samedi 18 juillet 2009

Something Completely Different — 78.Rediff

Petit plateau.
Toujours la même histoire
D’étapes en étapes, avancer
Continuer pour boucler
Coller à la roue, épuisé
Confondant les noms des sommets
Les pourcentages de dénivelé
Les catégories des cols
On me gave d’informations
De force du vent, de distance
On me suit on me pousse
Vérifie le moindre battement de cœur
Ce corps n’est plus le mien
Comme légué à la science
Une souris blanche
Un hamster dans une roue
Un mouton dans un troupeau
Un maillot dans un peloton
Les sprints de bonification
Finissent de m’achever
Toujours contre la montre
Avant le tour de trop
Quand tremblant genoux à terre
Il sera impossible de chevaucher
J’en ai plus qu’assez
De cette chaine qui me fait cheminer
Je rêve de chutes collectives
Pour pouvoir enfin rentrer
Lassé des chambres d’hôtels
Que je finirais par vandaliser
Je rêve de domicile
Je rêve d’être enfermé
Plus de vent, plus de pluie
Plus de soleil, plus d’été
Un toit, des murs
Le silence loin des ces braillards
Qui croient m’encourager
Mais qui ne font que me désoler

Une rediff, d'une part parce que je fais ce que je veux, et d'autre part parce que ce texte est on ne peut plus d'actualité puisque dans moins de deux heures le peloton FranceTélévisé déboulera dans ma rue, en plus V'la la caravane...

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mercredi 9 janvier 2008

Something Completely Different — 99

Radicale mauvaise humeur.
Inflammable
Pour un rien, une étincelle, sans peau, chair nue dans un bain de citron, démarrer au quart de tour, au moindre feu quelque soit sa couleur, s’envoler pour mieux s’écraser, pauvre Wright Flyer...
Something completely different ? A complete waste of time...

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dimanche 6 janvier 2008

Something Completely Different — 98

Wrong number.
J’avais du temps. Je ne savais pas vraiment à qui parler et ton nom est apparu comme une évidence, le point de convergence de toutes mes pensées, comme la seule oreille, l’épaule sur qui m’épandre, le prénom à répéter. D’avance pardonne moi, enfin je veux dire que je te prie de m’excuser, je sais déjà que ce que tu va entendre ne sera pas plein de joie et de gaité, mais vois tu ici ce n’est pas la superbe ambiance, pour tout dit dire c’est un peu plombé, et la vérité c’est que je crois que l’alcool m’a abusée, oui je sais mon discourt n’est pas très préparé, tout ça est assez improvisé, je n’avais pas vraiment prévu d’en arriver à de telles extrémités. À ta place ce ne sont pas des choses que j’aimerais entendre et que j’aimerais déjà avoir raccroché, que cette parenthèse soit achevée, que tout recommence comme si rien ne s’était passé, mais je dois pourtant te parler... Voilà ... Et si pour une fois je me lançais... Alors je l’avoue, oui, j’ai un peu pensé à toi en fait un peu plus qu’un peu. Un peu moins que tout le temps mais un peu plus que souvent. Si je cumulais tout ces moments, je pense que cela finirait par faire beaucoup, c’est évidemment plus que parfois, largement plus en fait... Je sais que cela parait embrouillé mais j’aimerais tant ne pas avoir à m’expliquer, que tout soit déjà comme intercepté, des non-dits que les paroles ne peuvent rendre, de simples sourires en coin, des sous entendus des ‘tu vois ce que je veux dire’...
J’ai bien conscience que je parle à mur, ton silence n’a jamais été aussi éloquent, tes questions apportées autant de réponses, si seulement je pouvais gommer ce moment, je ne sais pas pour qui il est plus gênant, je compte jusqu’à trois et j’ai oublié, je compte jusqu’à trois et je suis effacé...

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samedi 5 janvier 2008

Something Completely Different — 97

Sans souci du qu'en-dira-t-on.
Cet après midi en allant d’un point A à un point B, ou l’inverse alors que je profitais du grand air pour fumer cloppe sur cloppe, je ne sais pas pourquoi je sifflotais le cœur quasiment léger, je ne sifflotais pas une vraie chanson non, juste une mélodie comme ça sans réelle cohérence comme on sifflote mécaniquement, inconsciemment pour passer le temps et soudain l’air à commencer à prendre forme mais je n’arrivais pas vraiment à savoir qu’est ce que c’était, mais ça me disais bien quelque chose, du moins vaguement, du coup je répétais sans cesse la même petite suite de note et soudain... (et là...) le texte m’est revenu "J'ai marqué d'une croix la clôture de ta cour"... oh non pas ça... "Je suis rentré chez moi par la sortie d' secours"... Nnnooonnn !!!!!
Depuis je suis rentré chez moi je suis blotti au pied du lit et j’en suis à la cinq-centième écoute, mes voisins tapent au plafond (enfin à leur plancher) en hurlant ‘Assez !! qu’on l’égorge’, je ne sais plus quoi faire, je me désespère que faire ? Au secours !!! J’ai besoin d’aide...
Par pitié ne me dites pas de passer entre les bars, le remède serait quasi pire que le mal...
Drink up, baby... Et merde...
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Quand j'aime une fois j'aime pour toujours Richard Desjardins
Between The Bars Elliot Smith (mais version Madeleine Peroux)

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lundi 24 décembre 2007

Something Completely Different — 96

RlS-WiP.
Real Life Sucks
Que faire un Lundi après midi hors du temps, avant de se gaver de fois d’oies gavées ?
Faire une compilation pour passer Janvier, parce qu’à partir du deux vers huit heures tout redeviendra comme avant, fin de la trêve, fin de la parenthèse, retour au vrai monde...
(pour ceux que ça intéresse la compil Real Life Sucks sera disponible ici-même sitôt l’année close ou éclose c’est selon)

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vendredi 14 décembre 2007

Something Completely Different — 95

Lovers Unite.Saint etienne
Je sème à tout au vent
Je sème tout au vent
Je sème au vent
...
03 mai 2007 ici même :
Le 29 Avril je relatais une conversation avec l'éternellement élégant DB à propos de quelques nouveautés musicales et de quelques autres envies :
Rappel :
Enfin pour ce qui est des Super Furry Animals, moi aussi je suis abonné aux zinzins, mais c’est bien la meilleure nouvelle du moment, manque plus qu’un nouveau St Etienne et ce sera le paradis (on se fouterait presque du nouvel Interpol).

