jamais
Cette connasse de voisine
Qui lui a gueulé dessus.

Sont cons les gens.
Enfin certains.

(petite histoire de voisinage reçu par mail ce matin)


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vendredi 21 août 2009

Une Histoire — 22.1

NDE — Bonus DVD.
En complément à Une Histoire — 22, les petits sons pour rendre l'expérience et la lecture totalement Web 2.0.

Le démarrage :

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Le Wowowow aka notification de nouveaux messages :

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La fin :

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jeudi 20 août 2009

Une Histoire — 22

NDE.

Apres avoir passé plus d’une demi heure dans une surface de vente que l’on nomme vulgairement supermarché, à peine remis de cette expérience, les produits frais bien calés dans le frigidaire, je me suis bien calé au fond de mon siège, devant les écrans de mon ordinateur, derrière mon bureau, dessous une ampoule et fatalement dessus le tapis, oui je sais cette description était dispensable, mais c’est pour bien faire comprendre que j’étais un peu sans dessus dessous, du moins plus qu’on pourrait le croire mais moins que je n’allais l’être.
J’allume une cigarette pendant que passent des petits rectangles bleus, une petite musique me souhaite la bienvenue, des choses se passent sur les écrans, j’ai chaud, je bois un peu d’eau et j’attends. Mon ordinateur est comme moi, il n’est pas du matin, il aime démarrer en douceur, moi le matin je me réveille, m’étire et au bout de cinq bonnes minutes je tends le bras pour mettre mes lunettes puis regarde l’heure, lui c’est pareil, il se réveille, baille un peu, se retourne & semble dire « attends encore cinq minutes tu vois bien que je ne suis pas entièrement démarrer, on a le temps non ? », mon ordinateur n’est pas du matin même quand il est dix huit heures.
Du coup moi je l’attends patiemment, en jetant un œil à Libé, en fumant, en rangeant des bricoles qui trainent et je l'attends parce que je n'ai pas le choix. En général c’est la notification de nouveaux messages, sorte de wowowwo, qui m’indique qu’il est fin prêt pour de nouvelles aventures numériques dans les mondes virtuels (cliché inside). Aujourd’hui pas un son, rien. Avez-vous allumé vos enceintes ? évidemment j’en entendu son 'bonjour' ! Je vérifie les connexions, tout semble ok, mais pourtant pas de Net, pas de sortie, je suis isolé (en plus d’être poétique c’est aussi le terme technique c’est assez classe je trouve). J’ai chaud. Pas de panique ce n’est rien.
Avez-vous éteint puis allumé votre routeur ? Heu...
Avez-vous éteint puis allumé votre ordinateur ? Mais c'est-à-dire que...
Avez-vous éteint puis allumé votre part feu ? Argh !
Avez-vous éteint puis allumé votre ampoule basse consommation équivalente à une 75 W ? Avez-vous éteint puis allumé votre machine à laver... votre télévision... Word... Photoshop... Avez-vous copier-coller quelque chose, répondez !!! AVEZ-VOUS FAIT QUELQUE CHOSE !!!!
Et toi, tu peux faire quelque chose !!!!! Ça fait deux heures que je n’ai plus internet je vais devenir fou, ma vie en dépend !!!!
Respirer... le nez... la bouche... le nez... la bouche... le nez... la bouche
Ce n’est rien, tout va bien, pas de quoi paniquer, cela peut arriver, j’ai chaud, mais tout reviendra à la normale il n’y a pas de raison... D’accord ma box se synchronise mais elle ne se connecte pas, quoi de plus naturel ?

Ici normalement tout un paragraphe technique disponible sur demande, avec procédures et explications et explosion joie d’avoir un voisin qui ne protège pas son wifi.

Deux heures plus tard alors que je n’y croyais plus vraiment, que je commençais à devenir fou, que je j’envisageais la possibilité de manger mes propres excréments comme une bête sauvage, de dormir à même le sol à le recherche de fraicheur mais aussi de mes repères, de devoir mettre fin à mes jours, alors que je n’étais plus moi-même, plus capable d’articuler la moindre pensé cohérente, je l’ai entendu d’abord j’ai cru à une hallucination, je voulais tellement l’entendre pourtant c’était lui, le clic qui m’indique que non seulement je suis synchronisé mais connecté, cela m’a été confirmé quelques secondes plus tard par le wowowow mailesque...
Elle était revenu ma connexion, elle était là, elle était belle, elle était bonne.
Depuis je suis devant mes écrans à demi nu, lançant des pings à tout va, faisant des tests de débit, c’est beau une connexion la nuit, c’est dieu qui a inventé le retour de ping, rien n’est plus beau. Je repense à ces trois heures passées sans connexion loin du monde, loin de l’humanité, je pense que je viens de vivre les pires trois heures de toute ma vie, un jour je le raconterais à mes petits enfants imaginaires, et je vois déjà la terreur et la peur dans leur regard.

