mercredi 9 janvier 2008

Something Completely Different — 99

Radicale mauvaise humeur.
Inflammable
Pour un rien, une étincelle, sans peau, chair nue dans un bain de citron, démarrer au quart de tour, au moindre feu quelque soit sa couleur, s’envoler pour mieux s’écraser, pauvre Wright Flyer...
Something completely different ? A complete waste of time...

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dimanche 6 janvier 2008

Something Completely Different — 98

Wrong number.
J’avais du temps. Je ne savais pas vraiment à qui parler et ton nom est apparu comme une évidence, le point de convergence de toutes mes pensées, comme la seule oreille, l’épaule sur qui m’épandre, le prénom à répéter. D’avance pardonne moi, enfin je veux dire que je te prie de m’excuser, je sais déjà que ce que tu va entendre ne sera pas plein de joie et de gaité, mais vois tu ici ce n’est pas la superbe ambiance, pour tout dit dire c’est un peu plombé, et la vérité c’est que je crois que l’alcool m’a abusée, oui je sais mon discourt n’est pas très préparé, tout ça est assez improvisé, je n’avais pas vraiment prévu d’en arriver à de telles extrémités. À ta place ce ne sont pas des choses que j’aimerais entendre et que j’aimerais déjà avoir raccroché, que cette parenthèse soit achevée, que tout recommence comme si rien ne s’était passé, mais je dois pourtant te parler... Voilà ... Et si pour une fois je me lançais... Alors je l’avoue, oui, j’ai un peu pensé à toi en fait un peu plus qu’un peu. Un peu moins que tout le temps mais un peu plus que souvent. Si je cumulais tout ces moments, je pense que cela finirait par faire beaucoup, c’est évidemment plus que parfois, largement plus en fait... Je sais que cela parait embrouillé mais j’aimerais tant ne pas avoir à m’expliquer, que tout soit déjà comme intercepté, des non-dits que les paroles ne peuvent rendre, de simples sourires en coin, des sous entendus des ‘tu vois ce que je veux dire’...
J’ai bien conscience que je parle à mur, ton silence n’a jamais été aussi éloquent, tes questions apportées autant de réponses, si seulement je pouvais gommer ce moment, je ne sais pas pour qui il est plus gênant, je compte jusqu’à trois et j’ai oublié, je compte jusqu’à trois et je suis effacé...

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samedi 5 janvier 2008

Something Completely Different — 97

Sans souci du qu'en-dira-t-on.
Cet après midi en allant d’un point A à un point B, ou l’inverse alors que je profitais du grand air pour fumer cloppe sur cloppe, je ne sais pas pourquoi je sifflotais le cœur quasiment léger, je ne sifflotais pas une vraie chanson non, juste une mélodie comme ça sans réelle cohérence comme on sifflote mécaniquement, inconsciemment pour passer le temps et soudain l’air à commencer à prendre forme mais je n’arrivais pas vraiment à savoir qu’est ce que c’était, mais ça me disais bien quelque chose, du moins vaguement, du coup je répétais sans cesse la même petite suite de note et soudain... (et là...) le texte m’est revenu "J'ai marqué d'une croix la clôture de ta cour"... oh non pas ça... "Je suis rentré chez moi par la sortie d' secours"... Nnnooonnn !!!!!
Depuis je suis rentré chez moi je suis blotti au pied du lit et j’en suis à la cinq-centième écoute, mes voisins tapent au plafond (enfin à leur plancher) en hurlant ‘Assez !! qu’on l’égorge’, je ne sais plus quoi faire, je me désespère que faire ? Au secours !!! J’ai besoin d’aide...
Par pitié ne me dites pas de passer entre les bars, le remède serait quasi pire que le mal...
Drink up, baby... Et merde...
_____________________________________________
Quand j'aime une fois j'aime pour toujours Richard Desjardins
Between The Bars Elliot Smith (mais version Madeleine Peroux)

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lundi 24 décembre 2007

Something Completely Different — 96

RlS-WiP.
Real Life Sucks
Que faire un Lundi après midi hors du temps, avant de se gaver de fois d’oies gavées ?
Faire une compilation pour passer Janvier, parce qu’à partir du deux vers huit heures tout redeviendra comme avant, fin de la trêve, fin de la parenthèse, retour au vrai monde...
(pour ceux que ça intéresse la compil Real Life Sucks sera disponible ici-même sitôt l’année close ou éclose c’est selon)

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vendredi 14 décembre 2007

Something Completely Different — 95

Lovers Unite.Saint etienne
Je sème à tout au vent
Je sème tout au vent
Je sème au vent
...
03 mai 2007 ici même :
Le 29 Avril je relatais une conversation avec l'éternellement élégant DB à propos de quelques nouveautés musicales et de quelques autres envies :
Rappel :
Enfin pour ce qui est des Super Furry Animals, moi aussi je suis abonné aux zinzins, mais c’est bien la meilleure nouvelle du moment, manque plus qu’un nouveau St Etienne et ce sera le paradis (on se fouterait presque du nouvel Interpol).

Et qu’est ce que j’apprends aujourd’hui :
Saint Etienne News - May 03 2007 :
First a news infused request. We are putting together a boxed set of all the fanclub releases, with new artwork
and a few extra goodies, for release (at non ebay prices) later this year.

Je ne sais pas ce que réserve l’avenir et à vrai dire je crains plutôt le pire, mais au moins d’ici la fin de l’année, il y aura donc tout de même de bonnes nouvelles, de celles qui poussent à rester enfermé chez soi, le volume plus fort qu’à l’habitude pour ne pas entendre le bruit du monde autour...

Ben voilà c'est maintenant en pré-commande (seulement deux par commande) pour une livraison en Janvier, alors il ne reste plus qu'à attendre, ça fait au moins une bonne raison d'attendre l'an prochain, à part ça... je ne vois pas...

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mardi 11 décembre 2007

Something Completely Different — 94

Chaudes Lignes.
Bonjour et bienvenu pour obtenir des informations en français appuyez sur la touche un puis étoile ou sur la touche vingt ou bien patientez, votre appel est important pour nous, nous nous efforçons de réduire votre attente, cet appel vous sera facturé 1,34€ et 0,34 cts d'euros par minute par appel, hors coût opérateur et frais annexes éventuels et sera limité à 30 minutes minimum, tout nos correspondants sont actuellement en ligne, veuillez ne pas quitter, toutes nos lignes sont occupées veuillez ne pas quittez ou renouvelez votre appel ultérieurement, merci de patienter pendant que nous tentons d’ignorer votre appel, nous recherchons votre correspondant, votre temps d’attente estimé est de dix sept cent minutes environs, Tous nos conseillers sont en ligne actuellement merci de bien vouloir rappeler ultérieurement ou veuilez patienter, vous allez être mis en relation avec un opérateur peu qualifié ne comprenant rien à vos problèmes et ne parlant pas votre langue, merci de rester en ligne, merci de bien vouloir patienter nous traitons votre demande, nous allons donner suite à votre appel, ou pas, merci de ne pas quitter, bonjour et bienvenu pour obtenir des informations en français appuyez sur la touche un puis étoile ou sur la touche...

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samedi 8 décembre 2007

Something Completely Different — 93

Bilan.
Evidemment je n’ai rien fait
Je fais ça très bien
C’est ce que je fais de mieux
Je ne sais faire que ça
(Y a-t-il un mot qui signifie ‘ne rien faire sans ennuie’ ?)
Souffler, marcher sans se précipiter
Les yeux s’ouvrent en fin de matinée
Les oiseaux pour réveil
Cafetière remplie puis vidée
Café siroté sans nouvelle
Vaines promenades
Transport en commun
Ou recroqueviller dans l’aile ouest
Le silence ou changer de face
Sans volonté ou complaisant dans la complainte
Je laisse trainer
Je laisse filer comme un voilier sans vent
Plus tard j’irais me baigner

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dimanche 25 novembre 2007

Something Completely Different — 92

Zone un.
Marotte N°728121.
Futurama_dvd
Encore à attendre des dvd qui ne verront sans pas le jour avant longtemps tout du moins en France... Du coup je me vois obliger de faire fonctionner l''air mail'...
Du coup par vengeance je tente de lutter contre le leeching* (non ce n’est pas porno), parce que bon à un moment la limite de la borne est franchie...
Oui je sais cet argument est discutable voire même assez vide mais j'essaie de me mettre au niveau des arguments que j'ai entendu ces derniers temps... :
"c'est ça ou rien" / "si tu n'es pas satisfait personne ne t'oblige à rester" / "c'est en effet un peu ridicule mais on nous l'impose donc..."
___________________________________
*Le leeching c’est utiliser les images d’un autre site sur une page ou dans un forum (du vol de bande passante en d'autres termes), dans le cas présent c’est un site avec plein de mots clefs racoleurs, qui utilisait une image de la partie ‘E2k-Li-T’, finalement oui le leeching c’est un peu porno...

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mardi 13 novembre 2007

Something Completely Different — 91

Fétichisme.
1.
Joy Division
2.
Sigur Ros
1955/3000
En fait je pensais avoir commandé Hvarf/Heim (un live + un best of) mais en fait j'ai commandé un des trois milles Hlemmur un film et sa bo, du coup hop en deux clic j’ai encore aggravé mon cas et ai provoqué la joie de ma banquiere...
Sigur Ros, vu la température de ces derniers jours, c’est totalement raccord.
J’ai également reçu entre autres le nouveau Raveonettes Lust Lust Lust.
Lust Lust Lust, vu ma température de ces derniers jours, c’est totalement étonant.

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jeudi 8 novembre 2007

Something Completely Different — 90

Global Morning.
Tous les matins où presque, je me lève, certaines fois je reste au lit, mais c’est rare.
Tout les matins, tout le monde a des rituels : le café, le chocolat, le thé, le Jack & la radio, tout est comme une mécanique bien huilé, comme une horloge, c’est d’ailleurs à ça que sert la radio à donner l’heure. Tiens c’est la météo, c’est qu’il est moins le quart. Tiens la pub c’est qu’il est 2 minutes de plus qu’il y a deux minutes (fonctionne uniquement avec RTL & Europe1). Prenons un exemple concret, moi le matin j’éprouve les pires difficultés à sortir de mon lit chaud pour affronter le monde froid du coup souvent à sept heures moins dix je ne suis pas levé, et c’est mal, parce que je risque d’être en retard (à sept heures moins dix en fait je suis déjà en retard) faut dire qu’avant (7h45) y’a Hélène Jouant qui raconte n’importe quoi en disant Sarkozy en moyenne deux fois par phrase, on croirait le sketch des Monty-Python sur le spam, du coup ça donne pas envie de se lever non plus.
Mais heureusement à 7h51 j’entends la douce voix de Brigitte Jeanperrin et souvent je me dis ‘damned déjà 7h51 ! vite sortons du lit et affrontons le monde !’ Oui, Brigitte Jeanperrin elle me fait cette effet là, elle est tellement plein d’énergie, elle en veut en ma Bribri ! Faut l’entendre tout les matins elle en a du courage, de la ténacité, en plus Nicolas Demorand y fait rien qu’à inviter des gauchistes qui disent que les patrons c’est des méchants, alors qu’elle, elle les kifffe grave les patrons, elle sait qu’ils ne sont que de l’amour, alors elle les défends inlassablement chaque matin, parce que c’est trop injuste qu’il soit toujours attaqué et que ces pauvres petits pioupious personne ne les défendent. Evidemment certains esprits chagrins crient au scandale en hurlant que ma Bribri serait une taupe du Medef mais c’est faux ! Bribri elle fait ça par conviction !
Pour que cesse ces calomnies le nom de la rubrique à changé cette année ce n’est plus Entreprises et stratégies mais Global eco, le principe reste le même, en gros des chefs d’entreprise (mais pas systématiquement) qui parle d’économie en s’appuyant sur leur expérience. Parce que Bribri elle kiffe autant l’économie que les gens, faut l’entendre tout les matins essayer de convaincre que c’est important : les sigles, les chiffres, la croissance, la libéralisation, la concurrence... Courage Bribri la France qui se lève tôt, dont je fais parti, est avec toi !
La prochaine fois je vous dirais tout sur la ‘love affair’ entre Agnès Bonfillon & Nicolas Demorand.
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Bonus DVD.
Paragraphe coupé :
Comme beaucoup de monde j’écoute la radio en me réveillant, d’ailleurs tout le monde écoute tellement la radio qu’ils nomment ça (le 7/9h) le ‘prime time de la radio’, hors il me semble qu’à la télévision après le prime c’est le ‘bed time’ en gros après 22 heures, alors qu’en radio c’est l’inverse le ‘bed time’ c’est avant ! C’est totalement dingue !!!.
Les commentaires du réalisateur :
Ouais ben, au montage on s’est rendu compte que ça fonctionnait pas c’est dommage parce que on s’était bien marrer sur le plateau à ce moment là, mais bon là ça ralenti le post et pis on s’est dit avec le monteur Francis, qui d’ailleurs à fait un super boulot comme toute l’équipe du post en fait, qu’on le mettrait sur le DVD voilà c’est fait quoi, hahaha !

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samedi 27 octobre 2007

Something Completely Different — 89

When Things Explode.
(Des faits, des gestes.)
— Hier, un détour de 105 kilomètres, à mi-parcours, mince j’ai oublié quelque chose, un objet de plastique de moins de douze centimetres, réfléchissant plus que moi, sur l’autoroute à 167 km/h, frein à main & demi-tour, poursuite infernale... Quelque chose comme ça en plus calme ou pas.
— Aujourd’hui, Cocoon m’a fait sortir de mon cocon jusqu’à ma boite aux lettres (arf !) et pour une fois je ne le regrette pas, un très bel objet (polaroïd inside) et un disque tout en douceur parfait pour l’automne (My friends all died in a plane crash). Je l’écoute en attendant que d’autres colis venant des coins du monde remplissent le réceptacle à Libé. Conviviencia ou La Mar Enfortuna II, Sojourner de Magnolia Electric Co, Run-Away de Super Furry Animals et pour novembre — le temps est long — : Hlemmur de Sigur Ros; Lust, Lust, Lust de The Raveonettes et aussi les quatre nouvelles références d’Ecouter le cinéma de l’excellent Stephane Lerouge.
Ne dites pas à ma mère que je me ruine en cd et en bd elle croit que j’économise pour devenir propriétaire.
disk
— Mercredi midi, en mangeant un steak de thon dans une brasserie rungissoise, un constat : les chiffres nous dirigent nous convertissant en moyen d’augmenter des pourcentages de 0,2. Le 70854 commence à fatiguer, un dernier salut puis rideau...
— Mardi après midi, de la route et de l’autoroute & l’occasion de se réjouir pendant onze minutes vingt-trois en écoutant à fond Autobahn de Kraftwerk, c’est idiot mais ça me fait sourire, fahr'n fahr'n fahr'n auf der Autobahn ...
— Jeudi soir, avant de m’endormir je compte les moutons et je tombe par hasard sur Shaun... Je m’endors presque de bonne humeur.
shaun the sheep
— Mercredi encore, mais plus tard, les bras tombés, les jambes sciées, c’est en homme tronc que je dois faire face à l’absurdité et accepter mon statu d’idiot bête de somme...
— Hier, sur une station d’autoroute, expliquer au téléphone à une inconnue la différence entre les Raid, le mirroring, le striping et ce genre de choses...
— Demain, rien.

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mercredi 24 octobre 2007

Something Completely Different — 88

I know you'll shine on through.
Ma petite sourde muette, ce n’est pas vrai que tu t’entêtes
à vouloir tenir ta promesse, celle que tu t’étais faite
un soir abattue où tu buvais sans cesse
pour te rendre plus facile
comme celles que tu détestes
celles qui sont toujours prêtes
toi qui tires les mêmes ficelles
avec toutes ces pelotes qu’est ce que tu tricotes ?
des couvertures pour dormir comme une marmotte ?
(...)