Et qu’est ce que j’apprends aujourd’hui :
Saint Etienne News - May 03 2007 :
First a news infused request. We are putting together a boxed set of all the fanclub releases, with new artwork
and a few extra goodies, for release (at non ebay prices) later this year.

Je ne sais pas ce que réserve l’avenir et à vrai dire je crains plutôt le pire, mais au moins d’ici la fin de l’année, il y aura donc tout de même de bonnes nouvelles, de celles qui poussent à rester enfermé chez soi, le volume plus fort qu’à l’habitude pour ne pas entendre le bruit du monde autour...

Ben voilà c'est maintenant en pré-commande (seulement deux par commande) pour une livraison en Janvier, alors il ne reste plus qu'à attendre, ça fait au moins une bonne raison d'attendre l'an prochain, à part ça... je ne vois pas...

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mardi 11 décembre 2007

Something Completely Different — 94

Chaudes Lignes.
Bonjour et bienvenu pour obtenir des informations en français appuyez sur la touche un puis étoile ou sur la touche vingt ou bien patientez, votre appel est important pour nous, nous nous efforçons de réduire votre attente, cet appel vous sera facturé 1,34€ et 0,34 cts d'euros par minute par appel, hors coût opérateur et frais annexes éventuels et sera limité à 30 minutes minimum, tout nos correspondants sont actuellement en ligne, veuillez ne pas quitter, toutes nos lignes sont occupées veuillez ne pas quittez ou renouvelez votre appel ultérieurement, merci de patienter pendant que nous tentons d’ignorer votre appel, nous recherchons votre correspondant, votre temps d’attente estimé est de dix sept cent minutes environs, Tous nos conseillers sont en ligne actuellement merci de bien vouloir rappeler ultérieurement ou veuilez patienter, vous allez être mis en relation avec un opérateur peu qualifié ne comprenant rien à vos problèmes et ne parlant pas votre langue, merci de rester en ligne, merci de bien vouloir patienter nous traitons votre demande, nous allons donner suite à votre appel, ou pas, merci de ne pas quitter, bonjour et bienvenu pour obtenir des informations en français appuyez sur la touche un puis étoile ou sur la touche...

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samedi 8 décembre 2007

Something Completely Different — 93

Bilan.
Evidemment je n’ai rien fait
Je fais ça très bien
C’est ce que je fais de mieux
Je ne sais faire que ça
(Y a-t-il un mot qui signifie ‘ne rien faire sans ennuie’ ?)
Souffler, marcher sans se précipiter
Les yeux s’ouvrent en fin de matinée
Les oiseaux pour réveil
Cafetière remplie puis vidée
Café siroté sans nouvelle
Vaines promenades
Transport en commun
Ou recroqueviller dans l’aile ouest
Le silence ou changer de face
Sans volonté ou complaisant dans la complainte
Je laisse trainer
Je laisse filer comme un voilier sans vent
Plus tard j’irais me baigner

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dimanche 25 novembre 2007

Something Completely Different — 92

Zone un.
Marotte N°728121.
Futurama_dvd
Encore à attendre des dvd qui ne verront sans pas le jour avant longtemps tout du moins en France... Du coup je me vois obliger de faire fonctionner l''air mail'...
Du coup par vengeance je tente de lutter contre le leeching* (non ce n’est pas porno), parce que bon à un moment la limite de la borne est franchie...
Oui je sais cet argument est discutable voire même assez vide mais j'essaie de me mettre au niveau des arguments que j'ai entendu ces derniers temps... :
"c'est ça ou rien" / "si tu n'es pas satisfait personne ne t'oblige à rester" / "c'est en effet un peu ridicule mais on nous l'impose donc..."
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*Le leeching c’est utiliser les images d’un autre site sur une page ou dans un forum (du vol de bande passante en d'autres termes), dans le cas présent c’est un site avec plein de mots clefs racoleurs, qui utilisait une image de la partie ‘E2k-Li-T’, finalement oui le leeching c’est un peu porno...

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mardi 13 novembre 2007

Something Completely Different — 91

Fétichisme.
1.
Joy Division
2.
Sigur Ros
1955/3000
En fait je pensais avoir commandé Hvarf/Heim (un live + un best of) mais en fait j'ai commandé un des trois milles Hlemmur un film et sa bo, du coup hop en deux clic j’ai encore aggravé mon cas et ai provoqué la joie de ma banquiere...
Sigur Ros, vu la température de ces derniers jours, c’est totalement raccord.
J’ai également reçu entre autres le nouveau Raveonettes Lust Lust Lust.
Lust Lust Lust, vu ma température de ces derniers jours, c’est totalement étonant.