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samedi 18 juillet 2009

Une Histoire — 21

Take me galaxy.
Hier après midi, au bureau, en cherchant des vidéos musicales d’humeurs aléatoires, je suis tombé sur le SesameStreetienne 'Galaxy Of The Lost' par Lightspeed Champion. Incapable de me défaire de cette mélodie j’ai ensuite écouter tout le disque (que dieu bénisse les hdd portables et que dieu me bénisse de penser à le mettre à jour), arriver à la cinquième chanson ‘Midnight Surprise’, je me souviens du choc de la première fois où j’avais écouté cette chanson, il y a un peu plus d’un an maintenant, c’était en alsace, j’étais dans ma voiture de service de mon ancien travail, il était treize heures trente j’attendais quatorze heures qu’un assureur ouvre, pour que je lui installe des imprimantes. Hier, j’ai eu la même claque. De plus Devonte Hynes écrit dans un anglais relativement simple ce qui permet de comprendre ce qui est toujours appréciable, et là le texte m’a remis une claque, une chanson deux claques donc.
J’ai donc passé le reste de mon après midi avec ma surprise de minuit.
Hier soir, endormis trop tôt, en ayant tout laissé allumer ordinateur, chaine, lumière...
Réveillé à deux heures cinquante cinq par le takatakatatom m’annonçant un mail, qui m’annonçait une mauvaise nouvelle, j’ai eu un peu de mal à retrouver le sommeil.
J’ai pris une bd qui trainait sur l’étagère devant le lit, ‘Loin d’être parfait’ d’Adrian Tomine, je l’ai lu un peu. Je l’ai aimé beaucoup.
Je me suis endormi encore.
Je me suis réveillé encore, simplement parce qu’il faisait grand jour dans l’appartement cette fois.
J’ai été cherché des croissants, j’ai fait du café, puis ce que je sais faire de mieux glandouiller sur internet. La surprise de minuit m’est revenue en tête, j’ai été vérifié s’il existait une vidéo, et c’est le cas, j’ai allumé une cigarette et j’ai commencé à regardé, à la dixième secondes, j’ai eu un petit frisson...

 Lightspeed Champion Adrian Tomine
Le livre est Optic Nerve #9, qui est la revue d’Adrian Tomine où a été pré publié ‘Loin d’être parfait’, shortcomings en vo... Depuis je cherche en vain des gobelets en plastique, et me sens étrangement comme invisible derrière une vitre. Ça, ça ne change pas beaucoup.


Shit, my midnight surprise has found out all my lines

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Et d'ailleurs...

dimanche 5 juillet 2009

Une Histoire — 20

Un mythe s’effondre.

J’ai une réputation à tenir, un rôle de personnage fictif à composer, parmi les éléments qui me constituent et caractérisent, il y a entre autres le fait que normalement je ne manque jamais ni de cigarettes ni de café. J’ai en général toujours deux paquets de chaque d’avance, lors des soirées je sors toujours par je ne sais quel mystère un paquet de cloppes neufs et plein d’une poche, de mon sac de Sport Billy, de je ne sais où. Pour le café c’est pareil, j’ai toujours une livre en réserve, pas toujours de celui qui me chavire le cœur de bonheur à chaque gorgée (le Malongo des petits producteurs), mais en général je n’en manque jamais.
(je connais mes addictions)
Ce matin, plutôt ce début d’après-midi en fait, je me suis aperçu que je n’avais de quoi me faire qu’une cafetière et encore à peine deux tasses/mugs, ce qui est peu pour un dimanche et de plus qu’il ne me restait que cinq cloppes en tout et pour tout et pour moi.
C’est la seconde fois cette semaine que je manque de cigarettes, la première fois le problème c’est quasiment résolu de lui-même puisqu’à trois heures du matin une inconnue m’en a gracieusement offert, sans rien que je demande, pour finir la nuit. Aujourd’hui j’ai donc dû aller en chercher à la gare, là même où j’étais quelques heures plus tôt, je ne sais pas pourquoi j’ai ce sentiment étrange de tourner en rond en ce moment.
J’ai résolu cinquante pour cent du problème, je réglerais l’autre partie demain. Mais quand même ça m’inquiète...