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dimanche 14 octobre 2007

Something Completely Different — 87

I thought I heard your words.
Dimanche matin, samedi soir pour moi, deux heures deux pour de vrai, pas juste une coquetterie de bloggeur, je rentre chez moi avec le saint grââle, LA platine vinyle que j’espère depuis des mois, (je rentre aussi avec deux litres de whisky mais c’est une autre histoire) , j’ai déjà plus d’une vingtaine de vinyle à demeure*, qui ne demandent qu’à être écouter, des coups de cœur des ‘la pochette est classe surtout en grand’, et là je reste comme un crétin devant ce cercle noir qui ne demande qu’à en accueillir un autre... Oui je reste bête immobile, impuissant, incapable comme toujours mais devant agir vite. Quel Premier disque choisir ?
Qu’ai-je envie d’associer à jamais à ce merveilleux cadeau ?
Je reste immobile un court moment, car très vite je me rappelle le pourquoi, pourquoi ai-je une platine vinyle enfin, objet antédiluvien, alors que je ne devrais que jurer que par i-pod à capacité incroyable et venu en France par des stratagèmes et des voyageurs férus & curieux d’Amérique(s). Bref. Je me rappelle le motif : la jalousie. Oui parfois je suis jaloux, j’envie ce que d’autres ont & que je n’ai pas. Que voulais-je avoir en vinyle ? Le single, THE single, celui qui coutait plus cher à produire qu’il ne rapportait, celui qui alliait graphisme à tomber et musique à se relever (un single Bostella ?), en somme le plus grand single de tout les temps, même si on est que dimanche ou samedi soir, ce soir c’est le bon jour pour un Lundi Bleu...
Allongé sur le tapis qui fut autrefois une couverture j’ai savouré ce moment, ce beat entêtant, j’ai profité du silence, du juste après, évidemment les questions revinrent vite, et après ? Heureusement j’ai quelques amis qui, me connaissent sur le bout des doigts, et ils savent, ils connaissent la seule chose qui peut briser mon cœur... Et c’est bien la seule chose à laquelle je ne sais jamais résister What if your world should fall apart? ... Ces amis pourraient vous en parler mieux que moi...
Et après ?
Le tourment et le désespoir, évidemment, forcément...

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*la liste :
Belle and Sebastian : Funny little frog / The blues are still blue / The White Collar Boy — Boutique Chic : Maison close — Brown Ian : Illegal Attacks — Cure : Faith / Japanese whispers / Standing on a beach / Disintegration / The Cure — Daho Etienne : Collection — Editors: Munich / Smokers outside the hospital doors (1+2)/ An end has a start — Katerine: 100% ViP — Massive Attack: Blue lines — Murat: Lilith / A bird on a poire — National (the) : Mistaken for strangers — New Order : Blue Monday / Low Life — Orchestral Manœuvre In The dark : Architecture and morality — Pipettes (the) : Judy -1+2 / Pull Share -1+2 — Polyphonic Spree (the) : Running Away — Saint Etienne : Only love can break your heart / The trip — Super Furry Animals: Show your hand / Hey Venus & quelques Joe Dassin d’époque…

________________________________________________________
Merci à ceux qui ont rendu tangible ce post, ils se reconnaitront.

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mardi 9 octobre 2007

Something Completely Different — 86

I/O.
Alors que de depuis longtemps on devrait être sur off, à peine une petite diode, en vieille mais sans veilleuse, un murmure, trouver quelque chose à faire encore, peut-être finir le chocolat, la sixième dernière cigarette, encore la même chanson, un dernier truc à voir, juste une vérification, un début de petite idée, un rien, tout répéter par tranche de cinq minutes, soupirer, s’arrêter puis reprendre encore, attendre encore, attendre de ne plus pouvoir tenir, de flancher, attendre que le nez pique, que les yeux soient douloureux, pour être sûr qu’une fois allongé le sommeil vienne sans avoir besoin de compter jusqu’à trois, pour ne pas avoir le temps de penser, pour ne pas projeter, pour ne pas revoir la journée, pour ne pas faire de bilan, pour ne pas se raconter de petites histoires comme autant de berceuse, pour ne pas dialoguer, ne pas scripter, ne pas scénariser, refaire les scènes sous tous les angles jusqu’à que cela se conforte aux souhaits, "la réplique ne fait pas spontanée, je ne dirais pas ça, je recommence", pour ne pas encore tourner, alors que l’on connait la finalité et les chemins que l’on doit prendre, les routes barrées, pour ne pas entendre le moteur à gelé, pour ne pas explorer des territoires inoccupés, rond, diagonale ou carré, parce que la réalité déçoit, la vie est si triste...

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mercredi 26 septembre 2007

Something Completely Different — 85

Tête humérale.
obsédé par ce gratte gratte
ces doigts jouant sur une épaule doucement dévoilée
l’air de rien en continuant de parler
...
puis remettre en place la brettelle
bien à plat, éviter la vrille
repositionner le pull, bien à plat également
le lisser du plat de la main
tout est en ordre
tout est caché
tout va bien
la démangeaison est passée
de mon coté
il ne me reste plus qu’à attendre qu’elle revienne
qu’un petit picoti se fasse de nouveau sentir
pour que je puisse encore une fois
profiter de cette douce vision
de ce territoire habituellement interdit
de cette exquise parcelle blanche
...
seuls mes yeux en profitent
ils connaissent trop leur chance
mes lèvres et mes mains sont jalouses
alors de dépit
mes lèvres restent closes
mes mains recouvrent mes yeux
si je ne le vois plus
ça n’existe plus

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samedi 15 septembre 2007

Something Completely Different — 84

Ma jeunesse fout le camp.
Quand Jacques Martin est mort, j'ai repris deux fois des pâtes...
Par contre, quand j'ai appris la mort de Super Nana, ça m'a fait comme un choc, comme si le temps d'écouter mon walkman(tm) sous les draps était loin, comme si j’étais grand et que l’adolescence était belle et bien finie...

Petit extrait de Super Nana, avec Maitre Levy (aka Maitre illisible aka Manu Levy), le Chevalier Belanger, le Prince de Heynin & la princesse Jade... (son pourri de k7 audio, enregistrée sur un poste radio-cassette lui aussi pourri, dans un appartement d’où je captais mal Skyrock)

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Plus de son dans mon ina perso... (qui du coup va s'enrichir car ça m'a donner envie de replonger dans mes 'cachettteaudio'...

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vendredi 24 août 2007

Something Completely Different — 83

Portrait de l'artiste en jeune homme.
Arnaud fleurent didier
Dans Libé ce matin une bonne surprise, la derniere page (le mytique portrait) est consacrée au mytique AFD (Arnaud Fleurent Didier)...
et faisons un peu fy des lois du copyright...

Pas tant à contre-temps
Arnaud Fleurent-Didier, 33 ans, homme-orchestre et fondateur du label French Touche. Le personnage peut sembler anachronique, mais sa musique et sa démarche d’autodiffusion s’accordent avec l’époque.
Par AURELIANO TONET
QUOTIDIEN : vendredi 24 août 2007

Le passé semble, à première vue, le temps qui lui sied le mieux. Son physique truffaldien, mi-Jean-Pierre Léaud mi-Bernard Menez, fleure bon la France d’avant. Sa garde-robe classieuse, son studio d’enregistrement empli de matériel vintage, la décoration de son deux-pièces parisien (cuirs et tissus usés, machine à café obsolète) signalent un goût certain pour l’ancien. ­Selon ses amis, il n’est pas rare de croiser Arnaud Fleurent-Didier un archet sous un bras, une baguette sous l’autre, arpentant les alentours de la place Clichy, qu’il ne quitte que pour aller voir des ballets. «Je ne m’habitue pas aux choses qui finissent» , reconnaît l’auteur des Poètes ont quitté Paris. «Proustien jusqu’au bout des ongles», il a lu deux fois la Recherche et y a trouvé «une mémoire de la littérature» qui l’émeut aux larmes.
Une mémoire de la chanson française, c’est en partie ce à quoi ressemble sa musique. On songe à Polnareff pour le timbre gracile et les cordes raffinées. «Entre Ferré et Gainsbourg dans les bacs», nuance, malicieux, son site perso. Comme eux, Fleurent-Didier fait le lien entre deux traditions très françaises. D’un côté, l’attachement au format chanson, où priment les textes. De l’autre, une attention aiguë pour l’enrobage sonore des morceaux, qui court des arrangeurs sixties (De Roubaix, Colombier) à la musique électronique la plus actuelle. Car, sous ses airs anachroniques, le garçon est bien de son temps. Exploit rare, il parvient à réconcilier sur son nom deux des chapelles médiatiques les plus antagonistes de ces dernières années, la French Touch et la nouvelle chanson française. Nicolas Godin, du duo electro Air: «La musique d'Arnaud me touche davantage que celle de Gainsbourg.» Et pour Vincent Delerm , «sa musique est aussi belle que celle de Peau d’âne.»
Raconter l’époque sur une musique atemporelle, telle est l’ambition de ce Rastignac pop, qu’impressionne la «générosité, la cohérence et la contemporanéité» de l’œuvre d’un Balzac. Sur un tapis de clavecins rococo, son dernier disque, le Portrait du jeune homme en artiste, disait ainsi les errements du chanteur débutant face aux diktats des Inrocks, aux «Prix verts» de la Fnac et au succès qui ne vient pas ( Mon disque dort). Un portrait qui, par sa sincérité, s’écoute comme un autoportrait en creux.
Au début des années 90, AFD assiste au triomphe around the world de son camarade de lycée, Thomas Bangalter, moitié du duo electro Daft Punk. La French touch, synthétique et anglophone, est née. En réaction, il publie chez un éditeur japonais trois disques de pop patriote, sous l’appellation Notre-Dame. Avant de fonder, en 2003, son propre label, qu’il intitule… French Touche. «Je ne comprenais pas qu’on puisse être sincère en chantant en anglais.» Là encore, le décalage n’est qu’apparent. Des Daft Punk & co, il rejette beaucoup mais retient la démarche autonome et le marketing novateur.
Diplômé d’une «sous Centrale», il y a appris «à devenir sinon ingénieur, du moins ingénieux» et se sert de ce don pour pousser à l’extrême la logique d’indépendance chère à la génération electro. Pour promouvoir sa musique sur le Net, il apprend le métier de web designer, qu’il exerce encore aujourd’hui en freelance, pour des clients tels qu’Agnès Varda, et dont il tire la majeure partie de ses revenus (1500 euros par mois en moyenne).
D’une toile à l’autre, le voilà dessinant, au pinceau, la pochette de ses disques. Dessus, il se dissimule derrière des piles de livres ou en contre-jour d’un code-barres, dont les barreaux suggèrent «la perte de liberté que représentent, pour l’artiste, la professionnalisation de son art, mais aussi différentes tranches de vie juxtaposées» . Puis, vachard : «On dit que je suis narcissique, mais je préfère me cacher derrière un concept qu’afficher ma tronche à tout va. Je préfère les masques de Daft Punk à l’impudeur d’un Benjamin Biolay.» Narcissique, à voir, individualiste, sûrement. Batterie, piano, violon, violoncelle, guitares, il est un groupe à lui tout seul, préférant «la joie d’apprendre à la frustration de déléguer ou de subir.»
De la conception à la diffusion, rien, hormis les flûtes, n’échappe au contrôle de celui qui, petit, s’éclatait comme un fou autour de ses trains électriques. French Touche est en effet, outre un label, «une galerie d’objets touchants», sise place Clichy, comme le reste de ses pied-à-terre. Sa sœur et son ex-compagne y vendent divers bibelots bobos, dont une trentaine de «chansonspoches», nom donné à une série de CD single miniatures, pressés au format carte de crédit. Intuition marketing en forme de pied de nez à la crise du disque, cette collection recense les coups de cœur et les collaborations éparses du patron - B.O. de films scandinaves, travail d’arrangeur pour tel ou tel ami… Parmi ces derniers, on trouve la star discoïde Philippe Katerine mais aussi Dominique de Villepin, dont il a orné le discours anti-guerre à l’ONU de chœurs héroïques et de basse rondelette.
Villepin, Fleurent-Didier, les deux lyriques se rêvent, à peu près au même moment, un futur plus-que-parfait. Mais à trop le conjuguer à la première personne du singulier, voire à l’impératif, leurs destins s’écrivent bientôt sur un mode conditionnel. Delerm : «Arnaud aurait très bien pu exploser. Or, à force de tout vouloir choisir, il s’est aussi choisi son public, soit 10 000 connaisseurs à tout casser.» Une pratique aristocratique de la démocratie, d’où découle son CPE à lui. Courant 2005, Fleurent-Didier ambitionne d’arranger l’art et le sort de «chanteurs d’aujourd’hui», comme il les appelle. Las, ceux-ci lui reprochent le systématisme de ses arrangements, son interventionnisme trouble, bref d’avoir «un problème avec l’altérité». En réaction, ils fondent les Disques Bien, une coopérative d’artistes aussi collectiviste que lui est seul. Parallèlement, notre homme s’enlise dans une sombre affaire de droits d’auteur, sorte de Clearstream variétoche où comparaissent les noms du dandy-poète Jérôme Attal et de Florent Pagny. Sa rupture houleuse avec sa muse Ema Derton et l’ajournement sine die d’un disque préparé en commun concluent ce cycle douloureux, aux contretemps duquel se mêlent des syncopes inexpliquées. Il s’effondre plusieurs fois en pleine rue et consulte à tout va, en vain.
Convalescent, AFD vote désormais Bayrou - «Son discours sur la culture et les médias sonne juste» - même s’il reste de droite sur la question du travail : «Mieux vaut le créer plutôt que le protéger.» Des valeurs héritées de sa mère, chef d’entreprise issue du monde ouvrier. Quant à son père, retraité, il devrait chanter sur son prochain album, en cours de finalisation. Un disque bourré d’échos, à l’heure des pages MySpace et des MP3 infiniment répliqués, un disque qui dit la hantise de la procréation biologique et de la redite artistique, à un âge où la jeunesse, dont il aime tant la «fougue et la bêtise», commence à filer. Sur le refrain d’un «band-aid pour sauver l’industrie du disque», il parle de «lendemains qui chantent». «Il faut un temps pour tout», glisse-t-il ailleurs. Parions que le sien n’est plus si loin d’advenir.


Arnaud Fleurent-Didier
en 5 dates

1974
Naissance à Versailles.
1998
«Chansons françaises», premier disque solo.
2002
Ouverture de la galerie-label French Touche.
2005
Met en musique le discours à l’ONU de Villepin.
2007
Achève son album «la Reproduction».

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Et d'ailleurs...

samedi 11 août 2007

Something Completely Different — 82

24Hpp.
Tony Wilson
Tony Wilson
(20 Février 1950 – 10 Aout 2007)
___________________________
+
à voir, le 10/08 à la BBC2 : Partie 1 / Partie 2.

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vendredi 10 août 2007

Something Completely Different — 81

p. 101(1).

La nouvelle de sa mort n’a réellement surpris personne à l’Assemblée nationale; il y était surtout connu pour les difficultés qu’il éprouvait à s’acheter un lit. Depuis quelques mois déjà il avait décidé cet achat ; mais la concrétisation du projet s’avérait impossible. L’anecdote était généralement rapportée avec un léger sourire ironique ; pourtant, il n’y a pas de quoi rire ; l’achat d’un lit, de nos jours présente effectivement des difficultés considérables, et il y a bien de quoi vous mener au suicide. D’abord il faut prévoir la livraison, et donc général prendre une demi-journée de congé, avec tous les problèmes que ça pose. Parfois les livreurs ne viennent pas, ou bien ils ne réussissent pas transporter le lit dans l’escalier, et on en est quitte pour demander une demi-journée de congé supplémentaire. Ces difficultés se reproduisent pour tous les meubles et les appareils ménagers, et l’accumulation de tracas qui en résulte peut déjà suffire à ébranler sérieusement un être sensible. Mais le lit, entre tous les meubles, pose un problème spécialement, éminemment douloureux. Si l’on veut garder la considération du vendeur on est obligé d’acheter un lit à deux places, qu’on en ait ou non 1’utilité, qu’on ait la place de le mettre. Acheter un lit à une place c’est avouer publiquement qu’on n’a pas de vie sexuelle, et qu’on n’envisage pas d’en avoir dans un avenir rapproché ni même lointain (car les lits durent longtemps de nos jours, bien au-delà de la période de garantie; c’est une affaire de cinq ou dix, voire vingt ans; c’est un investissement sérieux, qui vous engage pratiquement pour le restant de vos jours; les lits durent en moyenne bien plus longtemps que les mariages, on ne le sait que trop bien). Même l’achat d’un lit de 140 vous fait passer pour un petit-bourgeois mesquin et étriqué ; aux yeux des vendeurs, le lit de 160 est le seul qui vaille vraiment d’être acheté. Là vous avez le droit à leur respect, à leur considération, voir à un léger sourire complice; ils n’en ont décidément que pour le lit-de 160.