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jeudi 8 novembre 2007

Something Completely Different — 90

Global Morning.
Tous les matins où presque, je me lève, certaines fois je reste au lit, mais c’est rare.
Tout les matins, tout le monde a des rituels : le café, le chocolat, le thé, le Jack & la radio, tout est comme une mécanique bien huilé, comme une horloge, c’est d’ailleurs à ça que sert la radio à donner l’heure. Tiens c’est la météo, c’est qu’il est moins le quart. Tiens la pub c’est qu’il est 2 minutes de plus qu’il y a deux minutes (fonctionne uniquement avec RTL & Europe1). Prenons un exemple concret, moi le matin j’éprouve les pires difficultés à sortir de mon lit chaud pour affronter le monde froid du coup souvent à sept heures moins dix je ne suis pas levé, et c’est mal, parce que je risque d’être en retard (à sept heures moins dix en fait je suis déjà en retard) faut dire qu’avant (7h45) y’a Hélène Jouant qui raconte n’importe quoi en disant Sarkozy en moyenne deux fois par phrase, on croirait le sketch des Monty-Python sur le spam, du coup ça donne pas envie de se lever non plus.
Mais heureusement à 7h51 j’entends la douce voix de Brigitte Jeanperrin et souvent je me dis ‘damned déjà 7h51 ! vite sortons du lit et affrontons le monde !’ Oui, Brigitte Jeanperrin elle me fait cette effet là, elle est tellement plein d’énergie, elle en veut en ma Bribri ! Faut l’entendre tout les matins elle en a du courage, de la ténacité, en plus Nicolas Demorand y fait rien qu’à inviter des gauchistes qui disent que les patrons c’est des méchants, alors qu’elle, elle les kifffe grave les patrons, elle sait qu’ils ne sont que de l’amour, alors elle les défends inlassablement chaque matin, parce que c’est trop injuste qu’il soit toujours attaqué et que ces pauvres petits pioupious personne ne les défendent. Evidemment certains esprits chagrins crient au scandale en hurlant que ma Bribri serait une taupe du Medef mais c’est faux ! Bribri elle fait ça par conviction !
Pour que cesse ces calomnies le nom de la rubrique à changé cette année ce n’est plus Entreprises et stratégies mais Global eco, le principe reste le même, en gros des chefs d’entreprise (mais pas systématiquement) qui parle d’économie en s’appuyant sur leur expérience. Parce que Bribri elle kiffe autant l’économie que les gens, faut l’entendre tout les matins essayer de convaincre que c’est important : les sigles, les chiffres, la croissance, la libéralisation, la concurrence... Courage Bribri la France qui se lève tôt, dont je fais parti, est avec toi !
La prochaine fois je vous dirais tout sur la ‘love affair’ entre Agnès Bonfillon & Nicolas Demorand.
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Bonus DVD.
Paragraphe coupé :
Comme beaucoup de monde j’écoute la radio en me réveillant, d’ailleurs tout le monde écoute tellement la radio qu’ils nomment ça (le 7/9h) le ‘prime time de la radio’, hors il me semble qu’à la télévision après le prime c’est le ‘bed time’ en gros après 22 heures, alors qu’en radio c’est l’inverse le ‘bed time’ c’est avant ! C’est totalement dingue !!!.
Les commentaires du réalisateur :
Ouais ben, au montage on s’est rendu compte que ça fonctionnait pas c’est dommage parce que on s’était bien marrer sur le plateau à ce moment là, mais bon là ça ralenti le post et pis on s’est dit avec le monteur Francis, qui d’ailleurs à fait un super boulot comme toute l’équipe du post en fait, qu’on le mettrait sur le DVD voilà c’est fait quoi, hahaha !

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Et d'ailleurs...

samedi 27 octobre 2007

Something Completely Different — 89

When Things Explode.
(Des faits, des gestes.)
— Hier, un détour de 105 kilomètres, à mi-parcours, mince j’ai oublié quelque chose, un objet de plastique de moins de douze centimetres, réfléchissant plus que moi, sur l’autoroute à 167 km/h, frein à main & demi-tour, poursuite infernale... Quelque chose comme ça en plus calme ou pas.
— Aujourd’hui, Cocoon m’a fait sortir de mon cocon jusqu’à ma boite aux lettres (arf !) et pour une fois je ne le regrette pas, un très bel objet (polaroïd inside) et un disque tout en douceur parfait pour l’automne (My friends all died in a plane crash). Je l’écoute en attendant que d’autres colis venant des coins du monde remplissent le réceptacle à Libé. Conviviencia ou La Mar Enfortuna II, Sojourner de Magnolia Electric Co, Run-Away de Super Furry Animals et pour novembre — le temps est long — : Hlemmur de Sigur Ros; Lust, Lust, Lust de The Raveonettes et aussi les quatre nouvelles références d’Ecouter le cinéma de l’excellent Stephane Lerouge.
Ne dites pas à ma mère que je me ruine en cd et en bd elle croit que j’économise pour devenir propriétaire.
disk
— Mercredi midi, en mangeant un steak de thon dans une brasserie rungissoise, un constat : les chiffres nous dirigent nous convertissant en moyen d’augmenter des pourcentages de 0,2. Le 70854 commence à fatiguer, un dernier salut puis rideau...
— Mardi après midi, de la route et de l’autoroute & l’occasion de se réjouir pendant onze minutes vingt-trois en écoutant à fond Autobahn de Kraftwerk, c’est idiot mais ça me fait sourire, fahr'n fahr'n fahr'n auf der Autobahn ...
— Jeudi soir, avant de m’endormir je compte les moutons et je tombe par hasard sur Shaun... Je m’endors presque de bonne humeur.
shaun the sheep
— Mercredi encore, mais plus tard, les bras tombés, les jambes sciées, c’est en homme tronc que je dois faire face à l’absurdité et accepter mon statu d’idiot bête de somme...
— Hier, sur une station d’autoroute, expliquer au téléphone à une inconnue la différence entre les Raid, le mirroring, le striping et ce genre de choses...
— Demain, rien.

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mercredi 24 octobre 2007

Something Completely Different — 88

I know you'll shine on through.
Ma petite sourde muette, ce n’est pas vrai que tu t’entêtes
à vouloir tenir ta promesse, celle que tu t’étais faite
un soir abattue où tu buvais sans cesse
pour te rendre plus facile
comme celles que tu détestes
celles qui sont toujours prêtes
toi qui tires les mêmes ficelles
avec toutes ces pelotes qu’est ce que tu tricotes ?
des couvertures pour dormir comme une marmotte ?
(...)

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dimanche 14 octobre 2007

Something Completely Different — 87

I thought I heard your words.
Dimanche matin, samedi soir pour moi, deux heures deux pour de vrai, pas juste une coquetterie de bloggeur, je rentre chez moi avec le saint grââle, LA platine vinyle que j’espère depuis des mois, (je rentre aussi avec deux litres de whisky mais c’est une autre histoire) , j’ai déjà plus d’une vingtaine de vinyle à demeure*, qui ne demandent qu’à être écouter, des coups de cœur des ‘la pochette est classe surtout en grand’, et là je reste comme un crétin devant ce cercle noir qui ne demande qu’à en accueillir un autre... Oui je reste bête immobile, impuissant, incapable comme toujours mais devant agir vite. Quel Premier disque choisir ?
Qu’ai-je envie d’associer à jamais à ce merveilleux cadeau ?
Je reste immobile un court moment, car très vite je me rappelle le pourquoi, pourquoi ai-je une platine vinyle enfin, objet antédiluvien, alors que je ne devrais que jurer que par i-pod à capacité incroyable et venu en France par des stratagèmes et des voyageurs férus & curieux d’Amérique(s). Bref. Je me rappelle le motif : la jalousie. Oui parfois je suis jaloux, j’envie ce que d’autres ont & que je n’ai pas. Que voulais-je avoir en vinyle ? Le single, THE single, celui qui coutait plus cher à produire qu’il ne rapportait, celui qui alliait graphisme à tomber et musique à se relever (un single Bostella ?), en somme le plus grand single de tout les temps, même si on est que dimanche ou samedi soir, ce soir c’est le bon jour pour un Lundi Bleu...
Allongé sur le tapis qui fut autrefois une couverture j’ai savouré ce moment, ce beat entêtant, j’ai profité du silence, du juste après, évidemment les questions revinrent vite, et après ? Heureusement j’ai quelques amis qui, me connaissent sur le bout des doigts, et ils savent, ils connaissent la seule chose qui peut briser mon cœur... Et c’est bien la seule chose à laquelle je ne sais jamais résister What if your world should fall apart? ... Ces amis pourraient vous en parler mieux que moi...
Et après ?
Le tourment et le désespoir, évidemment, forcément...