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samedi 7 février 2009

Une Histoire — 19

Arme blanche.
en cas d'urgence
Hier au bureau, alors que je buvais un café avec ma voisine (de bureau), j’ai trouvé dans un tiroir non pas les post-it que je cherchais, mais un couteau, j’ai donc pris une feuille blanche et un feutre noir, et ai fait l’installation ci-dessus puis je suis retourné vérifier le V.l.a.n., le bon fonctionnement des D.n.s. et des T.s.e. puis j’ai un peu réfléchis au S.a.n., la routine quoi, L.o.l.
La journée avançait, les co-worker qui entraient dans le bureau voisin ont diversement réagit à l’installation, pour certains c’était drôle car oui certain jour dans le monde du travail on a envie de tuer quelqu’un, le chef de service incompétent, le collègue irritant, le directeur des ressources humaines gratuitement simplement parce que il est directeur des ressources humaines. Pour d’autres c’était triste, voir glauque, une sorte d’appel au suicide, on peut à tout moment mettre fin à ses jours...
Je ne tire aucune conclusion de ces différences de perception, mais cela en dit à mon sens beaucoup sur la manière dont chacun appréhende the wonderful world of work... Pourtant le sens que moi je mettais derrière était plus simple, si quelqu’un apporte un gâteau ou veut faire un sandwich mais à oublié ses couverts il peut utiliser le couteau...

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jeudi 4 décembre 2008

Une Histoire — 18

F3000.
A Lyon, après des tours, des détours et des retours, prenant une bretelle autoroutière pour rentrer chez moi, j’ai fait mon premier tête-à-queue, c'est-à-dire que la voiture à tourner toute seule et sur elle-même à 180° alors que je souhaitais plutôt 90° et je me suis retrouvé à contre sens, entre une bute et un rail, sans visibilité et donc totalement rassuré. Faire un tête-à-queue dans le 69, on croirait presque une blague, mais qui, étrangement, m’a seulement fait rire quand j’ai mis la clé dans la serrure de la porte de mon appartement, aller comprendre pourquoi ?

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dimanche 26 octobre 2008

Une Histoire — 17

Syntax error.
Un dimanche à la campagne, en réalité à la montagne mais un dimanche à la campagne me donne l’air plus lettré, un petit peu plus seulement, j’étais donc là, paisible au soleil automnale profitant de ce qui reste de chaleur à cette année, en belle et douce compagnie ce qui ne gâche rien, au contraire. Soudain je sens quelque chose dans ma nuque qui joue dans mes cheveux, je cherche avec ma main ce qui provoque ce picotti et je ressens une vive douleur, je regarde ma main et je vois une guêpe s’envoler… Je me suis entendu dire « Aïe ! Piqûre Guêpe ! », comme un signal d’alarme, comme un bug, comme un ordinateur il ne manquait que le petit son ‘ting !’, c’est bizarre qu’en situation d’urgence (ok très très relative) j’ai arrêté de faire des phrases plus que l’essentiel, les verbes et la conjugaison, cela ne sert à rien, c’est de la littérature. Mon dieu après des années passées devant l’écran c’était à craindre, je suis devenue mon outil de travail, si ça se trouve la nuit dans mon sommeil ma main droite cherche la souris, si les symptômes persiste je vais avoir besoin d’F1. Sinon pour la fin de l’histoire et pour mettre fin à l’insoutenable suspense, je dirais simplement : pas allergique plus mal, ok [ctrl-w].