Moi j’ai décidé d’être un petit-bourgeois mesquin et étriqué, et pour m’éviter les tracas de la livraison j’ai même été le chercher accompagné du fidèle A. et de sa voiture familiale, ce qui en bonus m’offrit une augmentation de mon rythme cardiaque à mesure que le bruit sur le toit devenait assourdissant. Mais finalement en regardant ce lit qui occupe désormais environs 25% de la surface habitable situé entre le damier que sont mes murs, je ne vois qu’une raison de plus de ne pas me lever le matin, pas plus pas moins. Peut-être entends-je aussi comme un râle comme en sourdine, comme une petite voix qui me dirait qu’il ne faudrait plus être tant réfractaire au changement.
Pour ce qui est des aveux, il y a longtemps qu’ils ont été faits, ou presque.
_________________________________________________
(1)Extension du domaine de la lutte – Michel Houellebecq J’ai lu N°4576 ISBN 2-290-04576-4

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jeudi 9 août 2007

Something Completely Different — 80

Le Roman d'un tricheur.
Comme conditionné
Un mouvement reflex
Un automatisme
Un geste que l’on se regarde faire
Des mots que l’on s’entend prononcer
Comme spectateur de son corps.


INTERIEUR JOUR

OFF
Mais viens-je vraiment de dire ça ? Ou y’a-t-il quelqu’un dans cette pièce qui parle avec exactement la même voix que moi, pas la voix que les autres entendent, comme quand on s’entend dans une vidéo ou sur une cassette bref dans n’importe quel enregistrement, mais bien MA voix, celle que j’entends dans ma tête quand je parle, qui a donc ce superpouvoir. Petit coup d’œil circulaire, rien à gauche, pas plus à droite... Bon, c’est bien ce que je craignais. C’est donc moi qui viens de dire, ce que je m’étais promis de ne pas dire, à ne plus dire. Pourquoi j’ai oublié ce que j’avais décidé, et surtout pourquoi je m’en rappelle pile au moment ou je fais ce que je ne voulais plus faire ? Et pourquoi je me parle à moi-même ? Je me parle à moi-même parce que je n’ai pas su résister. Depuis quand je réponds aux questions que je me pose ? Depuis combien de temps déjà je n’écoute plus et ne regarde plus ce qui se passe autour pour me centrer uniquement sur un truc qui pourrait être une sorte de voix intérieur, mais j’avoue avoir peur de passer pour un fou, donc je vais simplement me dire que c’est l’abus de séries américaines qui elles mêmes abusent des voix-off, qui m’a totalement transformé, je n’ai pas de voix intérieur mais une voix-off qui commente mes gestes et mes dires, oui ça semble totalement moins farfelu en effet. Qu’est ce que je me disais avant de m’interrompre ?
Previously, on my head...
J’ai dit un truc que je ne voulais plus dire, et du coup je me suis totalement perdu dans mes pensés... Mais comment je vais m’en sortir ? Si discrètement je glissais sous la table et rejoignais la porte à quatre pattes, je ne crois pas que cela soit tellement discret en fait... ou alors faire comme si de rien, allumer une cigarette et hop, il ne s’est rien passé, on va dire que personne n’a rien entendu, pouf pouf, j’enquille...

ON
Ça me fait penser... Vous avez lu le truc de fou dans Libé la semaine dernière ?

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mercredi 1 août 2007

Something Completely Different — 79

›Ò
Que faire quand le sommeil ne vient pas ?
Que faire quand on ne sait pas quoi faire ?

Faire des trucs qui ne servent à rien mais qui occupent un peu :
Prendre une pile de BD de la collection Poisson Pilote (Mâtin, quelle collection !) et chercher dans les pages de garde les poissons pirates cachés...













ça ne sert vraiment à rien et en plus ça n'aide pas vraiment à dormir au contraire...
Panurger des moutons c'est ridicule, peut-être faire des listes...
Heu...
Alors au moins dix chansons à base de sample de musiques de film, alors évidemment il y a...
(la suite des poissons plus tard, peut-être)

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mardi 17 juillet 2007

Something Completely Different — 78

Petit plateau.

Toujours la même histoire
D’étapes en étapes, avancer
Continuer pour boucler
Coller à la roue, épuisé
Confondant les noms des sommets
Les pourcentages de dénivelé
Les catégories des cols
On me gave d’informations
De force du vent, de distance
On me suit on me pousse
Vérifie le moindre battement de cœur
Ce corps n’est plus le mien
Comme légué à la science
Une souris blanche
Un hamster dans une roue
Un mouton dans un troupeau
Un maillot dans un peloton
Les sprints de bonification
Finissent de m’achever
Toujours contre la montre
Avant le tour de trop
Quand tremblant genoux à terre
Il sera impossible de chevaucher
J’en ai plus qu’assez
De cette chaine qui me fait cheminer
Je rêve de chutes collectives
Pour pouvoir enfin rentrer
Lassé des chambres d’hôtels
Que je finirais par vandaliser
Je rêve de domicile
Je rêve d’être enfermé
Plus de vent, plus de pluie
Plus de soleil, plus d’été
Un toit, des murs
Le silence loin des ces braillards
Qui croient m’encourager
Mais qui ne font que me désoler

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vendredi 15 juin 2007

Something Completely Different — 77

Page 25.
Page 25
Page 25
Page 25
Ne toujours
l’homme généralement ambitieux pour les pourquoi ?
J’aime la compagnie de ses Déserts

Le sort

Les gens ignorent donner un fil amoureux
celle qui décourage d’emblée toujours à la dernière minute poursuivre personne
figure tranchée manifeste ah, l’amour parce que je cherche une ROMANCE

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jeudi 7 juin 2007

Something Completely Different — 76

A part ça.
Une chanson sur les rats taupiers, j’ai déjà interprété cette chanson et sur internet y’a des gens qui m’on demander si rats taupiers ça s’écrivait comme un râteau puis comme un pied, je précise : c’est une sorte de mélange bizarre du rat et de la taupe, le poil est doux comme la taupe et le caractère est celui du rat, je peux vous le dire j’en ai tué des milliers déjà. Faut le prendre dans un piège et le coupé en deux à la hache, c’est dégelasse je sais. Comment vous feriez vous ? Je ne vais quand même pas les gazer...
Si vous avez une solution pour les rats taupiers vous pouvez me laissez des messages, j’accepte volontiers les propositions pour exterminer le rat taupier, je peux vous résumer quelques méthodes, il y a la méthode du gaz d’échappement, vous laissez tourner une mobylette, on récupère le gaz d’échappement on le met dans les trous du rat taupier. Y’a le piège, y’a les ultrasons, mais ils s’en fouttent complètement, y’a les graines empoisonnées, ils n’en on rien à faire. Il parait que le furet est très efficace, si vous connaissez un furet, vous me prévenez. Il y a aussi la branche de rosier ça ils craignent d’avantage, ils se blessent et comme ils sont hémophile s. J’ai essayé des fusées, cartouches, vous écrasez le passage du rat taupier vous le coincez sur un mettre carré et là vous lui balancez deux fusées, j’en ai eu plusieurs comme ça à la deuxième fusée il sort les quatre fers en l’air... Enfin bref... Je pourrais vous parler longtemps des rats taupiers...

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Something Completely Different — 75

Situez la moue.
Parfois avant de s’endormir ou en rêvassant à un feu rouge l’esprit se promène, divague, et son ne sait plus vraiment quels cheminements ont pris les pensées pour se retrouver la où elle sont, on a beau chercher à ‘raccrocher les wagons’, on ne sait plus le chemin, on se trouve juste devant la dernière pensé émise avant soit de s’endormir pour de bon soit d’être réveiller par un coup de klaxon d’un impatient ‘Ben quoi t’es aveugle ou quoi c’est vert, mais putain avance’.
(...)
Hier soir je pensais un peu aux filles, comment leurs parler, comment faire comprendre à une personne ce que l’on ressent pour elle, comment faire évoluer la relation vers autre chose, comment faire comprendre que les sentiments ont doucement glissés ? Il faudrait le faire en douceur, changer un peu de posture, changer de voix, changer de mot, utiliser d’autres champs lexicaux, ça doit être possible, un peu comme quand on passe du ‘vous’ au ‘tu’, comme si c’est d’abord les mots qui rapprochait... Tiens, comment font les anglais ? D’ailleurs comment se traduit vouvoyer et tutoyer, il ne doit pas y avoir de traduction littérale... ça n’existe pas, ça passe sans doute par d’autre chemin...

Bonsoir comment tu t’appelez vous ?
Belle comme tu êtes, seule tu ne devriez pas être,
quand je vous te vois, de vous je suis fou,
je ne sais si je te vouvoies,
ou si je vous tutoies,
mais ce que je vois
c’est que tu me tue toi.

En fait vouvoyer se dit to address as vous et donc fatalement tutoyer to address as tu...

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lundi 4 juin 2007

Something Completely Different — 74

TWOT.
Quand on ne sait pas quoi faire le temps peut paraitre long. Pourtant il existe une multitude de ‘rien de spécial’ et autre ‘trois fois rien’ qui vous permettront de dire ‘samedi je n’ai presque rien fait, j’ai fait des trucs’ et d’enchainer sur une folie d’anecdote toutes plus intéressantes et trépidantes les unes que les autres qui j’en suis certain passionneront n’importe quel interlocuteur, quelques exemples :

1. Aller chez Castorama, outre que là bas, il y a tout ce qu’il faut ‘outils et matériaux’, ça occupe de se demander qu’elle est la différence entre une scie à onglet radiale et une scie circulaire laser, se laisser aller devant une rainureuse murale, se demander à quoi ça peut bien servir, slalomer entre des couples aux discutions passionnantes "t’es sure que tu veux du lino dans la cuisine, le carrelage c’est mieux non c'est plus pratique, mais bon c'est vrai que je ne sais pas si je pourrais le poser mais je connais un type qui pourrait m'aider, et puis ce vert pomme là, t’es sure aussi ? Ça va pas jurer avec le rose de la salle de bains...".
Finalement acheter deux planches, enfin des tablettes d’aulne, pour faires des rayons de plus pour la construction hasardeuse sensée être une étagère à cd. Il est à noter que le prix de ces deux planches, pardon tablettes, équivaux quasiment au prix de deux étagères suédoises avec trop de vis...
casto
2. Prendre des plaquettes pardon des flyers (il faut être moderne) trop flashy pour des soirées trop tendances dans des lieux trop majestueux avec des artistes trop cultes, pour trop s’éclater et trop tripper des soirs où c’est trop l’été, dans des chaleurs trop chaudes, où l'on se dit waouw c'est trop tout ce trop... c'est top quoi !
nuit bleue
3. Se promener dans des magasins de meubles d’occasions et comprendre facilement pourquoi les gens cherchent à s’en débarrasser, imaginer un intérieur avec tout ces meubles & être pris de nausées. Trouver une pille de vinyles et étrangement entre une compilation d’accordéon et les plus grand succès de Mireille Mathieu découvrir un New Order (Low-life) perdu tout seul comme le bon goût à la Concorde, s’apercevoir qu’il manque la sur-pochette, mais bon pour un euro et demi... Et râler devant la caissière parce qu’ils ont osé mettre une étiquette indécollable à moins d’arracher la moitié de la pochette, et ça c’est un vrai scandale ! Et pour ça, un vrai problème de vrai gens, les politiques ne font rien ha ça non, mais pour augmenter les charges là y’a du monde !
Pardonne leur Peter ils ne savent pas ce qu‘ils font...
pochette
4. Ecouter ‘imbécile’ d’Olivier Libaux
5. Réécouter ‘L’héroïne au bain’ du même Olivier Libaux
6. Réécouter ‘imbécile’ d’Olivier Libaux, en imaginant que ‘une fille de Besançon’ dont il est question dans ‘L’amour à la française’ est l’héroïne au bain.

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jeudi 17 mai 2007

Something Completely Different — 73

'Commemor'.
17 mai 2004,
Voici ce que sy! pensait vers 22:53

1.
Premier Post, Premier défit :
Trouver quelque chose à dire...
Alors...
Heu...
Bon, je verrais au deuxième post, là je me sens trop intimidé par l'aspect formel du premier message.
Je pense que le deuxième message sera mieux (au pire le troisième pourra être pas mal)

17 mai 2007,
Voici ce que sy! pensait vers 22:53

764.
Sept-cent soixante trois post plus tard,
Trouver encore quelque chose à dire...
Alors...
Je verrais au sept-cent soixante cinquième post, là je me sens trop intimidé par l'aspect formel du message d'auto-célébration...
Pas de faux espoir, le pire est encore et toujours devant nous.

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dimanche 13 mai 2007

Something Completely Different — 70.2

Histoire(s) de jazz.
(aka At Work-2.)

Un voyage musical de l’Amérique coloniale à notre quotidien, en passant par le Brésil, l’Angleterre...

Le jazz a une histoire, nous avons tous une histoire, parfois ces histoires se mêlent, se croisent... A travers une vingtaine de morceaux qui, par touches diffuses, dressent non seulement la chronique d’un siècle mais aussi la biographie de chacun d’entre nous, une vingtaine d’instantanés qui dressent un portrait impressionniste d’une vie où à chaque instant la musique est présente.

Parce qu’il n’y a pas de grandes ou de petites histoires mais qu’il y a simplement Notre Histoire...

4 Juin 2007, 20h30 quelque part à Brest.

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samedi 12 mai 2007

Something Completely Different — 72

Esquive.
Inlassablement, quand je tourne trop en rond, quand mon clavier me fait de l’œil mais que je reste les mains dans les poches, quand je voudrais me secouer afin que tombe un peu ce qui me pèse, quand je devrais travailler (plus ?), quand je devrais mettre un peu d’ordre, quand je devrais passer en mode ‘actif’, voir ‘réactif’, inlassablement revient la même phrase...
& et si avant je refaisais un café ?

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jeudi 3 mai 2007

Something Completely Different — 71.2

Bonheur (illusoire) (2).


Le 29 Avril je relatais une conversation avec l'éternellement élégant DB à propos de quelques nouveautés musicales et de quelques autres envies :
Rappel :
Enfin pour ce qui est des Super Furry Animals, moi aussi je suis abonné aux zinzins, mais c’est bien la meilleure nouvelle du moment, manque plus qu’un nouveau St Etienne et ce sera le paradis (on se fouterait presque du nouvel Interpol).

Et qu’est ce que j’apprends aujourd’hui :
Saint Etienne News - May 03 2007 :
First a news infused request. We are putting together a boxed set of all the fanclub releases, with new artwork
and a few extra goodies, for release (at non ebay prices) later this year.

Je ne sais pas ce que réserve l’avenir et à vrai dire je crains plutôt le pire, mais au moins d’ici la fin de l’année, il y aura donc tout de même de bonnes nouvelles, de celles qui poussent à rester enfermé chez soi, le volume plus fort qu’à l’habitude pour ne pas entendre le bruit du monde autour...

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Et d'ailleurs...

dimanche 29 avril 2007

Something Completely Different — 71

Bonheur (illusoire).
Le post que j’aurais voulu écrire est remis à une date ultérieure, disons dans cinq ans, à la place (et vous y gagnez) un extrait de conversation avec le continuellement chic DB, avec lequel je ne peux qu’être d’accord :
Enfin pour ce qui est des Super Furry Animals, moi aussi je suis abonné aux zinzins, mais c’est bien la meilleure nouvelle du moment, manque plus qu’un nouveau St Etienne et ce sera le paradis (on se fouterait presque du nouvel Interpol).

Bref de réconfort voilà ce que nous avons (d’ores & déjà) besoin, enfin sans me vanter surtout moi.