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*la liste :
Belle and Sebastian : Funny little frog / The blues are still blue / The White Collar Boy — Boutique Chic : Maison close — Brown Ian : Illegal Attacks — Cure : Faith / Japanese whispers / Standing on a beach / Disintegration / The Cure — Daho Etienne : Collection — Editors: Munich / Smokers outside the hospital doors (1+2)/ An end has a start — Katerine: 100% ViP — Massive Attack: Blue lines — Murat: Lilith / A bird on a poire — National (the) : Mistaken for strangers — New Order : Blue Monday / Low Life — Orchestral Manœuvre In The dark : Architecture and morality — Pipettes (the) : Judy -1+2 / Pull Share -1+2 — Polyphonic Spree (the) : Running Away — Saint Etienne : Only love can break your heart / The trip — Super Furry Animals: Show your hand / Hey Venus & quelques Joe Dassin d’époque…

________________________________________________________
Merci à ceux qui ont rendu tangible ce post, ils se reconnaitront.

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mardi 9 octobre 2007

Something Completely Different — 86

I/O.
Alors que de depuis longtemps on devrait être sur off, à peine une petite diode, en vieille mais sans veilleuse, un murmure, trouver quelque chose à faire encore, peut-être finir le chocolat, la sixième dernière cigarette, encore la même chanson, un dernier truc à voir, juste une vérification, un début de petite idée, un rien, tout répéter par tranche de cinq minutes, soupirer, s’arrêter puis reprendre encore, attendre encore, attendre de ne plus pouvoir tenir, de flancher, attendre que le nez pique, que les yeux soient douloureux, pour être sûr qu’une fois allongé le sommeil vienne sans avoir besoin de compter jusqu’à trois, pour ne pas avoir le temps de penser, pour ne pas projeter, pour ne pas revoir la journée, pour ne pas faire de bilan, pour ne pas se raconter de petites histoires comme autant de berceuse, pour ne pas dialoguer, ne pas scripter, ne pas scénariser, refaire les scènes sous tous les angles jusqu’à que cela se conforte aux souhaits, "la réplique ne fait pas spontanée, je ne dirais pas ça, je recommence", pour ne pas encore tourner, alors que l’on connait la finalité et les chemins que l’on doit prendre, les routes barrées, pour ne pas entendre le moteur à gelé, pour ne pas explorer des territoires inoccupés, rond, diagonale ou carré, parce que la réalité déçoit, la vie est si triste...

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mercredi 26 septembre 2007

Something Completely Different — 85

Tête humérale.
obsédé par ce gratte gratte
ces doigts jouant sur une épaule doucement dévoilée
l’air de rien en continuant de parler
...
puis remettre en place la brettelle
bien à plat, éviter la vrille
repositionner le pull, bien à plat également
le lisser du plat de la main
tout est en ordre
tout est caché
tout va bien
la démangeaison est passée
de mon coté
il ne me reste plus qu’à attendre qu’elle revienne
qu’un petit picoti se fasse de nouveau sentir
pour que je puisse encore une fois
profiter de cette douce vision
de ce territoire habituellement interdit
de cette exquise parcelle blanche
...
seuls mes yeux en profitent
ils connaissent trop leur chance
mes lèvres et mes mains sont jalouses
alors de dépit
mes lèvres restent closes
mes mains recouvrent mes yeux
si je ne le vois plus
ça n’existe plus

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samedi 15 septembre 2007

Something Completely Different — 84

Ma jeunesse fout le camp.
Quand Jacques Martin est mort, j'ai repris deux fois des pâtes...
Par contre, quand j'ai appris la mort de Super Nana, ça m'a fait comme un choc, comme si le temps d'écouter mon walkman(tm) sous les draps était loin, comme si j’étais grand et que l’adolescence était belle et bien finie...

Petit extrait de Super Nana, avec Maitre Levy (aka Maitre illisible aka Manu Levy), le Chevalier Belanger, le Prince de Heynin & la princesse Jade... (son pourri de k7 audio, enregistrée sur un poste radio-cassette lui aussi pourri, dans un appartement d’où je captais mal Skyrock)

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Plus de son dans mon ina perso... (qui du coup va s'enrichir car ça m'a donner envie de replonger dans mes 'cachettteaudio'...

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Et d'ailleurs...

vendredi 24 août 2007

Something Completely Different — 83

Portrait de l'artiste en jeune homme.
Arnaud fleurent didier
Dans Libé ce matin une bonne surprise, la derniere page (le mytique portrait) est consacrée au mytique AFD (Arnaud Fleurent Didier)...
et faisons un peu fy des lois du copyright...

Pas tant à contre-temps
Arnaud Fleurent-Didier, 33 ans, homme-orchestre et fondateur du label French Touche. Le personnage peut sembler anachronique, mais sa musique et sa démarche d’autodiffusion s’accordent avec l’époque.
Par AURELIANO TONET
QUOTIDIEN : vendredi 24 août 2007