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mercredi 12 mars 2008

Une Histoire — 16

980 684-9.
Cinemix vol 1 & 2
Je ne collectionne rien, au pire j’accumule, les livres, les disques, les bd & quelques revues en papiers glacés. Mais depuis bientôt deux ou trois ans, je guette toujours du coin de l’œil les publications d’une collection : ‘écoutez le cinéma’, une soixantaine de disques regroupant des bo de films français jusque là pas ou peu éditées, sélectionnées par le respectable Stephane Lerouge. Toujours de la qualité, du coup je ne sais plus si je les achète tous parce que les disques sont tous bien, ou juste parce que je les achète tous. En 2003 Stephane Lerouge avait eu l’idée afin de faire vivre encore ces musiques de demander à la fine fleur (cliché n°412) de la scène électro de remixer des titres de leur choix, un cd était sorti sous le nom de ‘cinémix’ (pour l’anecdote, et je sais à quel point les gens aiment les anecdotes, je l’avais d’ailleurs gagné sur le site des Inrocks), était également sorti deux vinyles un regroupant les remix de La Horde de Gainsbourg (Vol2) et l’autre des morceaux du génial François de Roubaix (Vol1). A l’époque j’avais raté ça, en plus à l’époque je n’avais pas de platine vinyle, oui à l’époque j’étais jeune, à l’époque j’étais con, j’ai changé depuis, j’ai une platine vinyle & je suis vieux.
En me promenant sur Price-minister j’ai fini par trouver le Vol1 (François de Roubaix) pour un prix respectable, mais le Vol2 restait toujours hors de prix, environs 40€, et franchement même si j’aime bien Gainsbourg, ça fait un peu cher quand même. Pourtant je me souviens du nombre de fois ou j’ai regardé la page de l’annonce en me disant, ‘aller oui.. haaa... non... c’est cher... oui mais... non...’ le doigt sur la souris prêt à cliquer pour satisfaire mes pulsions d’acheteur & de completiste... Mais jusqu’ici je n’avais jamais céder, comme si la petite voix de ma banquière était plus crédible que la mienne.
Et v’la ti pas... heu je regrette déjà cette formule... plouf-plouf.
Aujourd’hui alors que je me promenais dans une ville plus au nord qu’ici, un Bretzel à la main, j’entre dans une disquerie, (c’est comme un disquaire mais avec des occasions, la version audio d’une bouquinerie en fait, ça se dit une dévéderie ?), je regarde parmi les trente centimètres sans but précis, juste pour me laisser enivrer par le parfum des vieux cartons et des pochettes vintages, quand ce fut comme une apparition, là devant moi, plus qu’à porté de main puisque déjà dans ma main, le Vol2 de Cinemix, je le tournais délicatement comme au ralenti en me répétant mentalement "faites qu’il ne soit pas cher... faites qu’il ne soit pas cher..." et là je découvre un chiffre à un nombre (ou l’inverse je ne sais jamais), je serais du genre à exprimer publiquement ma jubilation j’aurais sans doute sauter d’allégresse ou tomber dans les autres clichés liés aux effusions de joie.
Et j’ai continué et ai trouvé d’autres trésors... Je n’entends plus ma banquière ça va mieux, mais pourtant quelque chose me dit qu’elle rode encore, mais pour l’heure j’esquive...


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jeudi 22 novembre 2007

Une Histoire — 15

Binaire.
Aujourd’hui alors que je me trouvais dans l’agglomération vésulienne, et que je prenais la direction de la nationale 57 afin de rejoindre Saint-Loup sur Semouse pour continuer ce que j’appelle ‘mon travail’, et pendant qu’à la radio un chanteur écrivain parlait et que moi, je l’avoue, je n’écoutais pas, à une intersection j’actionnais mon clignotant vers le haut ce qui laissait sous entendre que je voulais aller à droite, ce qui pourtant, je le sais, ne me ressemble pas, mes yeux furent attirés sur le tableau de bord non seulement par le voyant vert s’allumant alternativement, signifiant mon prochain changement de direction, mais aussi par l’étrange symétrie des chiffres qu’il m’était donné à voir. En effet aujourd’hui Jeudi 22 novembre (22/11) à 11h11 la voiture que je conduis a atteint 111 111 kilomètres, compte-tenu que lorsque j’ai pris possession de ce véhicule son compteur affichait seulement 4, il m’a fallu attendre quelques minutes pour que moi aussi j’atteigne le chiffre de 111 111, en sachant également qu’hormis à la sortie de l’usine cette voiture n’a connu que moi comme conducteur. Pour que l’histoire soit complète il convient de noter que la plaque minéralogique de la dite voiture comporte également le chiffre 11 et que le nombre total de personne se trouvant dans le véhicule à ce moment précis était de 1.