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samedi 28 avril 2007

Something Completely Different — 70

At Work.

En quête d'inspiration.
Je dois écrire des textes pour introduire des morceaux de jazz, pour un spectacle judicieusement nommé 'Histoire(s) de Jazz' (ce qui explique le calme ici), je vois la deadline se rapprocher à grand pas et constate amèrement la piètre qualité de ma production jusqu’à présent. Si je n’étais pas déjà en t-shirt je pourrais relever mes manches, là il ne me reste qu’à secouer la tête, respirer un grand coup et ne plus craindre cette étendu blanche...
A moins que j’aille prendre l’air, à moins que je ne tente l’immersion, à moins que... Bon il faut que je m’y mette en tout cas...


Imaginez les croches ternaires...


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mercredi 18 avril 2007

Something Completely Different — 69

Projets.
trouver l'inspiration
oublier
mettre les bons mots les uns à la suite des autres
oublier
ne pas négliger la ponctuation
oublier
trouver mieux
oublier
ne pas faire de listes
mais oublier, les enjeux, les filles, la fille, les pressions, l’estime, les fictions, les encyclopédies, les notes, les mélodies, les phonographes, les lumières, les musiciens, les influences, les aliments, les trajets...
et se mettre un peu au travail quand même
compter jusqu’à trois
oublier
et penser à la procession
ou partir à la dérive
ou simplement remettre à demain
et dormir en attendant
sans oublier d’oublier.

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mercredi 11 avril 2007

Something Completely Different — 68

Giboulées.
Parfois je refuse de dormir. En fait c’est assez récent, je ne suis pas devenu insomniaque ni hypnophobe, les raisons sont plus sentimentales que mentales. C’est à cause d’elle depuis que je l’ai rencontré, toute la journée elle obsède mes pensés, je ne pense plus qu’à elle, je la vois à chaque coin de rue, elle est là chaque seconde. Elle m’a totalement remué. Elle m’a fait fondre, je suis liquide, je ne suis plus rien. Depuis que je l’ai croisé donc je ne dors plus. Habituellement je ne suis déjà pas particulièrement beau, mais les poches qui se développent sous les yeux m’enlaidissent encore d’avantage. Je sais bien qu’il faudra que je dorme un jour ou l’autre, mais je repousse ce moment, je lutte. C’est difficile. Je sais que si je dors je rêverais d’elle, fatalement. Et je sais d’expérience que, depuis tout petit, aucun de mes rêves ne s’est réalisé. Et pour une fois je veux préserver mes chances. Je pourrais dresser une liste des rêves inassouvis, de toutes celles que je n’ai croisées qu’en rêve. Malheureusement pour moi, je ne sais pas quand je vais pouvoir la revoir, pas avant la semaine prochaine je crois. Je ne sais pas si je pouvoir garder ce rythme d’éveil, je n’ai quasiment plus d’énergie, je me tiens aux murs pour aller dans la salle de bain, j’ai failli m’évanouir deux fois aujourd’hui, d’ailleurs en ce moment même je sens que jeeedc pyhqerofu qhcdkljhdcnbqsklj fhhtfjlkhdfljsqhfnbsqcnkbeuigxk lbfdfqzgfkbfhdgb fgrtysdgfgsdf,ngjkeroupîi

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lundi 9 avril 2007

Something Completely Different — 67

La chanson verte.


Un café à la main, déambuler dans l’appartement,
ouvrir la fenêtre, mettre le nez dehors
s’étonner du silence, juste un chien au loin
se rappeler que l’on n'a pas entendu les cloches ce matin
se dire que l’on devrait quitter la ville
passer la forêt
trouver un chemin
ou couper à travers champs
dévaler les collines
marcher sous le soleil
en sifflotant peut être
ou en silence juste pour le plaisir d’entendre les oiseaux
s’assoir dans l’herbe contempler au loin les courbes du paysage
peut être penser à d’autres courbes tout autant inaccessibles
s’allonger et regarder le ciel, se laisser aller à fermer les yeux
pour finir dans un demi-sommeil
se relever et courir pour rien à perdre haleine
à perdre l’équilibre, manquer de tomber,
tenter de retrouver un semblant d’aplomb en agitant les bras dans tout les sens
comme quand enfant nous essayions de nous envoler
courir encore plus vite en criant en fermant les yeux
haaaaaaaaaaaaa !
se laisser aller à sourire et même à rire tout seul, de soi, du moment
comme une résurrection
(...)
Se dire que l’on devrait revivre,
prendre une bouffé d'air, regarder le mur en face
puis quitter la fenêtre
s’assoir dans le canapé, allumer une cigarette
prendre un livre ou sa tête entre ses mains

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dimanche 8 avril 2007

Something Completely Different — 66

Stade2.
Un point sur les scores des différents évènements de ce week-end pascal.
Bière 1 – Clavier 0
Apres une défaite du clavier face à du café il ya quelques mois, c’est donc un second revers pour cette interface homme/machine, il serait temps qu’elle se ressaisisse ou qu’elle devienne waterproof.
Pour le reste de l’actualité les différents clubs en compétion n’ont guère brillé non plus, au contraire, certes le pire à été évité mais de peu parfois. A noter tout fois la bonne performance d'Aglatidas.

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mardi 3 avril 2007

Something Completely Different — 65

Champs Magnétiques.


Pour célébrer mon anniv', je me suis auto-offert soixante-neuf chansons d'amour, ça m’a fait plaisir ce n’est pas tout les jours qu’on reçoit tant d’amour d’un coup. Alors pour me remercier je me suis invité au restaurant et ça c’est plutôt bien passé, c’était vraiment une bonne soirée, je n’ai pas trop bu, je sais me tenir, j’ai bien rit de mes blagues dont certaines que je ne connaissais même pas. J’ai prévu de me revoir, d’aller au cinéma, et pourquoi pas de m’inviter à manger chez moi, avec un peu de chance je vais réussir à m’emmener au lit, à moins évidemment que je préfère rester ami, c’est certainement ce qui risque d’arriver, ça se passe tout le temps comme ça, mais ce n’est pas grave j’aurais essayé. Si comme je le crains, je décide de ne pas casser ce si beau lien qu’est notre amitié infini & ne croyant guère au ‘tout bien tout honneur’, je dormirais alors sur le canapé, c’est plus sûr.
Mais bon, soixante-neuf chansons d'amour, c’est un signe quand même... A moins que je ne sois un crétin qui ne se rend compte de rien, mais je me connais, je suis un garçon et comme tout les garçons j’offre des disques aux gens que j’aime, avant je faisais de belle compilation sur cassette 90 min Ferro chrome, aujourd’hui je fais plutôt des CD-R 80 min avec mon ordinateur où je mets 79min 45’’ de chansons enchainées de parfaites ‘pur love pop song’ en général, bref des compils’ quoi.
Bref je crois que je me plais et que ce cadeau est juste un signe.
_______________________________________
En 1999 The Magnetic Fields ont sorti un triple album avec donc soixante-neuf chansons d'amour et qui étonnement porte le nom de '69 Love Songs', en 2004 ils ont sorti 'I', un album dont tous les titres commencent pas la lettre I. Bref un groupe conceptuel comme ce post.

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lundi 26 mars 2007

Something Completely Different — 64

Mérinos.
Je fais le point
je compte les acquis
deux colonnes
une reste vide
sans calcul
je pose des équations
&
pourtant
je m’autorise à désobéir
je m’autorise à ne rien en dire
à ne rien résoudre
à ne rien entreprendre
celui qui me fait face n’est pas d’accord
il désapprouve mes manières
hurle à la folie, à l’inconscience
il ne voit que mon inconsistance
je le regarde sans me couper
il sait qu’il ne peut rien faire
il n’a pas d’arme pour lutter
je n’en ai pas plus
Faute de combattant, la bataille est reportée à une date ultérieure
que nous vous communiquerons par voie de presse.

je simule une place net
cache les aspérités
évacue sous l’eau tiède les fragments les plus visibles
je balaie tout d’un revers de main
les cheveux dans les yeux je ne plus rien
rideau
et ainsi dans le noir
s’imaginer sous le chaud soleil
sous la lumière
prendre le temps de s’allonger dans l’herbe
et de ne pas penser à tout ce que l’on n’a pas fait
et de ne pas penser que l’on goûte en vain

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lundi 26 février 2007

Something Completely Different — 63

1999-2007.

libéré

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lundi 5 février 2007

Something Completely Different — 62

Astronomiques.
Ne rien faire, juste observer
Commander un café
Ne rien penser, juste regarder
Ne pas chercher à reconnaitre
Ne pas chercher à croiser
N’attendre personne, juste observer

Ne rien vouloir, juste observer
Boire un café
Ne pas s’occuper, juste regarder
Ne pas chercher à dévisager
Ne pas chercher à atteindre
Personne à mes cotés, juste observer

Ne pas s’ennuyer, juste observer
Café terminé
Ne pas bouger, juste regarder
Ne pas chercher à savoir
Ne pas chercher à la voir
Personne pour m’écouter, juste observer

Un bus, un mec en V.t.t., une fille en jaune, un sportif égaré, une poussette, une jupe, une vieille chargée, un gros pressé, un petit frigorifié, une lycéenne hilare, une petite beauté, des amoureux, des punks, un chien, une fille au crane rasé, une voiture de policer, un parapluie ouvert sans pluie, un monocycle, ders rollers, un livreur de pizza, un barbu, une fille avec un pantalon rouge, un homme qui mangue un sandwich, une femme qui porte un bébé, un nez percé, une casquette, un faux rasta, un petit à lunettes, deux ados, un grand chauve, un bus double, une brune...

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lundi 29 janvier 2007

Something Completely Different — 61

Vertueuse.
Elle ne se laisse qu’admirer
Elle ne donne jamais rien de plus
Croit-on qu’on la saisi
Qu’elle s’enfuit en riant
Qu’elle glisse entre les mains
Doucement elle revient
Se rapproche pour mieux distancier
Désarçonne sans objecter
Cacher derrière des paravents
Elle en devient évanescente
Elle n’existe plus qu’en pensée
On ne peut que la rêver

Elle ne se laisse qu’admirer
Sans jamais partir pour Cythére
Trouvant tout beaucoup trop terne
Exigeante dans l’ajournement
Elle ne vante que la patience
Rêvant sans doute que Rāma
L’emporte loin des contingences
Sans le moindre écart d’ici là
Ajustant pourtant ses voiles
Se défendant d’éblouir
Sans aucune tractation silencieuse
On ne peut que la rêver

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mercredi 24 janvier 2007

Something Completely Different — 60

Bed.
J’avais en tête deux posts :
- Un texte basé sur une histoire vraie : comment en voiture, j’ai glissé sur la neige en frôlant la glissière, un post passionnant avec du suspense, de l’action & un happy end, bon celui-ci je ne l’écrirais sans doute pas
- Un texte dont j’ai griffonné une ébauche ce midi en mangeant un steak frites (pas terrible les frites, j’étais très déçu) dans une cafétéria surchauffée et particulièrement bruyante. Mais je ne suis pas vraiment content du résultat final même si j’aime bien mon idée de départ, même si elle est bateau.
Mais ce soir, je n’ai pas envie, je suis fatigué et j’ai froid, j’ai juste envie d’être allongé sous 15 kilos de couvertures, alors, j’éteins l’ordinateur, la télé et je vais me couché.

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dimanche 21 janvier 2007

Something Completely Different — 59

Régionalisme.
Lu dans Libé d'hier :
Il n'y a plus de saison. Sauf pour le mont d'or. Un hiver sans neige, ça existe sur les plateaux du massif jurassien. Mais pas sans mont d'or, également appelé vacherin du haut Doubs. Le fromage sanglé d'une fine lanière d'épicéa dans sa boîte ronde se fabrique entre septembre et mars, à 700 mètres d'altitude, entre la source du Doubs et le saut du Doubs, le long de la frontière franco-suisse. D'habitude, autour de janvier, le mont d'or a rendez-vous avec la neige. Il y a même une forme d'osmose entre ces deux-là. A l'origine, ce fromage se fabriquait quand le froid poussait les bêtes à l'étable et que le lait se faisait trop rare pour élaborer les imposantes meules de comté. Le mont d'or est devenu la star des plateaux de fromage des fêtes de fin d'année et, dans sa version chaude, un concurrent sérieux des raclettes et tartelettes...

La suite

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jeudi 11 janvier 2007

Something Completely Different — 58

«Même le dimanche».
Je ne sais pas où j’ai entendu ça aujourd’hui mais ces trois mots m’ont accompagné toute la journée. J’ai du me les répéter une bonne centaine de fois et j’ai même réussi l’exploit de les casser deux où trois fois dans mes conversations laborieuses.
Est-ce à la radio ce matin où encore dans un demi-sommeil, Brigitte Jeanperrin (la fan des entreprises et des stratégies), a dit quelque chose comme ‘les entrepreneurs du secteur se battent pour ouvrir leur enseigne même le dimanche" ? (elle est comme ça Brigitte, elle a son monde à elle, ses mots à elle & la plupart du temps je comprends rien à ce qu’elle dit)
Est-ce dans une chanson ? Mais connaissant le gout prononcé des chanteurs de la nouvelle nouvelle scène française pour les rimes facile, je me demande avec quoi ils ont bien pu faire rimer ça ?

Même le dimanche
je tire sur mes manches
je m’accroche aux branches
mes mots en avalanche

Même le dimanche
mes yeux rivés sur tes hanches
sur ta douce peau blanche
ton parfum pervenche

Même le dimanche
mon cœur n’est pas étanche
je souhaite une revanche
ou je me coupe en tranches

Même le dimanche
Je flanche

À moins simplement que je ne me sois fait une réflexion à moi-même que j’ai conclu par un ‘même le dimanche’. Mais à quoi ai-je pensé ? J’ai comme un doute, même si je l’avoue j’ai bien une idée.

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mercredi 10 janvier 2007

Something Completely Different — 57

Réminiscence.

Mais le Corbeau, perché solitairement sur ce buste placide, parla ce seul mot comme si mon âme, en ce seul mot, il la répandait. Je ne proférai donc rien de plus : il n'agita donc pas de plume - jusqu'à ce que je fis à peine davantage que marmotter «D'autres amis déjà ont pris leur vol - demain il me laissera comme mes Espérances déjà ont pris leur vol.» Alors l'oiseau dit : «Jamais plus!»
(...)
«Que ce mot soit le signal de notre séparation, oiseau ou malin esprit», hurlai-je en me dressant. «Recule en la tempête et le rivage plutonien de Nuitn ! Ne laisse pas
une plume noire ici comme un gage du mensonge qu'a proféré ton âme. Laisse inviolé mon abandon! quitte le buste au-dessus de ma porte! ôte ton bec de mon coeur et jette ta forme loin de ma porte!». Le Corbeau dit : «Jamais plus!»
Et le Corbeau, sans voleter, siège encore - siège encore sur le buste pallide de Pallas, juste au-dessus de la porte de ma chambre, et ses yeux ont toute la semblance des yeux d'un démon qui rêve, et la lumière de la lampe ruisselant sur lui,projette son ombre à terre; et mon âme, de cette ombre qui gît flottante à terre,
ne s'élèvera - jamais plus!

LE CORBEAU
par Edgar Allan Poe, traduit par Stéphane Mallarmé

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samedi 6 janvier 2007

Something Completely Different — 56

Engagement De Confidentialité.
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samedi 30 décembre 2006

Something Completely Different — 55

9362-40202-0.

When you were young and on your own
How did it feel to be alone?
I was always thinking of games that I was playing.
Trying to make the best of my time.

But only love can break your heart
Try to be sure right from the start
Yes only love can break your heart
What if your world should fall apart?

I have a friend Ive never seen
He hides his head inside a dream
Someone should call him and see if he can come out.
Try to lose the down that hes found.

But only love can break your heart
Try to be sure right from the start
Yes only love can break your heart
What if your world should fall apart?