Le passé semble, à première vue, le temps qui lui sied le mieux. Son physique truffaldien, mi-Jean-Pierre Léaud mi-Bernard Menez, fleure bon la France d’avant. Sa garde-robe classieuse, son studio d’enregistrement empli de matériel vintage, la décoration de son deux-pièces parisien (cuirs et tissus usés, machine à café obsolète) signalent un goût certain pour l’ancien. ­Selon ses amis, il n’est pas rare de croiser Arnaud Fleurent-Didier un archet sous un bras, une baguette sous l’autre, arpentant les alentours de la place Clichy, qu’il ne quitte que pour aller voir des ballets. «Je ne m’habitue pas aux choses qui finissent» , reconnaît l’auteur des Poètes ont quitté Paris. «Proustien jusqu’au bout des ongles», il a lu deux fois la Recherche et y a trouvé «une mémoire de la littérature» qui l’émeut aux larmes.
Une mémoire de la chanson française, c’est en partie ce à quoi ressemble sa musique. On songe à Polnareff pour le timbre gracile et les cordes raffinées. «Entre Ferré et Gainsbourg dans les bacs», nuance, malicieux, son site perso. Comme eux, Fleurent-Didier fait le lien entre deux traditions très françaises. D’un côté, l’attachement au format chanson, où priment les textes. De l’autre, une attention aiguë pour l’enrobage sonore des morceaux, qui court des arrangeurs sixties (De Roubaix, Colombier) à la musique électronique la plus actuelle. Car, sous ses airs anachroniques, le garçon est bien de son temps. Exploit rare, il parvient à réconcilier sur son nom deux des chapelles médiatiques les plus antagonistes de ces dernières années, la French Touch et la nouvelle chanson française. Nicolas Godin, du duo electro Air: «La musique d'Arnaud me touche davantage que celle de Gainsbourg.» Et pour Vincent Delerm , «sa musique est aussi belle que celle de Peau d’âne.»
Raconter l’époque sur une musique atemporelle, telle est l’ambition de ce Rastignac pop, qu’impressionne la «générosité, la cohérence et la contemporanéité» de l’œuvre d’un Balzac. Sur un tapis de clavecins rococo, son dernier disque, le Portrait du jeune homme en artiste, disait ainsi les errements du chanteur débutant face aux diktats des Inrocks, aux «Prix verts» de la Fnac et au succès qui ne vient pas ( Mon disque dort). Un portrait qui, par sa sincérité, s’écoute comme un autoportrait en creux.
Au début des années 90, AFD assiste au triomphe around the world de son camarade de lycée, Thomas Bangalter, moitié du duo electro Daft Punk. La French touch, synthétique et anglophone, est née. En réaction, il publie chez un éditeur japonais trois disques de pop patriote, sous l’appellation Notre-Dame. Avant de fonder, en 2003, son propre label, qu’il intitule… French Touche. «Je ne comprenais pas qu’on puisse être sincère en chantant en anglais.» Là encore, le décalage n’est qu’apparent. Des Daft Punk & co, il rejette beaucoup mais retient la démarche autonome et le marketing novateur.
Diplômé d’une «sous Centrale», il y a appris «à devenir sinon ingénieur, du moins ingénieux» et se sert de ce don pour pousser à l’extrême la logique d’indépendance chère à la génération electro. Pour promouvoir sa musique sur le Net, il apprend le métier de web designer, qu’il exerce encore aujourd’hui en freelance, pour des clients tels qu’Agnès Varda, et dont il tire la majeure partie de ses revenus (1500 euros par mois en moyenne).
D’une toile à l’autre, le voilà dessinant, au pinceau, la pochette de ses disques. Dessus, il se dissimule derrière des piles de livres ou en contre-jour d’un code-barres, dont les barreaux suggèrent «la perte de liberté que représentent, pour l’artiste, la professionnalisation de son art, mais aussi différentes tranches de vie juxtaposées» . Puis, vachard : «On dit que je suis narcissique, mais je préfère me cacher derrière un concept qu’afficher ma tronche à tout va. Je préfère les masques de Daft Punk à l’impudeur d’un Benjamin Biolay.» Narcissique, à voir, individualiste, sûrement. Batterie, piano, violon, violoncelle, guitares, il est un groupe à lui tout seul, préférant «la joie d’apprendre à la frustration de déléguer ou de subir.»
De la conception à la diffusion, rien, hormis les flûtes, n’échappe au contrôle de celui qui, petit, s’éclatait comme un fou autour de ses trains électriques. French Touche est en effet, outre un label, «une galerie d’objets touchants», sise place Clichy, comme le reste de ses pied-à-terre. Sa sœur et son ex-compagne y vendent divers bibelots bobos, dont une trentaine de «chansonspoches», nom donné à une série de CD single miniatures, pressés au format carte de crédit. Intuition marketing en forme de pied de nez à la crise du disque, cette collection recense les coups de cœur et les collaborations éparses du patron - B.O. de films scandinaves, travail d’arrangeur pour tel ou tel ami… Parmi ces derniers, on trouve la star discoïde Philippe Katerine mais aussi Dominique de Villepin, dont il a orné le discours anti-guerre à l’ONU de chœurs héroïques et de basse rondelette.
Villepin, Fleurent-Didier, les deux lyriques se rêvent, à peu près au même moment, un futur plus-que-parfait. Mais à trop le conjuguer à la première personne du singulier, voire à l’impératif, leurs destins s’écrivent bientôt sur un mode conditionnel. Delerm : «Arnaud aurait très bien pu exploser. Or, à force de tout vouloir choisir, il s’est aussi choisi son public, soit 10 000 connaisseurs à tout casser.» Une pratique aristocratique de la démocratie, d’où découle son CPE à lui. Courant 2005, Fleurent-Didier ambitionne d’arranger l’art et le sort de «chanteurs d’aujourd’hui», comme il les appelle. Las, ceux-ci lui reprochent le systématisme de ses arrangements, son interventionnisme trouble, bref d’avoir «un problème avec l’altérité». En réaction, ils fondent les Disques Bien, une coopérative d’artistes aussi collectiviste que lui est seul. Parallèlement, notre homme s’enlise dans une sombre affaire de droits d’auteur, sorte de Clearstream variétoche où comparaissent les noms du dandy-poète Jérôme Attal et de Florent Pagny. Sa rupture houleuse avec sa muse Ema Derton et l’ajournement sine die d’un disque préparé en commun concluent ce cycle douloureux, aux contretemps duquel se mêlent des syncopes inexpliquées. Il s’effondre plusieurs fois en pleine rue et consulte à tout va, en vain.
Convalescent, AFD vote désormais Bayrou - «Son discours sur la culture et les médias sonne juste» - même s’il reste de droite sur la question du travail : «Mieux vaut le créer plutôt que le protéger.» Des valeurs héritées de sa mère, chef d’entreprise issue du monde ouvrier. Quant à son père, retraité, il devrait chanter sur son prochain album, en cours de finalisation. Un disque bourré d’échos, à l’heure des pages MySpace et des MP3 infiniment répliqués, un disque qui dit la hantise de la procréation biologique et de la redite artistique, à un âge où la jeunesse, dont il aime tant la «fougue et la bêtise», commence à filer. Sur le refrain d’un «band-aid pour sauver l’industrie du disque», il parle de «lendemains qui chantent». «Il faut un temps pour tout», glisse-t-il ailleurs. Parions que le sien n’est plus si loin d’advenir.