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samedi 29 septembre 2007

Une Histoire — 14

Bref Of.
Le vendredi soir après une journée à ne pas faire grand-chose à part acheter des disques (Two for the road et Brest of) ou en précommander outre manche.
Bref... Une journée bien remplit de rien, mais qui n’est pas désagréable, il ne faut jamais confondre douceur de vivre & ennui.
Bref... alors que je dégustais avec une certaine délectation l’épisode quatre d’une série, américaine, forcement américaine, où un spécialiste du sang tue des méchants qui l’ont bien mérité.
Bref… Je baguenaudais dans mes pensés comme un vrai esprit libre sans Guillaume, me posant de bonnes questions, Vais-je utilisé la Vod pour Heroes ? Reste-t-il de l’eau dans cette bouteille ? Où sont mes cigarettes ? Tiens il pleut...
Bref... Vers dix heures l’accident bête, la fausse bonne idée (fbi), tiens si j’installais ce logiciel qui m’a l’air fort pratique et utile même si je ne suis pas réellement certain d’en avoir besoin, mais l’attrait de la nouveauté est plus fort que tous. L’installation se passe normalement, je double-clique comme je sais si bien le faire, et là...
1) C’est le drame
2) Tout bascule
3) C’est l’enchainement infernal
... de drôle de chose se passe à l’écran, un peu comme si mon écran avait pris du lsd, plus rien ne marche vraiment, ce n’est qu’erreur sur erreur, je ne panique pas bien que je sens mes mains devenir moite et mon cœur battre un peu plus vite. Je sui un professionnel, j’apporte à la fois compétence et expertise.... Du calme et action : une petite restauration du système et hop ! Dans dix minutes tout sera ok.
Ha ben non, j’avais tort
Bref... J’ai passé la nuit à remettre tout en ordre, à tout réinstaller, quelle folie ! Quelle ambiance, moi je sais m’amuser au moins ! Une nuit de débauche de cdrom tournant à fond, dans une ambiance hors du commun avec des boissons on ne peut plus exotique, vraiment y’a pas à dire quand je fais la fête je ne fais pas semblant. (en attendant que je retrouve le ‘Control’ évidement)

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mardi 14 août 2007

Une Histoire — 13

The taste of tea.
Une mauvaise nouvelle ne vient jamais seule, ce matin huit heures, le travail reprenait procession de mon corps, à onze heures trente, je constatais que ma cafetière jaune ne fonctionnait plus.
Les lits confortables rendent les reveils difficiles, l'absence de café aussi, du coup ce soir je dors sur la moquette.

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mercredi 14 février 2007

Une Histoire — 12

15 Euros & 20 mots.
En rentrant chez moi, en me disant que j’aurais bien pris un gouter, mais en me contentant d’un café, j'ai lu un peu le cahier spécial Saint Valentin de Libé.
Plein de messages de... à..., pas vraiment beaucoup d'intérêt.
Aucun à vrai dire et même grande tristesse.
Pas temps à cause du thème dont il est question mais plutôt à cause de la manière dont c’est abordé, c’est bien simple, après avoir lu ça je me suis demandé si je ne devais pas songer à ne plus jamais rien écrire.

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lundi 5 février 2007

Une Histoire — 11

Cerné.
Se dire que l’on devrait se faire couper les cheveux, et pas en quatre cette fois, se raser d’un peu plus prés, tenter d’égaliser ses pattes, vérifier que les chaussettes sont assorties, changer quatre fois de caleçon, pas de noir sous les ongles, pas de cire dans les oreilles, rien dans le nez, se brosser six fois les dents, rester deux heures devants la glace, déboutonner un peu sa chemise sans avoir trop l’air débraillé, bien faire ses lacets, cirer ses chaussures, remonter son pantalon, bien boutonner la chemise et le pantalon, finalement changer de chemise, trouver un truc un peu plus classe, un peu moins commun, hésiter deux heures et demi entre le t-shirt à manches longues & col en V et la chemise élégante mais trop repassée, se demander la chaleur qu’il peut faire, celle qui fera, faut-il mettre un t-shirt en dessous, surtout il ne faudra pas transpirer, se déshabiller de nouveau et repasser une autre couche de déodorant anti-transpirant, mettre un peu de parfum, pas trop la limite est faible entre le pas assez et le trop, reprendre un coton tige, oublier qu’on vient de le faire, regarder la pendule toute les deux secondes, "j’ai le temps, j’ai le temps" Mais jusqu’à quand ? Vouloir un peu se dépêcher, ne pas arriver en retard, vouloir un peu se presser pour arriver en avance, pour pouvoir patienter, le manque comme stimulant, l’envie comme moteur. Bien prendre toutes ses affaires, carte d’identité, permis de conduire, carte bleue, chéquier, liquide et petite monnaie, on ne sait jamais ce que l’on va faire, il faut prévoir, il faut pouvoir inviter, prendre un agenda, de quoi noter, ne pas prendre un stylo qui coule, vérifier qu’il écrit encore, des cigarettes, des briquets et même des allumettes. Regarder l’heure ahuri, si on ne court pas on va manquer le bus, se demander si un bouquet de roses serait une bonne idée, ou des tulipes peut être pourquoi pas du lilas, mais où en trouver ? Préparer mentalement quinze fois le parcours, maison, arrêt de bus, fleuriste, bar, il faudra faire vite, il ne faudra pas faire de détour...