I have a friend Ive never seen
He hides his head inside a dream
Yes, only love can break your heart
Yes, only love can break your heart
(Neil Young)

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mercredi 27 décembre 2006

Something Completely Different — 54

Voyager de nuit.
Courir prendre un train, lever la tête, chercher la bonne ligne, constater le vide, se tromper d’heure pour la première fois, rater un train, baisser la tête, ‘honteux et confus’, tout attendre d’un moustachu qui derrière un guichet qui ne nous regarde pas mais qui sans passion cherche quelques nouvelles heures. Rentrer chez soi à pied légèrement dépiter, s’arrêter en chemin pour manger, acheter des piles pour écouter encore le portrait du jeune homme en artiste(1), retrouver ses murs et le même capharnaüm que l’on venait de quitter, culpabiliser un peu, allumer la télé, régler le réveil, vérifier dix sept fois l’horaire. S’endormir un peu et déjà le réveil sonne, s’assoir dans le lit regarder le monde flou autour, se lever et déjà courir, salle de bain, vêtements, sac, vestes, pas de bus, trop tôt, marcher vite, petite douleur dans le genoux, regarder l’heure, ‘déjà ! non pas deux fois’, marcher plus vite encore, cavaler presque, gare, escaliers, quai, voiture, siège(2), respirer, regarder la ville se réveiller, regarder la ville s’éloigner, s’endormir. Arriver, fumer, changer de gare sans courir, dans un métro étonnement calme le temps passe plus vite, déjeuner adossé à un pilier en regardant les gens passer. Encore un train, lire un peu, écouter un conducteur parler d’une panne de motrice, attendre au Mans, fumer sur le quai, repartir, échanger un inrocks contre un beaux arts, choisir le meilleur Woody Allen avec une jolie inconnue, arriver enfin, se retrouver, s’embrasser, sourire enfin.

_______________________________________
(1) d’ Arnaud Fleurent-Didier Mon disque de l’année, j’y reviendrais, pourtant de 2003, c’est confirmé je ne suis plus de mon temps...

(2)Sur la banquette
Où je me jette,
Je tords, le temps est long,
Mon ticket de carton...

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mercredi 20 décembre 2006

Something Completely Different — 53

Pluie Cruelle.
Lu dans libé Mardi 19 décembre : "Nous dormons moins & moins bien".
Moi, je ne dors plus,
Ce n'est pas l'envie qui m'en manque (au contraire), peut être est-ce l'absence de raison de se lever qui me pousse, à repousser encore et encore le moment où j'éteindrais la lumière. Même dans l'obscurité, mes yeux sont grands ouverts, même dans l’obscurité, je vois tout, du papier peint qui lâche, aux tas sur le bureau. Et toujours au pied du lit, cette lueur rouge, presque inquiétante qui varie de minute en minute, et ce point immobile symbole de la douleur prochaine...

Du coup je change d’air, je vais tester d’autres lits, respirer un peu loin de l’énervement, sans doute s’endormir dans un train et peut être à Cadouarn face à la mer, mes vêtements ne feront pas long feu.

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samedi 16 décembre 2006

Something Completely Different — 52

La guirlande de serpents.
Dijon, 15 décembre, dehors le froid et le brouillard, dedans ni tabac ni alcool, c’est une soirée prévention contre l’alcool, ce qui me vaudra une colère contre une jeune fille qui essaie de me convaincre que la prévention c’est bien, je lui répondis en vrac : c’est plus de la prévention c’est de la privation, à quand une soirée contre la connerie, et des concerts sans musique... bref je n’étais pas jouasse, Arman Méliès en première partie, un chanteur qui s’écoute chanter et qui nous fait une démonstration de son sampler, super, j’étais de moins en moins jouasse, je suis sorti fumer une cigarette dans le froid, pestant contre tout...
Jean Louis faut-il que je t’aime bien pour supporter tout ça...
22 heures. Le noir dans la salle, sur le rideau rouge du fond de scène apparait ‘taormina’, ‘murat’, les musiciens se mettent en place, et c’est parti, JLM arrive guitare en bandoulière, visiblement il arrive de son jardin et il n’a pas eu le temps de se changer, grande chemise largement ouverte, mal rasé, mal coiffé. On me chuchote à l’oreille mais pourquoi est-il déjà en pyjama ?
— bonsoir...
Taormina, roule doucement, malgré les assauts guitaristes de JLM, visiblement ce soir c’est ‘branchez les guitares’, longue intro donc, où JLM semble déjà en transe, dansant presque comme dans un rituel shamanique autour de sa guitare hypnotique... « Mon dahlia bleu, je suis trempé... » La chanson se déroule, cela manque un peu de relief mais ça marche quand même...
Les morceaux s’enchainent les uns autres, simplement interrompu par des applaudissements de plus en plus nourris, et par de simples ‘merci’, lentement sans que l’on puisse vraiment savoir à quel moment l’alchimie prend, la magie opère... Si je devais manquer de toi, la bossa nova n’est plus qu’un souvenir, le public commence pudiquement à bouger du bassin, presque inconsciemment... de plus en plus de cris, des applaudissements de plus en plus long.... Il se passe quelque chose, Jean Louis sourit, nous aussi, tout le monde est content d’être là. Dans la guitare il n’y a pas que du rock et des riffs, il y aussi beaucoup de douceurs, seul à la guitare le groupe en pause, Jean Louis nous parle de la maladie d’amour, pas un bruit dans la salle, on écoute pieusement, la douceur continue, la fille du capitaine, et un désert qui avance de manière plus que suggestive, « avant puis arrière voilà le chemin », Jean Louis ce soir a trouvé le chemin, il y va sans détour, il frappe avec sa guitare des coups justes, directement des oreilles au cœur... Ce chemin visiblement il le connait bien et il y reste en emmenant des poneys avec lui... La balade se poursuit à Rome, à partir de maintenant il n’y aura plus de scène plus de public, mais un grand tout, je ne sais plus si c’est nous qui chantons avec Jean louis ou si c’est lui qui chante avec nous, il en sera de même pour l’au-delà et le cri du papillon, avec un moment très beau, où pris par l’énergie JLM lâche la guitare pour s’accroché au micro... et qu’est ce qu’il fait le papillon ? Tout le monde connait la réponse, et on ne se prive pas de la lui donné... Tout le monde est euphorique, on danse on tape dans ses mains. La bête est libéré, dis saurons nous un jour aimé ? La réponse à été donné je crois, qu’il est bon de dire je t’aime. Jean louis nous envois des baisers, on rallume les lumières pour la seconde fois, c’est fini. Enfin presque car le public en a décidé autrement et pendant presque dix minutes alors que la musique d’ascenseur se fait déjà entendre, les applaudissements et les cris persistent... Personne ne peut se résoudre à aller se coucher, même s’il est déjà demain. Jean Louis nous revient encore, visiblement heureux et ému, pour un "accueille moi paysage" d’anthologie. Tout le monde reste dans les nuages aux cieux, comme mort sous les baisers envoyés par l’auvergnat...

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lundi 11 décembre 2006

Something Completely Different — 51

Des dépences.
Des livres à lire avec les yeux, je ne ferais pas de commentaires genre "Waouw c’est génial", si je les ai acheté c’est qu’il sont mieux que bien, voir même géniaux...


Francis cherche l'amour de Claire & Jake
(42 pages / Cornelius - Delphine / 2-90-9990-80-X)


La Nouvelle Pornographie de Lewis Trondheim
(24 pages / Association / 2-84414-186-2)


La malédiction du parapluie de Lewis Trondheim
(128 pages / Delcourt - Shampooing / 2-7560-0411-1)


Libre comme un poney sauvage, Tome 1 : Août 2005-Mars 2006 de Lisa Mandel
(200 pages / Delcourt - Shampooing / 2-7560-0410-3)


Comme un lundi de James
(96 pages / 6 pieds sous terre / 2-35212-006-3)


Black Hole de Charles Burns
(300 pages / Delcourt / 2-7560-0379-4)


Derniers rappels de Alex Robinson
(349 pages / Rackham / 2-87827-098-3)


The Lute String de Jim Woodring
(48 pages / Presspop gallery / 4-903090-03-5)


Grotesk de Otexier
(160 pages / Humeur / 2-916338-00-4)

Mais aussi des Guillaume Long (le diptyque des sardines & l'Anatomie de l'éponge) , mais j'ai la flemme des les scanner et de chercher l'ISBN et pis ça commence à faire un long post pour par grand chose alors après on va dire que je fais du remplissage en publiant sur mon blog la liste de mes achats, et pourquoi pas la liste de course tant qu'on y est (1)?
_________________________________
(1) Je crois que je l'ai déjà fais en fait...

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jeudi 7 décembre 2006

Something Completely Different — 49

Partir à volo pour le thé.
la volonté – clé de la réussite
J’aimerais bien la retrouver dans mon capharnaüm, elle doit se planquer. Il me semble l’avoir vu un jour, à moins que cela ne soit un souvenir inventé ou que par inadvertance elle ne soit passée à la poubelle, j’accumule autant que je jette, remplissant chaque interstice. Rajoutant inlassablement à la longue liste des "il faut que je..." de nouvelles occurrences. La liste devient si longue que le verso va y passer, et que sous peu je vais devoir ajouter une autre feuille. Faut dire aussi que je m’égare, fermant les yeux pour m’imaginer des nuits pleines de beautés voir même de luxe, calme et volupté... Mais comme je ne vois rien arrivé, au contraire tout repoussé, je glisse chaque jour un peu plus, comme auto-emmuré. La seule envie qui me reste est celle d’une douce sirène qui perdu dans l’eau de sel, chante pour m’attirer et me noyer. J’aime tant courir à ma perte, que doucement je laisse l’eau pénétrer dans mes poumons, et bientôt c’est un corps inerte qu’il faudra repêcher.

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lundi 4 décembre 2006

Something Completely Different — 48

The Old Horizon.
Toute la journée dans les airs, pas du tout là où je vais, toute la journée sous la pluie, des trajectoires hasardeuses, des routes glissantes, ce n’est vraiment pas prudent. Et toute la journée “All my doubt my life has measured out”(...) “Stops my breath and my heart in time", à s’en percer les oreilles. Comme au dessus des nuages, là où il n’y a pas de pluie, je papillonne, pas vraiment à ce que je fais, je me dissipe, étrangement léger. Mes yeux se posent sur une vache au loin... "Tiens c’est étonnant elle a encore ses cornes, souvent on leur coupe c’est moins dangereux pour leur éleveur, tien là bas on dirait un champ de violettes, ce n’est pas possible en cette saison, ha non, c’est juste un reflet, heu et si je regardais la route... bon ça va elle est toujours là, entre deux champs, en même temps je vois pas où elle pourrais aller... Moi, j’irais bien me balader dans le champ, en plus au bout y’a des sapins, mais ça monte un peu, et puis avec cette pluie ça doit être plein de gadoue, et si je doublais ce camion qui me fait aller à cinquante, ho une buse, bon si je remettais les Magnolia Electric Co, oui ça ne fera que la septième fois, il est trop court cet album c’est pour ça, tiens je suis déjà là, j’ai pas rater l’intersection ha non, elle est là... Bon si je me concentrais un peu. Où est-ce que je vais déjà ?"

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mardi 28 novembre 2006

Something Completely Different — 47

A+.
On a passé une bonne partie de l’après midi ensemble, on a bu des cafés, fait un peu les magasins, enfin surtout toi, moi je te suivais, portant tes paquets et j’aimais ça. On a parlé de plein de choses du plus insignifiant au moins léger. La nuit est tombée, il s’est mis à faire un peu froid, tu m’as dit que tu allais rentrer, je t’ai répondu que moi aussi, et qu’en plus j’avais plein de trucs à faire chez moi, j’ai menti, tu m’as fait la bise, tu m’as dit au revoir, je t’ai répondu, ‘à plus tard’. Nous sommes partis dans deux directions opposées, je me suis retourné, j’ai failli t’appeler, hurler ton prénom, tu as tournée au coin d’une rue et je me suis répété ‘à plus tard.’, j’ai ré-ajuster mon écharpe, j’ai fait demi tour, baisser la tète et avancer en regardant mes chaussures, ‘à plus tard’... Je suis le roi de la réparti, j’aurais tant eu à te dire. ‘je te suivrais à l’autre bout du monde’, ‘allons faire l'amour là maintenant’, ‘donne moi ta main’, mais je n’ai été capable que de dire ‘à plus tard’. En passant à hauteur d’une voiture, de rage, j’ai mis un coup de pied dans ces pneus, son alarme c’est déclenché, ‘à plus tard’, ces trois mots entêtants comme le cri strident de l’alarme qui me perce les oreilles, trois mots qui reviennent sans cesse, preuve de ma lâcheté. Les mots manquent parfois, ‘à plus tard’. La peur au ventre, le cœur battant pour rien ‘à plus tard’, l’émotion n’a pas de mot, ‘à plus tard’, il est déjà si tard.
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Making Off : Txt Totalement inspiré de la merveilleuse chanson d’unpoc (aka Tom Bauchaup), See You Later.
Turning away I called out, I called / See you later…
A (re)découvir sur la radio.blog (News) ci-contre.

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lundi 27 novembre 2006

Something Completely Different — 46

Premiers émois.
Un jour sans qu’on y prête vraiment attention, alors que jusqu’à présent on menait une vie relativement tranquille faite de jeux et de tartines beurrées au Nutella, se produisent d’étranges guiliguili dans le ventre et même un peu plus bas. En général c’est en regardant la télévision, où l’on tombe sur une image, parfois même anodine, d’une jeune fille avec une attitude ou une posture même pas particulièrement provocante que soudain on découvre ‘l’érotisme’ sans pour autant comprendre le sens même du mot. On se sent tout émoustillé sans qu’on sache vraiment pourquoi. A partir de ce moment là rien ne sera plus comme avant, l’imaginaire ne servira plus seulement à créer des univers pour ses playmobil®, les filles ne seront plus ses êtres étranges voleuses de billes. Plus tard, adolescent, viendra la pornographie, mais c’est autre chose, l’érotisme ne joue pas des mêmes ressorts.
Je ne me souviens pas de mon premier émois, mais je me souviens d’un en particulier. Le mercredi après midi, alors que les autres étaient sans doute à des entrainements de foot ou de judo, moi je m’entrainais à me couch’potetoïser. Je passais la journée devant la télé, enchainant les jap’animations... J’aimais bien ‘les chevaliers du Zodiaque’, avec leur coté mystico-mythologique, je trouvais la princesse Saori (la réincarnation d’Athéna pour ceux qui s’en souviennent), assez jolie bien qu’assez insupportable avec ces airs supérieurs. Puis vient l’épisode 29 – Les corbeaux d'argent – dans cet épisode la princesse se fait hypnotiser et enlever par des corbeaux, elle fend le ciel soutenu par des fils... Je ne sais pas ce qui m’a ‘ému’ dans ces images, la pose lascive, la position tendancieuse, la robe volante ou les dentelles ? Toujours est-il qu’ensuite je ne regardais plus Saori de la même manière et que j’ai totalement oublié ses airs supérieurs pour me concentrer sur d’autres aspects de sa personnalité.
J’ai recherché depuis le dit épisode, pour juger du degré d’interprétation et d’imagination et pour vérifier mon souvenir et que je n’avais pas rêvé, je vous laisse juge :
Les chevaliers du Zodiaque

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dimanche 19 novembre 2006

Something Completely Different — 45

Sunday Idleness Sunday.
Le dimanche je ne fais rien, pas par principe mais parce que j’ai envie de rien (même si finalement c’est devenu un principe), je passe la journée en kimono, sans douche prendre, il y a d’ailleurs un adage qui se transmet de père en fils & que beaucoup de femmes-filles ne comprennent pas : "Pourquoi se laver aujourd’hui alors que je ne vais pas sortir" de toutes façons elles comprennent rien les femmes-filles, déjà quand on était des enfants-gosses elles comprenaient rien et avec le temps ça ne s’arrange pas, au contraire. Comme je l’écrivais à des amis il y a peu : "moi de toute façon moi j'aime pas trop les femmes-filles, elles sont trop bêtes et pis en plus elles sentent bizarre, et de toutes façons elles sont pas comme nous, les hommes-garçons, elles ont même pas de kiki et en plus jamais elles veulent nous montrer leur pilou-pilou, en plus elles sont bavardes, et avec leurs airs là et leur 'patati, patata' et pis aussi leurs gestes qui font rien qu'à nous charmer, et leur yeux avec leur eyeliner de pacotille qui nous font fondre.. Bref de toute façon, moi, j'aime pas trop les filles." Mais je m’éloigne du sujet initial : le Dimanche. Tiens en voilà d’ailleurs un bon exemple en générale les femmes-filles elles veulent faire des trucs le dimanche comme aller en foret, se promener dans la campagne sous des prétextes tels que ‘prendre l’air’ ou même aller au cinéma, voir des gens, boires des thés... Alors que moi tel un homme-garçon que je suis, je n’aspire qu’à me coach-potatoïser, glander entre l’ordi et la télé et évidemment un détour vers la cafetière (ma meilleur amie), faire comme simple effort la liste de tout ce qu’on devra faire dans la semaine et qui étrangement ressemble à la liste de dimanche dernier. Ne rien faire jusqu’à ce que vers la fin d’après midi on se dise ‘mince mais il est déjà six heures’, et là en générale le dimanche bascule en une sorte de pré-lundi matin, on pense au boulot, on se préoccupe du linge, ‘ai-je une chemise propre pour demain ?’, on utilise ce mystérieux gros cube blanc qui jouxte l’évier et qui visiblement ne sert pas qu’à poser la vaisselle sale, on étend après avoir passé la journée à s’étendre devant des séries US. On recherche son sac, vérifie que tout est prêt pour le lundi matin, il ne manque plus que notre père nous appelant pour vérifier notre cahier de texte et notre carnet de correspondance... "Alors mes devoir j’en suis où ? J’avais du français, ça c’est fait, ma leçon d’anglais je verrais ça entre midi-deux, et mes exercices de maths ? Mince je n’ai pas mon bouquin d'exercices isométriques, ce n’est pas grave je recopierais les exos de David, de toutes façons il est meilleur en maths que moi... Et sinon y’a quoi à la télé ce soir ?" En général on finit devant un film déjà vu, mais c’est pas grave c’est dimanche, et le dimanche on a tous douze ans.
Pour certains par contre le dimanche c’est l’occasion d’être encore meilleur que le reste de la semaine, c’est en tout cas ce qu’essaie de nous faire croire (le toujours excellent) Bouzard sur le bloug de Lisa Mandel.