Arnaud Fleurent-Didier
en 5 dates

1974
Naissance à Versailles.
1998
«Chansons françaises», premier disque solo.
2002
Ouverture de la galerie-label French Touche.
2005
Met en musique le discours à l’ONU de Villepin.
2007
Achève son album «la Reproduction».

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Et d'ailleurs...

samedi 11 août 2007

Something Completely Different — 82

24Hpp.
Tony Wilson
Tony Wilson
(20 Février 1950 – 10 Aout 2007)
___________________________
+
à voir, le 10/08 à la BBC2 : Partie 1 / Partie 2.

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vendredi 10 août 2007

Something Completely Different — 81

p. 101(1).

La nouvelle de sa mort n’a réellement surpris personne à l’Assemblée nationale; il y était surtout connu pour les difficultés qu’il éprouvait à s’acheter un lit. Depuis quelques mois déjà il avait décidé cet achat ; mais la concrétisation du projet s’avérait impossible. L’anecdote était généralement rapportée avec un léger sourire ironique ; pourtant, il n’y a pas de quoi rire ; l’achat d’un lit, de nos jours présente effectivement des difficultés considérables, et il y a bien de quoi vous mener au suicide. D’abord il faut prévoir la livraison, et donc général prendre une demi-journée de congé, avec tous les problèmes que ça pose. Parfois les livreurs ne viennent pas, ou bien ils ne réussissent pas transporter le lit dans l’escalier, et on en est quitte pour demander une demi-journée de congé supplémentaire. Ces difficultés se reproduisent pour tous les meubles et les appareils ménagers, et l’accumulation de tracas qui en résulte peut déjà suffire à ébranler sérieusement un être sensible. Mais le lit, entre tous les meubles, pose un problème spécialement, éminemment douloureux. Si l’on veut garder la considération du vendeur on est obligé d’acheter un lit à deux places, qu’on en ait ou non 1’utilité, qu’on ait la place de le mettre. Acheter un lit à une place c’est avouer publiquement qu’on n’a pas de vie sexuelle, et qu’on n’envisage pas d’en avoir dans un avenir rapproché ni même lointain (car les lits durent longtemps de nos jours, bien au-delà de la période de garantie; c’est une affaire de cinq ou dix, voire vingt ans; c’est un investissement sérieux, qui vous engage pratiquement pour le restant de vos jours; les lits durent en moyenne bien plus longtemps que les mariages, on ne le sait que trop bien). Même l’achat d’un lit de 140 vous fait passer pour un petit-bourgeois mesquin et étriqué ; aux yeux des vendeurs, le lit de 160 est le seul qui vaille vraiment d’être acheté. Là vous avez le droit à leur respect, à leur considération, voir à un léger sourire complice; ils n’en ont décidément que pour le lit-de 160.


Moi j’ai décidé d’être un petit-bourgeois mesquin et étriqué, et pour m’éviter les tracas de la livraison j’ai même été le chercher accompagné du fidèle A. et de sa voiture familiale, ce qui en bonus m’offrit une augmentation de mon rythme cardiaque à mesure que le bruit sur le toit devenait assourdissant. Mais finalement en regardant ce lit qui occupe désormais environs 25% de la surface habitable situé entre le damier que sont mes murs, je ne vois qu’une raison de plus de ne pas me lever le matin, pas plus pas moins. Peut-être entends-je aussi comme un râle comme en sourdine, comme une petite voix qui me dirait qu’il ne faudrait plus être tant réfractaire au changement.
Pour ce qui est des aveux, il y a longtemps qu’ils ont été faits, ou presque.
_________________________________________________
(1)Extension du domaine de la lutte – Michel Houellebecq J’ai lu N°4576 ISBN 2-290-04576-4

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jeudi 9 août 2007

Something Completely Different — 80

Le Roman d'un tricheur.
Comme conditionné
Un mouvement reflex
Un automatisme
Un geste que l’on se regarde faire
Des mots que l’on s’entend prononcer
Comme spectateur de son corps.


INTERIEUR JOUR

OFF
Mais viens-je vraiment de dire ça ? Ou y’a-t-il quelqu’un dans cette pièce qui parle avec exactement la même voix que moi, pas la voix que les autres entendent, comme quand on s’entend dans une vidéo ou sur une cassette bref dans n’importe quel enregistrement, mais bien MA voix, celle que j’entends dans ma tête quand je parle, qui a donc ce superpouvoir. Petit coup d’œil circulaire, rien à gauche, pas plus à droite... Bon, c’est bien ce que je craignais. C’est donc moi qui viens de dire, ce que je m’étais promis de ne pas dire, à ne plus dire. Pourquoi j’ai oublié ce que j’avais décidé, et surtout pourquoi je m’en rappelle pile au moment ou je fais ce que je ne voulais plus faire ? Et pourquoi je me parle à moi-même ? Je me parle à moi-même parce que je n’ai pas su résister. Depuis quand je réponds aux questions que je me pose ? Depuis combien de temps déjà je n’écoute plus et ne regarde plus ce qui se passe autour pour me centrer uniquement sur un truc qui pourrait être une sorte de voix intérieur, mais j’avoue avoir peur de passer pour un fou, donc je vais simplement me dire que c’est l’abus de séries américaines qui elles mêmes abusent des voix-off, qui m’a totalement transformé, je n’ai pas de voix intérieur mais une voix-off qui commente mes gestes et mes dires, oui ça semble totalement moins farfelu en effet. Qu’est ce que je me disais avant de m’interrompre ?
Previously, on my head...
J’ai dit un truc que je ne voulais plus dire, et du coup je me suis totalement perdu dans mes pensés... Mais comment je vais m’en sortir ? Si discrètement je glissais sous la table et rejoignais la porte à quatre pattes, je ne crois pas que cela soit tellement discret en fait... ou alors faire comme si de rien, allumer une cigarette et hop, il ne s’est rien passé, on va dire que personne n’a rien entendu, pouf pouf, j’enquille...

ON
Ça me fait penser... Vous avez lu le truc de fou dans Libé la semaine dernière ?

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mercredi 1 août 2007

Something Completely Different — 79

›Ò
Que faire quand le sommeil ne vient pas ?
Que faire quand on ne sait pas quoi faire ?