Trois heures plus tard elle n’est toujours pas là. On a l’air un peu con devant son troisième demi, avec ses roses pour seules compagnes, si on avait pris des lilas on aurait pu les ramener et les laisser sur la table de la cuisine, même si le vase manque. Finalement laisser les roses sur le fauteuil et aller manger une pizza seul et voir avec effroi que sur la carte il en existe une au lapin.

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jeudi 23 novembre 2006

Une Histoire — 10

VHS.
Quand j'étais plus jeune mon père demandais parfois à ma mère d'enregistrer tel ou tel film, mais jamais il ne les regardait, je lui avait demandé pourquoi les enregistrer alors, il m'a répondu, "Ben c'est des films que je regarderais au cas où, un jour, je sois malade, ou avec une jambe dans le plâtre".

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mercredi 30 août 2006

Une Histoire - 09

TPE.
Heureux, la tête ailleurs détaillant des titres que je connais déjà par cœur. Arriver devant la jeune fille, le vide... la terre qui se dérobe...
Lundi soir j’ai voulu acheté Taormina la dernière éruption volcanique de Jean Louis Murat, arrivé devant la caissière, j’ai tendu ma carte bleue et le disque marron. Ma main s’est approché du ‘pad’ pour faire mon code secret ‘et là c’est le drame’. Je me souvenais juste que le code formait un carré genre 4521 ou 5632 à moins que cela ne soit 5698 ou 7854 ou 1254... Un carré mais composé de quels chiffres ? Aucune idée. Evidemment je n’ai pas pris le risque de faire quatre mauvais codes puis que je n’ai eu droit qu’à trois essais... Je suis donc reparti chez moi la tête basse, sans disque et avec une carte bleue qui ne marche plus. Depuis le code ne m’est toujours pas revenu... Etrangement ce n’est pas la première fois que ça m’arrive, mais ça faisait longtemps, la dernière fois c’était devant un distributeur, où une rencontre m’avait tout emberlificoté et fait perdre tout moyen. Mais là rien de tel, juste un oubli bête, une faille... A moins que l’inconscient n’est sont mot à dire, à moins de lier l’inattachable, de jouer avec des élastiques...

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jeudi 25 mai 2006

Une Histoire - 08

GA BU ZO MEU.
Mais à un moment, les Gibis s'arrêtaient et s'écriaient : "C'est l'heure des Shadoks ! C'est l'heure des Shadoks !" Et ils courraient au bord de la planète pour les voir passer. Mais un jour, malheureusement, le jeu cessa. Les Shadoks ne passèrent pas et les Gibis étaient un peu tristes car ils commençaient à s'y attacher.

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jeudi 18 mai 2006

Une Histoire - 07

No-retrouvailles.
Aujourd’hui dans une rue que je connais par cœur, j’ai vu au loin sous un parapluie un fantôme, quelqu’un que j’ai connu par cœur. Tout alla vit. S’approcher à grand pas discret, pour en avoir le cœur net, même silhouette, même cheveux, même bruit de pas. Pris d’une légère mélancolie, imaginer les raisons de la présence, tout lier très vite. Il ne se peut... . Sur la grande place, arriver à sa hauteur, côtoyer sans effrayer, tourner insensiblement la tête, vérifier, et s’apercevoir que le visage est beaucoup moins doux, qu’il y a méprise. S’arrêter net, pour profiter un peu de la silhouette, des cheveux, des bruits de pas, du parapluie. Ne plus sentir l’humidité ambiante, attendre encore un peu, fermer les yeux, secouer la tête, essuyer les lunettes et repartir.