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lundi 6 novembre 2006

Something Completely Different — 44

A travers les forêts, survolant les cimes.
Toute la journée, comme pris dans une spirale descendante et étonnamment reviens une petite voix ‘au dedans de moi’. — I am the voice inside your head — plein de drôles idées en tête, pourtant aucune ne fait rire. D’étranges formules toutes faites, mais j’ai déjà tout oublié donc tout va bien jusqu’à la prochaine fois. Il me semble vaguement me rappeler de quelques brides, quelques mots en vrac, sans doute de vieux rêves, ça passera, ça passe toujours. Aller dormir, maintenant, ça changera des nuits sans sommeil, où rien ne tourne, sauf l’horloge.

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jeudi 2 novembre 2006

Something Completely Different — 43

Un soir.
Déjà tard, la télévision est éteinte depuis longtemps déjà, son bruit m’ennuyait, sa lumière m’importunait de plus elle n’avait rien à me raconter, je crois de moins en moins à ces histoires, je deviens sourd, à moins que ce ne soit simplement mon canapé qui ne soit pas confortable. Je préfère regarder le reflet de mes yeux dans mes lunettes qui d’ailleurs m’ont été vendu comme anti-reflet, je dois voir un faux reflet.
Tard déjà, mon lit me fait de l’œil mais je tourne encore lorgnant plutôt sur la cafetière, j’ouvre un logiciel propriétaire pour, sur une feuille blanche virtuelle, avec une écriture que je n’aurais jamais, écrire un peu. Evidemment je sais déjà ce que je vais écrire, une suite de phrase bref sans vrai sens à part celui que j’y mettrais en relisant, si j’arrive à me relire, où si j’arrive à trouver un sens. A moins que j’écrive autre chose, un peu comme du rien mais avec des mots, comment ne rien raconter ? A moins que je ne donne mon avis sur des sujets importants ou même sur des sujets vains comme un disque ou un livre. C’est étrange je trouve toujours plus de plaisir à parler de l’inutile que de chercher à convaincre que les médias ceci la politique cela. Je me rêve comme Arnaud Fleurent-Didier en Rock Critique.
Une pensée vers demain, ce qui m’attend ce que je sais déjà et ce que j’ignore, comme les arbres qui tombent devant soi sans que personne ne prenne le temps de crier ‘timber !’, je m’en sortirais, je n’ai pas le choix, on s’en sort toujours, sur le moment on peste, on ralle, on panique même parfois, cherchant en vain la télécommande qui servirait à mettre le temps en avance rapide. Demain soir à cette heure je serais ici même, la journée terminée et sans doute je penserais au lendemain. Quel jour est-ce demain ? Si aujourd’hui nous étions dimanche demain c’est lundi mais étrangement mon calendrier me dit jeudi, on nomme les jours pour les différencier, pour croire qu’ils sont dissemblables, que chaque jour apporte sont lot de nouveauté. Demain nous serons leudi à moins que cela ne soit merdredi enfin un truc en –di sans doute.

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jeudi 26 octobre 2006

Something Completely Different - 42

Waouf.
Un chien a traversé la rue devant ma voiture, j'ai freiné et je ne l'ai pas écrasé...

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vendredi 20 octobre 2006

Something Completely Different - 41

Tchi-tcha.
Cinéma de la musique
Le 08 octobre 2006 vers 21:22, voici ce que llaurrrent pensait ici même :
Et dire que les gens ne me croient jamais quand je leur dis que Besançon n'est pas un désert culturel !!!

Comme dirait ma mère, les gens sont cons !. Besançon devient donc la ville du cinéma et de la musique, et même des deux réunis — Pour mémoire je vous rappelle que The Lumière Brothers sont nés à Bzz le 19 octobre 1862 vers 14:17. Certains disent qu'ils sont lyonnais. Ceux qui prônent de telles inepties sont au mieux des menteurs, au pire des négationnistes... Des lyonnais normaux en fait — Apres le week-end en fanfare voici donc la semaine cinéma de la musique, j’espère aussi qu’il sera question de la musique du cinéma, je suis féru de bof et même d’ost vous le savez sans doute.
Toujours est-il que le sous titre de cette manifestation c’est ‘Révolutions’ et on se demande bien pourquoi. Le terme révolution est malheureusement une formule totalement galvaudée et vidée de son sens. La faute principalement à la publicité : une révolution dans le monde du papier toilette : plus de douceur, plus de confort !. On l’emploie simplement dans le sens de ‘nouveauté’ bref on assiste ici à un glissement de sens dont la publicité et le marketing en général est coutumière. Tout devient révolutionnaire même un festival de films musicaux sponsorisé par La Caisse des Dépôts.
Alors vous aussi soyez comme tout le monde : unique & révolutionnaire !

Vive la révolution d'Octobre !

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Et d'ailleurs...

Something Completely Different - 40

De l’utilité de.
Longtemps je me suis interrogé sur l’utilité de, sur les tenants et les aboutissant de. Je cherchais même à mettre par écrit mes réflexions sur l’utilité de. Mais je me suis vite rendu compte qu’elles n’étaient que des lieux communs, ou alors elles n’abordaient la question, ou du moins la réponse, qu’en surface sans réellement aller au bout, sans creuser plus avant la démonstration. J’ai donc fait part de ce questionnement à des amis afin d’avoir avec eux un débat ou du moins un échange sérieux d’idées et d’hypothèses ou même simplement avoir leur avis sur l’utilité de. Très vite je me suis rendu compte que la conversation glissait de l’utilité de à l’inconvénient de. A vrai dire cela ne m’a pas beaucoup étonné, il est vrai que souvent les avantages de, ne sont pas les premières choses qui viennent en tête, doit-on mettre en cause l’utilité de pour autant ? Honnêtement aujourd’hui encore, je crois que je n’ai pas un avis tranché sur la question. C’est pour cette raison, parmi d’autres, qu’il m’est difficile d’aller plus avant dans la rédaction de ce texte.

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samedi 14 octobre 2006

Something Completely Different - 39

A droite après Charonne.
Dans mon sac le samedi, puis sur le siege avant droit la semaine...

Guillemots - Trough the windowpare
Kaolin - Mélanger les couleurs
Polar - Jour Blanc
Chris Conty - Tout recommence
Midlake - Bamman and slivercork
Miossec - L'étreinte
____________________________________
Edit :
Et aussi des affaires de fnouk

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Something Completely Different - 38

42.

J’entends dire, ici où là, que je ne donne pas assez de nouvelles, sur ma propre vie et que théoriquement un blog personnel surtout s’il est égocentrique et à caractère inintéressant et ininformatif se doit de contenir des informations sur mon quotidien, mes aspirations, mes espoirs et ne pas se contenter de quelques mise à jours hasardeuses de photos et autres textes abscons. Concentrons nous pour une fois sur du ‘quasi’ concret :

Résumé de la semaine :
Dimanche
Rien, endormissement devant des experts.
Lundi
Réveil tôt et difficile, travail (voiture et tourne vis), repas de presque rien, surf sur internet, un peu de télé, endormissement tardif et difficile
Mardi
Réveil tôt et difficile, travail (voiture et tourne vis), repas de presque rien, envoie du tip d’edf avec un mois de retard, surf sur internet, un peu de télé, endormissement tardif et difficile
Mercredi
Réveil tôt et difficile, travail (voiture et tourne vis), repas de presque rien, surf sur internet, un peu de télé, endormissement tardif et difficile
Jeudi
Réveil tôt et difficile, travail (voiture et tourne vis), repas de presque rien, surf sur internet, un peu de télé, endormissement tardif et difficile
Vendredi
Réveil tôt et difficile, travail (voiture et tourne vis), repas de presque rien, surf sur internet, un peu de télé, endormissement tardif et difficile après visionnage de quelques cdv.
Samedi
Consommation en centre ville, biens culturels (bd & cd) et boissons caféinées, seul en terrasse, endormissement tardif et difficile

Informations essentiels :
- Mon frigo est en panne, je ne l’ai toujours pas changé,
- Mon téléphone fixe est hs, la faute à neuf,
- Neuf qui a d’ailleurs modifié mon abonnement donc du coup j’ai la télé via ip (super)
- Le flexible de ma douche c’est cassé hier matin en milieu de mon savonnage,
- La clef de la maison de mes parents c’est cassé sur mon trousseau,
- J’ai commandé des disques sur Amazon : Milkwhite Sheets d’Isobel Campbell & trois Bo de la série "écoutez le cinéma" (12, 17, 22),
- Dans cette même collection sur les quarante, il ne me manque plus que les numéros 15, 27, 28 & 32. Ma manie de l’accumulation n’est donc pas en voie de rémission.,
- Dans la même veine, j’ai reçut le vinyle de A Bird On A Poire, et le promo de Caillou,
- Je n’ai toujours pas rangé mon appart, du coup je n’ai pas été au verre,
- Je n’ai presque plus de café, il faut que je pense à en acheter cet après midi,
- Je change les pneus arrière de voiture qui en avait quatre sur le trottoir à Vesoul, mardi à 17 h.

Voilà vous savez tout.

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samedi 7 octobre 2006

Something Completely Different - 37

B-B.

Mis à part qu'ils se sont inspiré de la conception graphique de ce blog : les bandes jaunes — Bandes jaunes qui, je l'avoue, m'ont été inspiré par Peter Saville—, un festival qui donne à entendre des fanfares ne peut être qu'un bon festival...

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Et d'ailleurs...

mercredi 4 octobre 2006

Something Completely Different - 36

Blend.
Une marquise entre les doigts, que je tarde à allumer, je la regarde elle longiligne, moi moins. Je la dépose sur le bureau, la fait rouler, la reprend, elle attend la flamme. D’une blancheur extrême, pas vraiment douce, je sais qu’ensuite ma gorge sera plus âpre, mon haleine plus chargée. Pourtant j’aime encore profiter de ce plaisir, un des rare qu’il me reste. Je la porte doucement à ma bouche. Cette marquise me tuera sans doute, mais je me laisse encore un fois aller dans ces volutes enivrantes. Qu’importe.

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vendredi 1 septembre 2006

Something Completely Different - 35

Back to the tree.
Le 1er février vers 20 h dans la salle David au 11 rue Battant à Besançon, Jérémy Narby (auteur du Serpent cosmique) et François Lagarde (éditeur de LSD mon enfant terrible de Albert Hofmann) tentait de mettre en perspective deux phénomènes, le chamanisme et l'invention du LSD...
à voir sur le site d'Hors-Oeil

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samedi 26 août 2006

Something Completely Different - 34

Heu...
Amazon aime bien proposer des disques au gens qui commandent chez eux, mais parfois j'ai du mal à comprendre comment il les choisisse...


Cher amazonaute,


Vous avez acheté Robots Apres Tout de Katerine sur Amazon.fr.
Nous avons remarqué que les amateurs de ce CD apprécient également la
musique de Tino Rossi. Le nouvel album de Tino Rossi, Ecoutez
Les Mandolines
, vient de sortir.
Commandez-le vite pour seulement 5,17 ¤ !




Ecoutez Les Mandolines


Ecoutez

Les Mandolines


Tino Rossi



Prix:5,17 ¤











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dimanche 13 août 2006

Something Completely Different - 33

Sous le regard d'une perdrix.
"La fuite peut être entravée par la terre et par l'eau
mais l'air et le ciel sont libres, c'est par là que nous irons :
que Minos possède tout, il ne possède pas le ciel."
J’ai menti, j’ai calé. Stopper net. Mais je n’ai rien dit. J’aurais dû mieux écouter Dédale, ses bons conseils. Allongé par terre, genoux en sang, je regarde le ciel, je n’irais plus.

Mais c’est pas confettis, cette pluie...

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lundi 7 août 2006

Something Completely Different - 32

Quiétude.
Dans une maison trop grande pour moi, où je me perds dans chaque pièce, sans repère, dans une maison peu habituée au silence, comme loin de tout. Fumant allonger dans le jardin, près du petit animal, entre deux rues, j’entends les familles voisines, empilées les unes sur les autres, jouer avec des couteaux et des verres. Très haut passe un nuage. Que fais-je là ? Regarder le citronnier, l’arroser un peu. Remonter encore les escaliers, combien de fois les enjambe-je par jour ? J’oublie tout, cherchant aux mauvais endroits, allant et venant sans cesse. Dans la cuisine, prendre un grand verre d’eau fraîche. Regarder de haut la rue, les voitures qui passent. Mettre un peu de musique "Je me levais tôt..."