Faire des trucs qui ne servent à rien mais qui occupent un peu :
Prendre une pile de BD de la collection Poisson Pilote (Mâtin, quelle collection !) et chercher dans les pages de garde les poissons pirates cachés...













ça ne sert vraiment à rien et en plus ça n'aide pas vraiment à dormir au contraire...
Panurger des moutons c'est ridicule, peut-être faire des listes...
Heu...
Alors au moins dix chansons à base de sample de musiques de film, alors évidemment il y a...
(la suite des poissons plus tard, peut-être)

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mardi 17 juillet 2007

Something Completely Different — 78

Petit plateau.

Toujours la même histoire
D’étapes en étapes, avancer
Continuer pour boucler
Coller à la roue, épuisé
Confondant les noms des sommets
Les pourcentages de dénivelé
Les catégories des cols
On me gave d’informations
De force du vent, de distance
On me suit on me pousse
Vérifie le moindre battement de cœur
Ce corps n’est plus le mien
Comme légué à la science
Une souris blanche
Un hamster dans une roue
Un mouton dans un troupeau
Un maillot dans un peloton
Les sprints de bonification
Finissent de m’achever
Toujours contre la montre
Avant le tour de trop
Quand tremblant genoux à terre
Il sera impossible de chevaucher
J’en ai plus qu’assez
De cette chaine qui me fait cheminer
Je rêve de chutes collectives
Pour pouvoir enfin rentrer
Lassé des chambres d’hôtels
Que je finirais par vandaliser
Je rêve de domicile
Je rêve d’être enfermé
Plus de vent, plus de pluie
Plus de soleil, plus d’été
Un toit, des murs
Le silence loin des ces braillards
Qui croient m’encourager
Mais qui ne font que me désoler

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vendredi 15 juin 2007

Something Completely Different — 77

Page 25.
Page 25
Page 25
Page 25
Ne toujours
l’homme généralement ambitieux pour les pourquoi ?
J’aime la compagnie de ses Déserts

Le sort

Les gens ignorent donner un fil amoureux
celle qui décourage d’emblée toujours à la dernière minute poursuivre personne
figure tranchée manifeste ah, l’amour parce que je cherche une ROMANCE

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jeudi 7 juin 2007

Something Completely Different — 76

A part ça.
Une chanson sur les rats taupiers, j’ai déjà interprété cette chanson et sur internet y’a des gens qui m’on demander si rats taupiers ça s’écrivait comme un râteau puis comme un pied, je précise : c’est une sorte de mélange bizarre du rat et de la taupe, le poil est doux comme la taupe et le caractère est celui du rat, je peux vous le dire j’en ai tué des milliers déjà. Faut le prendre dans un piège et le coupé en deux à la hache, c’est dégelasse je sais. Comment vous feriez vous ? Je ne vais quand même pas les gazer...
Si vous avez une solution pour les rats taupiers vous pouvez me laissez des messages, j’accepte volontiers les propositions pour exterminer le rat taupier, je peux vous résumer quelques méthodes, il y a la méthode du gaz d’échappement, vous laissez tourner une mobylette, on récupère le gaz d’échappement on le met dans les trous du rat taupier. Y’a le piège, y’a les ultrasons, mais ils s’en fouttent complètement, y’a les graines empoisonnées, ils n’en on rien à faire. Il parait que le furet est très efficace, si vous connaissez un furet, vous me prévenez. Il y a aussi la branche de rosier ça ils craignent d’avantage, ils se blessent et comme ils sont hémophile s. J’ai essayé des fusées, cartouches, vous écrasez le passage du rat taupier vous le coincez sur un mettre carré et là vous lui balancez deux fusées, j’en ai eu plusieurs comme ça à la deuxième fusée il sort les quatre fers en l’air... Enfin bref... Je pourrais vous parler longtemps des rats taupiers...

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Something Completely Different — 75

Situez la moue.
Parfois avant de s’endormir ou en rêvassant à un feu rouge l’esprit se promène, divague, et son ne sait plus vraiment quels cheminements ont pris les pensées pour se retrouver la où elle sont, on a beau chercher à ‘raccrocher les wagons’, on ne sait plus le chemin, on se trouve juste devant la dernière pensé émise avant soit de s’endormir pour de bon soit d’être réveiller par un coup de klaxon d’un impatient ‘Ben quoi t’es aveugle ou quoi c’est vert, mais putain avance’.
(...)
Hier soir je pensais un peu aux filles, comment leurs parler, comment faire comprendre à une personne ce que l’on ressent pour elle, comment faire évoluer la relation vers autre chose, comment faire comprendre que les sentiments ont doucement glissés ? Il faudrait le faire en douceur, changer un peu de posture, changer de voix, changer de mot, utiliser d’autres champs lexicaux, ça doit être possible, un peu comme quand on passe du ‘vous’ au ‘tu’, comme si c’est d’abord les mots qui rapprochait... Tiens, comment font les anglais ? D’ailleurs comment se traduit vouvoyer et tutoyer, il ne doit pas y avoir de traduction littérale... ça n’existe pas, ça passe sans doute par d’autre chemin...

Bonsoir comment tu t’appelez vous ?
Belle comme tu êtes, seule tu ne devriez pas être,
quand je vous te vois, de vous je suis fou,
je ne sais si je te vouvoies,
ou si je vous tutoies,
mais ce que je vois
c’est que tu me tue toi.

En fait vouvoyer se dit to address as vous et donc fatalement tutoyer to address as tu...

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lundi 4 juin 2007

Something Completely Different — 74

TWOT.
Quand on ne sait pas quoi faire le temps peut paraitre long. Pourtant il existe une multitude de ‘rien de spécial’ et autre ‘trois fois rien’ qui vous permettront de dire ‘samedi je n’ai presque rien fait, j’ai fait des trucs’ et d’enchainer sur une folie d’anecdote toutes plus intéressantes et trépidantes les unes que les autres qui j’en suis certain passionneront n’importe quel interlocuteur, quelques exemples :