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mercredi 10 mai 2006

Une Histoire - 06

Trompage.
Une aventure rocambolesque...
Mardi dernier, le deux mai, j'ai reçu un avis de Collissimo pour un colis que le facteur n'a pas pris la peine de laisser dans la boite aux lettres. Je pensais que c'était des disques (1) que j'avais commandé et qui était enfin arrivé, j'ai passé ma commande le 14 avril, vers 20 heures, il était temps.
Hier Mardi neuf mai, je retrouve après une longue absence une amie sur msn qui me dit vers minuit dix : "Au fait, rien à voir mais surveille ta boite aux lettres cette semaine, ta vraie boite je veux dire", je l’interroge mais elle reste muette comme une arracheuse de dent.
Aujourd’hui je suis passé en coup de vent à la poste où j’ai récupéré le fameux colis, à l’intérieur point de disques mais la déception ne se lisait pas sur mon visage, car j’ai trouvé un livre (2), là je me dis ‘hô comme elle est gentille mon amie !’, avant de repartir au travail envoyons un petit message avec cet outil de garçon moderne : "Je reviens de la poste, Merci jeune fille ! Mais n’oublis pas que moi je suis un vieux garçon" puis j’ai posé le livre sur le siège passager et heureux ai continué ma route.
En rentrant chez moi, je regarde le petit message sur le bon de livraison et je découvre médusé que le livre ne vient pas de la personne sus cité, mais de mon camarade marseillais — qu’évidemment je remercie encore et encore — en remerciement de ma ‘hotlinisation’ pour lui et aussi pour mon anniversaire.
J’imagine que mon amie n’a rien compris, et que mon ami a été soulagé quant au bon acheminement du colis, à la lecture de mon mail de remerciement.
Une aventure rocambolesque en effet.
_____________________________________
(1)



(2)

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dimanche 19 mars 2006

Une Histoire - 05

Le son de l’an 2000.
"Si on me demandait de réaliser une bande-son pour cette fin de siècle.., j’irais dans un studio ultramoderne, insonorisé par exclusion, j’enregistrerais numériquement le silence de cet espace étouffé sur les 64 pistes avec tous les appareils de noise reduction au maximum. Ensuite, pour rendre l’acoustique, je mettrais une réverbération électronique pour reproduire le silence voulu (silence avant l’orage ou silence après l’orage ?).
Le résultat serait curieux, un silence mort, minimum entropie, une aspiration de vibrations, un vide, un zéro absolu seulement gâché par le bruit vital de celui qui écoute.
Puis je soumettrais mon silence artificiel à une douzaine de singes et je regarderais leur dérive."
1993 - DAVID LOWE, auteur-compositeur-interprète de musiques de films.