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Something Completely Different - 31

Entêtant.
Accueille moi paysage
Accueille mon voeu
Fais de moi paysage
Un nuage aux cieux

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dimanche 6 août 2006

Something Completely Different - 30

Invitation (?).
Il y a quelques années une publicité pour un déodorant disait et soudain un inconnu vous offre des fleurs. Ce matin un inconnu m’a offert une chanson : The blue nile - Let's go out tonight. J’ai en effet reçu dans ma boite mail une notification d’upload de ‘YouSendIt’, vu que ce n’est pas moi qui l’ai fait, quelqu’un a donc utilisé mon compte de messagerie pour charger cette chanson (dont je ne connaissais d’ailleurs que la version de Craig Armstrong avec Paul Buchanan, le chanteur de The blue nile). Je n’ai aucune idée de qui cela peut être...
The blue nile - Let's go out tonight.
Where the cars go by
All the day and night
Why don't you say
What's so wrong tonight
Pray for me
Praying for the light
Baby, Baby, let's go out tonight

Where the lights all shine
Like I knew they would
Be mine all mine
Baby I'll be good
Pray for me
Praying for the light
Baby, Baby, let's go out tonight

I know a place
Where everything's alright, alright
Let's go out tonight

Where the cars go by
All the day and night
Why don't you say
What's so wrong tonight
I pray for love
Coming out alright, yeah
Baby, Baby, let's go out tonight, yeah
Baby, Baby, Baby, let's go out tonight

Tonight, tonight, yeah, tonight

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Et d'ailleurs...

vendredi 4 août 2006

Something Completely Different - 29

Nostalgie.
Il est vrai qu'il y a des nostalgies. Je suis un homme qui se réjouit profondément de revoir New York. Mais la douceur du village m'émeut. Je porte en moi le sentiment de paradis perdus. Le monde, tel qu'il se dessine, m'est un environnement à la fois plus dense et moins chaud. Je vis parmi des mécaniques et des abstractions. Dans l'univers des technocrates et des scientistes livrés à eux-mêmes, je sais bien que le Tout de l'homme n'est pas à l'aise. Nos sources instinctives risquent de geler, notre goüt du rituel de s'éteindre, notre besoin de communion de s'affadir, nos facultés émotionnelles de dégénérer. Or, cela aussi, c'est l'homme. Ce n'est pas seulement le vieil homme. C'est dans le bagage de l'homme futur. Je ne m'en convaincrai jamais assez. Mais la nostalgie, qui est un des sentiments vifs de notre temps, ne doit pas me conduire au regret du passé, elle doit m'inviter au réveil et à la construction de l'avenir. Je dois travailler à un monde où le technocrate et le scientiste ne sont justement pas livrés à eux-mêmes. Je dois travailler à faire, avec la modernité technique et scientifique, un monde dans lequel s'intègrent et s'épanouissent ces éléments apparemment menacés du Tout de l'homme. Mais ce monde étant dans un autre état, sans doute faut-il que ces éléments, pour s'y intégrer, soient portés à un autre degré. Je ne les porterai à un autre degré qu'en élevant le niveau d'information sur le réel présent et le niveau de réflexion sur la direction générale. « Les choses basses, dit Platon, se retrouvent dans les choses hautes, mais dans un autre état.» De même, la nature de l'homme ancien doit se retrouver dans la nature de l'homme futur, mais dans un autre état.
Hors d'une telle conception positive de la nostalgie, les vers de Gœthe sonnent le glas de l'intelligence et de la volonté:
Quand nous parvenons au bien de ce monde
Le meilleur nous parait erreur et folie
Louis Pauwels
Planete #27 - Mars/Avril 1966

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mercredi 26 juillet 2006

Something Completely Different - 28

Hortense et Julienne.
A quoi bon les dancings, à quoi bon l'été ?
Si le monstre m'attire, alléché
A quoi bon nous essayer, à Montaigne ?
Jeunes parques, cruelles
Je ne vois que scoubidous, que grigris
A quoi bon la folie ?

En boucle, un harmonica lointain tente de refroidir en vain mes jours de canicule, une bouteille d’eau à porté de main, je ne bouge plus, avachi sur le canapé, un livre sur les genoux. Les lignes se mélangent doucement, comme dans un demi sommeil, je ne suis plus vraiment depuis quelques pages déjà, le fil se perd, peut être devrais-je m’habiller puis sortir chercher le frais ailleurs, faire des tours en voiture pour profiter de la climatisation, ridicule, peut être sous de grands arbres au bord de l’eau, encore faudrait-il supporter la foule, et rien ne dit que cela changera quelque chose, j’aurais à faire ici pourtant, ranger un peu, comme toujours... Tout semble si difficile. J’abandonne le livre pour le journal, le papier colle aux mains, l’encre aux doigts, j’abandonne encore. Je laisse le canapé pour le lit, même chaleur. Rester allonger et regarder les ampoules au plafond, elles ne bouge pas, pas un soupçon de vent, il faut dire que les fenêtres et les volets sont fermées, là, dans la pénombre, j’attends que le temps passe, j’attends la nuit. Je sortirais, m’assiérais sur l’herbe devant mes fenêtres fumerais une cigarette en cherchant des étoiles que je ne trouverais sans doute pas à cause de la lumière de la ville. Ensuite je renterais, vérifierai le réveil et j’essayerai de dormir, sans penser à demain. L’été je ne pense plus à rien alors parfois j’aime l’été.
Je ne saurais dire ce qui me plait

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mardi 25 juillet 2006

Something Completely Different - 27

Street.
Nous étions tous inquiets, ensemble sans oser se regarder, parler pour ne rien dire, hésitant à chaque intersection, espérant qu’un se décide enfin à changer de trottoir, à prendre une autre rue. Mais nous avons marché encore un long moment, cherchant dans nos poches de quoi occuper nos esprits un instant, un brin de monnaie, un trousseau de clef, un téléphone, un vieux papier. J’hésitais à marcher sur la route ou le trottoir, un pied sur chaque. Parfois mes yeux se posaient sur une vitrine, un passant, étrangement je me suis mis à siffler une chanson, dont, aujourd’hui, le nom m’échappe. Comme si malgré moi, la bonne humeur revenait, presque.

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Something Completely Different - 26

Solde.
Ce qu’il y a de bien avec les soldes c’est que l’on achète des choses dont on n’a absolument pas besoin, pour rien ou pas grand-chose. Mais comme on en prend plus que de raison on se retrouve quand même avec une note hors de prix.


A : Maximilian Hecker Lasy Sleep
B : Santa CruzAfter Supper
C : William ShatnerHas Been
D : SimianChemistry is what we are
E : Oslo Telescopic Short-range luv (for hurry spider)
F : Major DeluxeSkyline Society
G : BeulahYoko
H : RadiomaticCe soir après diner nous passerons des disques
I : For the Ladies — (compilation)
J : Gay Dad Leisure noise
K : SpiritualizedLadies and gentlemen...
L : Ninja Tune Xen Cuts
(Spécial Jeu de l’été : dans cette liste de soldes ce sont cachées deux nouveautés saurez vous les retrouver ?)

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mardi 18 juillet 2006

Something Completely Different - 25

Ailleurs et ici.
Il fait chaud, tout devient difficile, on rêve d’ailleurs, de fraicheur, de cascade d’eau claire, on en viendrait presque à regretter novembre. Les nuits sont trop courtes, la journée la fatigue revient dés le matin, chaque geste compte, comme impuissant face aux éléments, comme d’autres assistent impuissants également à des pluies sèches et destructrices. Bombardement, évacuation, rapatriement... Et tout apparait un peu dérisoire. Ici finalement tout va bien.

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jeudi 13 juillet 2006

Something Completely Different - 24

Benito.
Ok je file à Vienne, je lui dis oh c'est quoi
Qu’est-ce qui cloche, dans ma tisane ?

Prendre des affaires, moins que le strict nécessaire, peut être un t-shirt ou deux pareil pour les caleçons, du dentifrice, la brosse à dent, du savon, une serviette, une ou deux bouteilles d’eau, vérifier la réserve de cigarettes, dans un sac en plastique d’une quelconque grande surface, mettre en vrac une vingtaine de disques pas vraiment choisi, juste ceux qui étaient à porter de main pour quand la radio lassera. Peut-être aussi regarder au fond du placard s’il ne reste pas un paquet de petit beurre. Fermer les fenêtres que l’on avait ouvertes pour que le frais rentre enfin, pour que de l’air nous réveille un peu, vérifier que tout est éteint et si l’on trouve le temps ou le courage débrancher deux trois appareil car ‘on ne sait jamais’. Fermer les volets, la porte à clef, un tour suffit malgré ce que disent les assurances, les assureurs amplifient toujours les risques que l’on court, ils mentent en générale. Aller sur le parking, appuyer sur la clef qui fera clignoter et surtout qui débloquera les portes, monter dans la voiture, mettre un sac par terre l’autre sur le siège passager, en tirer au hasard un disque, le mettre dans l’autoradio, démarrer et partir. Aller sans but, errer dans la ville, la tète à la fenêtre, au vent, on aurait presque envie de fermer les yeux. D’abord les petites rues puis les plus grandes artères. Alors quitter la ville, aller jusqu’à l’autoroute, regarder la voiture d’en face pour savoir quelle direction prendre "Si elle va vers le nord je vais au sud". Rouler à toute allure, presque trop vite, regarder au loin le soleil se coucher, allumer ses phares, changer de disque peut-être, boire un peu à cause de la cigarette que l’on vient d’éteindre et qui a asséchée la bouche. Rouler, dépasser, se rabattre, comme flâner mais à toute allure. Avancer sans but, tout droit, comme sur des rails. S’interroger sur les motivations des conducteurs des voitures que l’on double, où va ce chauve au volant de sa grosse voiture qui n’avance pas ? Qui va retrouver cette femme ? Que vient de quitter ce couple dont la fille ne regarde pas la route mais le chauffeur. Leurs imaginer des vies, des histoires d’adulaires, d’amours à moins qu’ils ne partent simplement qu’en vacances, à moins qu’ils ne rentrent simplement que du travail. Apres plusieurs heures ou quelques minutes, difficile à savoir, s’arrêter dans une station, prendre du carburant, un café, regarder les camionneurs, s’interroger sur leur chargements. S’interroger sur sa propre cargaison, tout ce poids, tout ce fardeau... Ces remorques que l’on traine pleines de notre passé, de nos rencontres, de nos rêves. Soupirer. Reprendre un café. Regarder sur la carte affichée près des toilettes où l’on se trouve et où mène cette autoroute, se rendre compte que l’on pourrait presque retourner chez soi en allant toujours tout droit...

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mardi 11 juillet 2006

Something Completely Different - 23

Célestes.
Marcher dans l’herbe fraichement tondue, à l’ombre comme au calme mais dans un vacarme et une chaleur indescriptible, percevoir cependant un chant d’oiseau un peu plus haut, lever la tête, scruter les branches, évidemment ne rien voir à part le responsable de l’étouffement, celui qui aveugle, celui qui brule, celui qui fait vivre tout de même. Marcher lentement, c’est impossible d’avancer plus vite, l’attraction des corps se fait plus pressante parfois, comme un poids sur les épaules, une ceinture de plomb, se souvenir de discussions sur des notions de temps et d’espace.
Le temps de l’attraction, l’espace des corps, le corps du temps, l’espace de l’attraction, tout se lie, tout se tient mais tout se mélange.
Il y a si longtemps. Qu’avons-nous retenu ? Je ne me souviens même pas avoir appris de leçons, il doit bien rester des traces, des notes... L’oubli comme un trou noir. Chercher au fond de soi. Se remémorer des courbes, des lignes, des explosions... Quelle force mystérieuse nous tient encore ? Pourquoi continuer à avancer ? D’où vient cette gravité ? Il me semble me souvenir que tout est relatif.
Dans la Relativité générale, la gravité n'est pas une force, mais une manifestation de la courbure de l'espace-temps....
Sortir de l’ombre des arbres, lever la tète droit vers le soleil, fermer les yeux et tout oublier.

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samedi 8 juillet 2006

Something Completely Different - 22

Saturday PM.
Et déjà plus de cigarettes, se nettoyer, s’habiller (hésiter noir ou noir), sortir, fermer à clef, marcher, appuyer sur play, changer de lunettes, écouter en marchant, peut être siffloter, hésiter entre la rue et les transports en commun, regarder au fond de ses poches la monnaie qui reste, un euro et cinq centimes sont nécessaire pour le bus, trouver deux euros, tout devient possible, passer devant une boite au lettre, penser à toutes les lettres non envoyées (Caf, assurance, Note de frais, ancien modem, factures...), à tout ce retard qui s’accumule, baisser la tête et se dire que l’on est trop au fil de l’eau, à la dérive, en attendant une vague ou une lame de fond, retirer de l’argent, entrer dans un magasin, regarder la presse, acheter encore du papier, peut-être aller regarder des disques ou des vêtements, chercher des soldes que l’on ne trouvera pas, rien ne plaira, marcher encore, peut-être croiser un visage connu, saluer une incertaine relation, aller boire un café, prendre un crayon, ouvrir le carnet, constater qu’il est bien vide, se souvenir des jours où les mots venaient plus vite, chercher quoi écrire, constater que rien ne vient, noter ‘blablabla’ ou alors les mêmes idées déjà mille fois exprimées, se rappeler que cela ne sert à rien, on ne sait plus parler, on ne sait plus écrire, on se regarde dans la glace sans se reconnaitre, et on vieilli, et rien ne va, et on n’est pas comme on aimerait, et on est seul, et la vie est vraiment trop injuste, que les jours heureux sont loin à moins qu’ils n’y en aient jamais eu en fait, qu’il n’y a plus de lumière nulle part que tout est sombre, que la fin de la course est à souhaiter, que les rêves restent des rêves, que le cauchemar a déjà commencé, que le vide, que le plein, que tout ça, et que plus encore, et que aussi mais bon..., fermer le carnet, payer, se lever, remettre les écouteurs sur les oreilles et rentrer en chantant, Tout ce qui mène au tombeau ici bas devient beau, fait la mélancolie des gens de mon pays, et attendre demain, et demain attendre encore, le changement permanent.

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jeudi 6 juillet 2006

Something Completely Different - 21

En vrac.
Une sorte de grand lassage
Ou plutôt de la lassation
Enfin quelque chose dans cet esprit
Comme du recommençage qui se répéterait
...
A la masse
A la ramasse
A la rame
A la malaxe
...
Est-il encore loin le dernier parking avant la plage ?
...
Pendant ce temps Hariette me dit :
What do you Really Know about your Staff?
What do you truly Know about your Boyfriend or girlfriend?
What do you actually Know about your Nanny?
What do you genuinely Know about your Business partner?
You Got to Shield yourself ! Know the facts !

It’s a long long road…

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jeudi 29 juin 2006

Something Completely Different - 20

Inappétence.
Nous n’iront plus au bois
Nous rirons une prochaine fois
Quand le soleil se couchera plus tôt, là il n’est pas l’heure (leurre)
Et quoi de nouveau de ce coté-ci ?
Tant de démonstratif.
Pas de dessein, une longue pente quasi douce presque agréable
Qui mène de virage en virage, sans tête d’épingle
Vers d’autres lieux que l’aura beau jeu de quitter bien avant l’aube
Et qu’attendre d’ici ?
But at night it's a different world
Go out and…

Prendre de la hauteur ou rester au frais
‘Immobile’
Et pendant ce temps, la liste s’allonge.
Vite une vraie phrase... (une phrase nue ?)
...
Avoir une alimentation équilibrée est un des fondements même de l’existence, beaucoup de gens s’accordent à le penser et même à le dire, pourtant il n’est pas toujours simple d’accorder ce principe avec la réalité (nous aborderons le ‘principe de réalité’ une fois prochaine). Nos sens sont sans cesse mis à contribution pour succomber à cette junk food à emporter qui nous tend les bras, les vendeurs de kebabs, panini et même de pizzas s’étalent sur les trottoirs, laissant été comme hiver leurs portes ouvertes afin que les effluves de leur nourriture vite avalée mais indigérable, viennent jusqu’à notre nez pour que, même sans faim, l’envie de croquer dans des pitances à base principalement de farine et de graisses soit plus forte que la raison. Après tout cela n’est qu’histoire de trois ou cinq euros quasiment rien, alors on cesse de lutter et on sans s’en rendre compte on fait déjà la queue. Une fois avalé, les doigts plein de lipide, tel un corbeau on se promet un peu tard qu’on ne nous y reprendra plus, et que notre prochain repas sera exclusivement constitué de légumes cuits à la vapeur et de fruits frais comme venant du jardin. On se le promet, la main sur le cœur et l’haleine douteuse. Deux jours plus tard en regardant ses mains on a la surprise de retrouver un drôle de demi-cercle très gras, avec de la viande et de la sauce blanche... Mais l’honneur est sauf, on se souvient avoir demandé «S’il vous plaît ! Avec beaucoup de salade !»

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Something Completely Different - 19

Rumeur.
Rappel du 18 juin 2006 :
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Autobiography of foot.
Bouzard.
Depuis le début de la coupe du monde Libé consacre un cahier spécial (et qui donnerait presque envie de s'intéressé au foot) et un blog à "l’évènement". Mais le plus enthousiasmant c’est le strip quotidien de Bouzard, alors pour les non-Libénautes c’est Les Vacances de Bouzard.
_____________________________________________

Si j’en crois les statistiques d’accès au site, c’est plus qu’un succès c’est un raz de marré, il faut dire que le lien c’est baladé un peu partout sur internet (même chez Manu Larcenet, c’est dire) quand je pense qu’à la base j’ai fait ça pour quatre camarades non lecteurs de Libé et pour les dix lecteurs de ce blog (je mens ils sont moins), et me voilà propulsé ‘web-editeur’ de Bouzard sans rien avoir demandé, évidement c’est totalement illégal de pomper ainsi chaque jour ce strip (Captain Copyright qu’attends tu pour intervenir ?), j’irais sans doute en prison , ou j’aurais une amende ou pire on va me couper internet...
Pour l’heure je ferme les yeux la dessus je nierais en avoir eu connaissance et poursuit les mises à jour et comme toujours passe à quelque chose de totalement différent...

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jeudi 22 juin 2006

Something Completely Different - 18

Un Yack.

Pour une fois tenter de faire des vraies phrases de plus d’une ligne sur un sujet factuel pour sortir de l’égotérisme.
J’ai pris la décision de ralentir ma consommation de cigarettes pour à moyen terme essayer d’arrêter. Pour l’instant c’est plus une tentation qu’une décision, un vœu pieux, la volonté manque, ma fâcheuse tendance au "remisage à plus tard" de tout. Ce n’est pas tant une question d’argent qu’une question de santé, c’est bien la première fois que je pense à cet organisme qui me sert d’enveloppe corporelle. Je n’ai jamais vraiment "pris soin de moi". Je n’ai jamais été vraiment malade, à part un nez souvent bouché même en plein été, même aujourd’hui, des maladies infantiles sauf les oreillons*, l’appendicite et quelques fidèles gastros hivernales. Mais depuis quelques temps je me vois en déliquescence, la peau se tend et se détend suivant les endroits, la respiration devient difficile, les dents saignent plus facilement, très facilement, la sensation d’effort vient de plus en plus rapidement. Le début de la pente, je vois où je vais tomber, il n’y a pas grand chose à faire pour contrer tout ça, peut être juste limiter les dommages. Je sais que c’est relativement vain, comme les moulins, l’apparence devient essence de l’individu, je suis ce à quoi je ressemble, métro ou über ? Simplement une manière de mieux supporter les miroirs sans doute, le reste importe peu.
...
Déjà l’été,
Suivons les orages...
...
________________________________________
* Depuis quelques années déjà, je me dis que je devrais me faire vacciner, j’avais d’ailleurs profité d’une visite chez le médecin pour une gastro, pour lui demander de me prescrire le vaccin, il est resté dans mon frigo plus de six mois avant que je me rende compte qu’il était périmé et que du coup la visite au dispensaire que je repoussais sans cesse ne s’imposait plus.

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samedi 17 juin 2006

Something Completely Different - 17

Acharnement.
On m’a accusé injustement sur la base de déclarations qui ont été tronquées
...
Je joue avec ma volonté elle perd souvent
(Ma faiblesse est la plus forte)
A quoi bon se défier ?
Quelle opiniâtreté à se voir renoncer
Prendre des décisions que l’on ne tiendra pas
Se tenir à ne pas les tenir
Ne chercher aucune excuse
Juste constater

Des grandes roues
Des poiriers
Voire les choses de haut
Ou à l’envers
Parce que de face cela ne vaut pas la peine
...
Transformons tout en œuvre d’art
En Works in Progress
...
Cela à l’air décousu
Mais une fois terminée la révélation se produira
Et tout deviendra beaucoup plus clair
Il ne reste plus qu’à attendre

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mardi 13 juin 2006

Something Completely Different - 16

Nul Match.

Les rues se vident, la vie s’arrête
Plus rien n’est important
Les vagues n’intéressaient déjà pas
Il faut profiter du premier tour, parait-il
On compose, on positionne
On pronostique, on rivalise
On calcule les chances
Toujours plus prolixe sur le vert,
Sur les ‘belles frappes’
Enjeu de taille, tu parles
Patriote de pacotille
Jusqu’à la défaite
Peint au couleur du drapeau
Que l’on brule le restant de l’année

Moi, je reste au loin
Drapeau blanc, je me rends
Etranger à ces confrontations
Totalement indifférent
Le seul drapeau que je respecte est noir
Comme au temps au mon lit était un radeau

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samedi 10 juin 2006

Something Completely Different - 15

Welcome Home.
Rien n’a bougé, mêmes papiers posés en vrac, mêmes retards, même frigo vide, même bureau plein, regarder autour, se réinformer, sans reprendre pied.
Penser à autre chose mais rester dans les mêmes airs Drink up baby / Stay up all night. Enfermé pourant, on verra les bars on écumera les terrasses dans d’autres temps.
Faudrait-il tirer des conclusions ? Du bavardage à mon étalage, des histoires. Et tout repartira comme avant, pas plus sûr sans certifications, perdu dans quelques pieces, être comme Mort A l'Arrivée à moins que dans une boite une mauvaise part d'un déssert peu sucré ne nous donne la nausée.
Lundi, ce sera la route des vins, partir loin encore, pour mieux revenir encore, pour pas grand chose, dans une birème comme toujours.

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vendredi 2 juin 2006

Something Completely Different - 14

Retour & Départ.

On s’absente une semaine et au retour en plus des factures qui s’empilent, des livraisons qui n’arrivent pas on apprend que Bernard Lenoir et Rebecca Manzoni serait viré...
Y’a des jours on est heureux de se retrouver chez soi.
Y’a des jours on ne devrait jamais rentrer.
En même temps je repars Lundi matin...
____________________________________
EDIT
En fait non :
"On retrouvera Frédéric Lodéon (musique classique ndlr) et Bernard Lenoir (rock) qui s'enchaineront entre 21h00 et 23h00", a indiqué vendredi le nouveau directeur de la station Frédéric Schlesinger. "Lodéon et Lenoir, outre que leurs goûts sont totalement différents, sont de grands messieurs de radio. Ce sont des émissions que l'on va chercher", a justifié le directeur d'Inter.

Mais bon Lenoir à 22h... ça sent la fin des BlackSessions en live, et puis se farcir une heure de musique classique avant la musique pas comme les autres... ça s'annonce mal cette rentré sur France Inter, enfin on est débarrassé de Macha, où vont aller les dépressifs et les poètes du dimanche, pour l'heure c'est une grande inconnu...

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dimanche 28 mai 2006

Something Completely Different - 13

Départ.
Itinéraire repéré, quatre cent kilomètres balisés, objectif localisé. Bagages à terminer, combien de t-shirt ? Combien de chemise ? Des chaussettes, des caleçons, du dentifrice, du Synthol pour ces dents qui me font souffrir... Des chargeurs de portable, des piles pour un lecteur mp3, des cigarettes, des livres, des magazines, du papier, des stylos, un carnet... Des questions primordiales : que mettre dans le lecteur mp3 ? Quels disques prendre pour la route ? Pour l’aller, le retour, les allés, les venus...
Vérifier les réveils, préparer le café afin que sont odeur me réveille avant un violant ‘tuuuuuuuu’, et dormir et demain se lever, un café puis une douche, puis la route...
Des non-vacances...

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mercredi 24 mai 2006

Something Completely Different - 12

Live nowhere.
No where
Pendant deux semaines mon nouveau quartier, ma nouvelle maison comme un studio mais sans cuisine, pour la cuisine il faudra prendre l'ascenseur et commander, et payer chaque nuit. Je ne suis pas certain que cela m'enchante. Bref pendant deux semaines à partir de lundi, je suis à la fois ‘loin’ de tout et ‘dans’ tout, au milieu d’échangeur, proche de pistes mais l’envole sera long, plutôt clouer au sol, condamné au ‘menu étape’ et aux soirées télé...
Ça va être long, pas de mail, pas de blog, rien, perdu au cœur de la civilisation...

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mardi 23 mai 2006

Something Completely Different - 11

A-Ni.
C'est drôle, je n'ai même pas fêté mon cinq-centième post, je n’ai même pas fêté les deux ans d’existence du blog.
Il serait peut être bon de faire un bilan je voulais faire une Tentative de blog égocentrique à caractère inintéressant et ininformatif., je ne dis pas que j’ai réussi mais je pense y être parvenu. Entre des textes incompréhensibles (même par moi parfois), des tranches de vie totalement anecdotiques qui n’intéressent personne (même pas moi parfois), des images où il n’y a rien à voir (pas même moi) et ainsi de suite...
En tout cas que les internautes qui lisent ces lignes soit remerciés, qu’ils tombent ici par hasard (grace ou à cause de quelques curieux mots clef tels que ceux-ci blog d’une petite cochonne perverse et polymorphique) ou qu’ils viennent en connaissance (de cause). Bon ben voilà, c’est fait, super, champagne, c’est la fête ! Et sinon y’a quoi à la télé ce soir ?

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mercredi 17 mai 2006

Something Completely Different - 10

2008 vallée.

Qui est cet être humain là à coté de moi ?
J'aurais la réponse Vendredi soir à Beaubourg vers 20 heures 30.

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Et d'ailleurs...

mardi 9 mai 2006

Something Completely Different - 09

>>.
Restons ignorant, mentons vrai, disons tout et son contraire quelle importance ? Demain nous serons loin, déjà oubliés, d’autres affaires à traiter, d’autres voies, d’autres détours encore je ne sais plus le but, je ne sais que l’enjeu : nul.
Et comme un besoin de traduction
Restons ignorants, vérité de mentons, dire tous et son opposé qui importance ? Demain nous loin, serons déjà oubliés, d'autres entreprises à traiter, d'autres manières, d'autres turnings que je ne sais toujours pas plus le but, je savons seulement l'enjeu : personne.
Pourquoi n’entends je plus rien ?
Pourquoi ne sais je plus rien ?
Où sont passées les réponses, rester à attendre un appel, le grand saut.
Comme un nigaud en perspective du déniaisement fatal, impatient pourtant.
Avançons vite, courrons, accélérons le temps, comptons double.
Où est la télécommande ?
Où est la touche fast forward ?

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dimanche 7 mai 2006

Something Completely Different - 08

C l'A.

Aucun rêve ne tient ce qu’il promet
Il est mieux d’en parler, de l’imaginer, le vivre est si décevant, le faire parfois lassant, pourtant jamais les mots ne manquent, intarissable sujet de tous les airs. On le voudrait courtois quand il n’est que grossier. On croit que l’envie sert à rester en vie, comme un don, on cherche des objectifs, on met à contribution la théorie darwinienne, on convoque la chimie, on vante l’attachement et le bâillon qui va avec, on s’incline. Mais on s’amenuise sans s’amuser. On se confond en conjecture, on se croit indestructible, insubmersible, Titanic dés le réveil des sens, titanesque au pied de guimauve. On projette, on lutte, on abandonne, on concessionne. On croit se reconnaitre, on ferme les yeux pour ne pas voir les différences, on prône l’unicité et la fusion à chaud, on se tient comme pour éviter l’éloignement, celui qui soulagerait au fond, on ment, niant le déliant, imaginant déjà et sans cesse le ‘sans’. Bercé par le rassurant, s’endormant dans le canon, le combat des règles remisé à une autre existence. On se retrouve entre même trompeur, vantant chacun son fruit, pour subsister dans le temps. Tout comme une fin, sans appétit, il faut bien avancer quand on ne trouve plus les aiguillages.

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mardi 2 mai 2006

Something Completely Different - 07

...
Un seul souhait : dormir, dormir, dormir. Les yeux lourds mais souriant pourtant et léger, léger. Il faut en profiter cela ne durera pas me dit-on.

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dimanche 30 avril 2006

Something Completely Different - 06

Oh rage oh désespoir.
le tourment aussi évidemment

Une boisson caféïnée à détruit le clavier que j’aimais tant, heureusement j’ai des ressources, des claviers d’avance et des euros aussi pour retrouver le même qu’avant en état de marche. Les conducteurs sont peu de chose finalement, ce qui me sert à avancer les arrête. Voilà pour le matériel, je parlerais du reste une autre fois de façon totalement elliptique mais surtout incompréhensible afin que même moi je me perde dans mes mots.
Il y aurait à dire pourtant de façon clair, en erreur de compréhension, en aveu... Mais pourquoi faire ?
Nous savons le chemin, nous connaissons l’impasse, ce jeu sensé se renouveler à chaque partie. Pourquoi jouer les Candide ? Faire comme si ? Qu’est ce donc que cet amour du jeu ? Ou l’inverse.
Je connais déjà les règles que j’aime ignorer, je connais déjà le perdant...
Mes doigts se confrontent à ce nouveau matériel, cette interface entre mes doigts, ma tête et l’écran. Je ne l’apprécie guère, la douceur à fait place à une frappe plus dure, plus direct plus violente. Que connaissent mes doigts au fond la dureté du bois, d’un circuit, serrer, tenir, taper, où est donc la douceur ?
Je pourrais en parler je saurais dire à cette oreille absente ce qu’est la délicatesse, ce qu’est la patience. J’ai déjà su le dire à celle qui n’entendais pas, aujourd’hui je ne connais que trop la finalité, je sais ce qui reste, je sais l’abandon.
D’ici que vois-je ?
Un mur noir.

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mardi 25 avril 2006

Something Completely Different - 05

En Vrac.
Des petits bouts noter dans un fichier Word...

Dans l’obscurité en messager
Qu’avons-nous mérité
Quelle est la vertu
Toujours désirant
En oubliant tout
Peu à peu

Le temps se délie
En ellipse, en éclipse
Nubiles et demi
De drôle de va et vient
De bonnes nouvelles
D’autres moins
Est-ce que cela méritait de ce mettre dans ces états
De chercher d’autres renseignements
Oui, mettez-moi en relation

Mensonge cynisme calcule
Sauvons les meubles
Continuer à cultiver un différent

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lundi 24 avril 2006

Something Completely Different - 04

Never More.
Un des problèmes avec les téléphones portables, puisque l’on utilise le répertoire le plus souvent, résultat on ne se souvient plus du tout des numéros. Et que du coup quand on envoie un sms sans utiliser son répertoire on n’est jamais bien sûr qu’il arrive au bon destinataire si on fait le numéro de tête.
Par exemple ce soir j’ai reçut un sms d’un(e) inconnu(e) :
Bonne nuit de jolis rêves
Ça tombe bien j’allais me couché, donc je l’ai pris pour moi.

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mercredi 12 avril 2006

Something Completely Different - 03

Ad Libitum.
Dire un mot
Aucune velléité
pas de caractère sacré
pas de solennité
on peut se promener
on est sûr de retrouver son chemin
avec ou sans petite valise
gambader sans joie
d’aire en aire
de station en station
à la recherche de carburant
caféine et nicotine,
des circonstances
des énigmes
passager clandestin de son propre bateau
...
Pas mieux.
Les mots me manquent
Le temps me dure
Se reporter à il y a peu
Où l’on se décalquait de pas si loin
Je devrais réapprendre à marcher, à arpenter les trottoirs, usé mes souliers. M’assoir pour regarder les gens, humer l’air, ne plus avoir de direction, appréhender de nouveau l’espace. Lever la tête. Dévisager un peu plus, à la recherche du petit détail.
Cesser de se perdre en excuse, en bonnes raisons, en vains mots. Se taire un peu plus. Descendre un peu, pour mieux voir la ville de haut, la distance, les distances. Distancer.

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lundi 10 avril 2006

Something Completely Different - 02

Comme Rien.
Enlever un peu de glace, la partie supérieure déjà
au couteau et au marteau
Encore remettre au lendemain
Ce que j’aurais du faire avant
Descendre les sacs les cartons italiens
La réalité est là, les faits sont avérés
A votre écoute ou à vos côtés ?
ailleurs on enterre ou on sauve
en halte, en moment, en pause
on attend le rhume des cerveaux
nez qui coule & interminable conflit
en attendant le retour des poules
des miracles annoncés
on cherche a se confiner
on cherche à se confirmer
Pfff & sinon ?
je devrais prendre des décisions
rêver de sucre et de crème
Mais avant ça bien entendu je bois...
Martini !
Cela va de soi.

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vendredi 31 mars 2006

Something Completely Different - 01

Égaré.
Préjugé de ses forces
Renoncer au courage
Avancer tête basse
Que fais-je des affaires
Retourner l’appartement
Pour chercher
Où est-ce ?
Où suis-je ?
"Un jour tu oublieras ta tête"

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