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dimanche 12 mars 2006

Une Histoire - 04

Tout change...
«Une histoire récente et vraie veut qu’un étudiant s’inscrivant aux Beaux-Arts pour y apprendre les techniques de la peinture de l’huile, fut dérouté de constater aux premiers jours que rien de cela ne lui serait enseigné. Il les apprit à part soi, pour ainsi dire en clandestin, en se procurant des ouvrages et en allant observer les œuvres des maîtres anciens dans les musées. A l’instant de la remise trimestrielle des travaux d’études, il montra ses premiers essais à l’huile et s’entendit aussitôt rabroué, diminué par le sarcasme, raillé par le professeur – en fait, un peintre raté, cérébral et impuissant, qui enseignait avec cynisme les seules formes contemporaines de la création pour lesquelles il eût lui-même quelque compétence et qu’il se sentait en droit de permettre. Il se gardait surtout d’éveiller ses disciples, de les inspirer diversement, et s’efforçait toujours moralement, s’il se trouvait un vrai talent dans le lot, de le gâcher par de mauvaises habitudes, en lui faisant des faux plis dans la conscience et en le fanatisant sur un mode presque coranique.
Au dernier trimestre, lassé qu’on se raillât de lui, notre étudiant arriva avant tout le monde dans la classe. Il avait une heure devant lui. Il respira d’abord puissamment la qualité du silence et l’impression de vide – mieux encore, de vacuité – qui semblait suinter des murs, alluma avec désinvolture une cigarette, en tira trois bouffées, puis se mit à l’œuvre. En toute conviction, tout entier à ses gestes, il déroula un câble de clôture pêché dans une décharge publique (il voulait honorablement d’une création qui fût sans frais). Avec ce câble – l’effort étant surtout dans le manque de flexibilité – il s’attacha à relier tous les éléments mobiliers de la classe, les tables et les chaises, les pupitres et le grand pupitre même de l’estrade, qu’il bascula de travers, autorisé dans cette démarche iconoclaste par une exhortation de l’esprit frappeur. Il s’interrompit pour retirer trois bouffées, constater déjà l’occupation satisfaisante de l’espace, éprouver cette grande chose turbulente, fertile et délirante qui lui montait des entrailles ou d’une région indéfinie du corps. Repris par l’inspiration, il suspendit ça et là des plumes arrachées hier soir à l’arrière-train d’un dindon en parade, et comme il lui semblait qu’il manquait à cela un élément pour que le rébus fût complet, il accrocha dans la partie médiane la poubelle de la classe en la faisant déborder, en matière de palmier, de quelques grandes déchirures de papier journal.
Le professeur et ses camarades de classe, découvrant sans y être préparés l’installation quelques instants plus tard, en restèrent ébahis, souffle coupé, stupéfaits, contraints aussitôt à l’admiration ; les uns et les autres n’en finissaient pas de considérer le prodige sous toutes les coutures, et de le commenter déjà. L’artiste reçut de justes applaudissements, qui l’emplirent malgré lui de confusion, et s’entendit plus encore ovationné quand on remarqua au tableau noir cette sentence qu’il avait transcrit à la craie d’une grosse écriture d’enfant, sans que le professeur en relevât l’ironie : Tout a changé et en même temps rien n’est changé dans le meilleur des mondes. »

in Jean-Pierre Otte. La littérature prend le Maquis. Sens & Tonka, 2005. p. 86-89

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vendredi 9 septembre 2005

Une Histoire - 03

Violet
Carnet - Violet 01
Carnet - Violet 02
Carnet - Violet 03
En attendant de savoir ce qui m'attend.
Voyage immobile : 380 km

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mardi 6 septembre 2005

Une Histoire - 02

Envole
Alors que de mystérieuses ailes qui m’ont poussé dans le dos, je me sens quand même un peu fatigué, les vains transports fatiguent les yeux, je rêve de lignes blanches et de pointillés mais aussi d’autres lignes en plus douces et plus courbes...
Aujourd’hui en rentrant chez moi, vers seize heures, alors que dehors il faisait un grand soleil (pluie, orage et gout de fin du monde depuis), un oiseau était dans l’appartement posé sur le bureau, un moineau ou une grive, je ne sais pas, je suis nul en ornithologie, un vrai oiseau, pas un faux en papier mâché, on s’est regardé un long moment nous demandant chacun ce que l’on faisait là, il s’est envolé cherchant une place en hauteur, j’ai ouvert les rideaux et les fenêtres en encore plus grands, pour qu’il puisse sortir. Au bout de quelque minutes c’est ce qu’il a fait, j’ai pensé que c’était un sacré veinard cet oiseau, le chat n’était même pas là...
Cette histoire est absolument vraie, mais c’est vrai aussi que cela pourrais être une belle métaphore... Mais je ne sais pas ce que cela veut dire.
Voyage immobile : 263.,40 km

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dimanche 31 juillet 2005

Une Histoire - 01

Vroum Boum !
Un soir, un retour en voiture, une discussion avant la maison :
— C'est vrai qu'elle est charmante...
— Je suis bien d'accord et d'ailleurs elle me charme mais malheureusement ce n'est pas réciproque...

Le même soir, un peu plus tard, le sommeil fut long à venir, encore perturbé par cette pensée, comme toujours obnubilé. Et finalement convaincu que seul le sommeil peut aider, dormir pour se laisser aller aux rêves, il n’y a que là que tout est possible. Goodnight, finalement.

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jeudi 9 septembre 2004

Histoire

Media
Tout les matins sur Ouï Fm (102.3 en Ile de France et partout en France sur Canalsatellite et sur www.ouirock.com) Didier Porte, humoriste & chroniqueur, vers huit heure ‘allume la télé’. Ce matin il nous a raconté une belle histoire de politique de média et d’amour. Le plus simple c’est de l’écouter (708 Ko)

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