1. Aller chez Castorama, outre que là bas, il y a tout ce qu’il faut ‘outils et matériaux’, ça occupe de se demander qu’elle est la différence entre une scie à onglet radiale et une scie circulaire laser, se laisser aller devant une rainureuse murale, se demander à quoi ça peut bien servir, slalomer entre des couples aux discutions passionnantes "t’es sure que tu veux du lino dans la cuisine, le carrelage c’est mieux non c'est plus pratique, mais bon c'est vrai que je ne sais pas si je pourrais le poser mais je connais un type qui pourrait m'aider, et puis ce vert pomme là, t’es sure aussi ? Ça va pas jurer avec le rose de la salle de bains...".
Finalement acheter deux planches, enfin des tablettes d’aulne, pour faires des rayons de plus pour la construction hasardeuse sensée être une étagère à cd. Il est à noter que le prix de ces deux planches, pardon tablettes, équivaux quasiment au prix de deux étagères suédoises avec trop de vis...
casto
2. Prendre des plaquettes pardon des flyers (il faut être moderne) trop flashy pour des soirées trop tendances dans des lieux trop majestueux avec des artistes trop cultes, pour trop s’éclater et trop tripper des soirs où c’est trop l’été, dans des chaleurs trop chaudes, où l'on se dit waouw c'est trop tout ce trop... c'est top quoi !
nuit bleue
3. Se promener dans des magasins de meubles d’occasions et comprendre facilement pourquoi les gens cherchent à s’en débarrasser, imaginer un intérieur avec tout ces meubles & être pris de nausées. Trouver une pille de vinyles et étrangement entre une compilation d’accordéon et les plus grand succès de Mireille Mathieu découvrir un New Order (Low-life) perdu tout seul comme le bon goût à la Concorde, s’apercevoir qu’il manque la sur-pochette, mais bon pour un euro et demi... Et râler devant la caissière parce qu’ils ont osé mettre une étiquette indécollable à moins d’arracher la moitié de la pochette, et ça c’est un vrai scandale ! Et pour ça, un vrai problème de vrai gens, les politiques ne font rien ha ça non, mais pour augmenter les charges là y’a du monde !
Pardonne leur Peter ils ne savent pas ce qu‘ils font...
pochette
4. Ecouter ‘imbécile’ d’Olivier Libaux
5. Réécouter ‘L’héroïne au bain’ du même Olivier Libaux
6. Réécouter ‘imbécile’ d’Olivier Libaux, en imaginant que ‘une fille de Besançon’ dont il est question dans ‘L’amour à la française’ est l’héroïne au bain.

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jeudi 17 mai 2007

Something Completely Different — 73

'Commemor'.
17 mai 2004,
Voici ce que sy! pensait vers 22:53

1.
Premier Post, Premier défit :
Trouver quelque chose à dire...
Alors...
Heu...
Bon, je verrais au deuxième post, là je me sens trop intimidé par l'aspect formel du premier message.
Je pense que le deuxième message sera mieux (au pire le troisième pourra être pas mal)

17 mai 2007,
Voici ce que sy! pensait vers 22:53

764.
Sept-cent soixante trois post plus tard,
Trouver encore quelque chose à dire...
Alors...
Je verrais au sept-cent soixante cinquième post, là je me sens trop intimidé par l'aspect formel du message d'auto-célébration...
Pas de faux espoir, le pire est encore et toujours devant nous.

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dimanche 13 mai 2007

Something Completely Different — 70.2

Histoire(s) de jazz.
(aka At Work-2.)

Un voyage musical de l’Amérique coloniale à notre quotidien, en passant par le Brésil, l’Angleterre...

Le jazz a une histoire, nous avons tous une histoire, parfois ces histoires se mêlent, se croisent... A travers une vingtaine de morceaux qui, par touches diffuses, dressent non seulement la chronique d’un siècle mais aussi la biographie de chacun d’entre nous, une vingtaine d’instantanés qui dressent un portrait impressionniste d’une vie où à chaque instant la musique est présente.

Parce qu’il n’y a pas de grandes ou de petites histoires mais qu’il y a simplement Notre Histoire...

4 Juin 2007, 20h30 quelque part à Brest.

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samedi 12 mai 2007

Something Completely Different — 72

Esquive.
Inlassablement, quand je tourne trop en rond, quand mon clavier me fait de l’œil mais que je reste les mains dans les poches, quand je voudrais me secouer afin que tombe un peu ce qui me pèse, quand je devrais travailler (plus ?), quand je devrais mettre un peu d’ordre, quand je devrais passer en mode ‘actif’, voir ‘réactif’, inlassablement revient la même phrase...
& et si avant je refaisais un café ?

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jeudi 3 mai 2007

Something Completely Different — 71.2

Bonheur (illusoire) (2).


Le 29 Avril je relatais une conversation avec l'éternellement élégant DB à propos de quelques nouveautés musicales et de quelques autres envies :
Rappel :
Enfin pour ce qui est des Super Furry Animals, moi aussi je suis abonné aux zinzins, mais c’est bien la meilleure nouvelle du moment, manque plus qu’un nouveau St Etienne et ce sera le paradis (on se fouterait presque du nouvel Interpol).

Et qu’est ce que j’apprends aujourd’hui :
Saint Etienne News - May 03 2007 :
First a news infused request. We are putting together a boxed set of all the fanclub releases, with new artwork
and a few extra goodies, for release (at non ebay prices) later this year.

Je ne sais pas ce que réserve l’avenir et à vrai dire je crains plutôt le pire, mais au moins d’ici la fin de l’année, il y aura donc tout de même de bonnes nouvelles, de celles qui poussent à rester enfermé chez soi, le volume plus fort qu’à l’habitude pour ne pas entendre le bruit du monde autour...

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Et d'ailleurs...

dimanche 29 avril 2007

Something Completely Different — 71

Bonheur (illusoire).
Le post que j’aurais voulu écrire est remis à une date ultérieure, disons dans cinq ans, à la place (et vous y gagnez) un extrait de conversation avec le continuellement chic DB, avec lequel je ne peux qu’être d’accord :
Enfin pour ce qui est des Super Furry Animals, moi aussi je suis abonné aux zinzins, mais c’est bien la meilleure nouvelle du moment, manque plus qu’un nouveau St Etienne et ce sera le paradis (on se fouterait presque du nouvel Interpol).

Bref de réconfort voilà ce que nous avons (d’ores & déjà) besoin, enfin sans me vanter surtout moi.

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samedi 28 avril 2007

Something Completely Different — 70

At Work.

En quête d'inspiration.
Je dois écrire des textes pour introduire des morceaux de jazz, pour un spectacle judicieusement nommé 'Histoire(s) de Jazz' (ce qui explique le calme ici), je vois la deadline se rapprocher à grand pas et constate amèrement la piètre qualité de ma production jusqu’à présent. Si je n’étais pas déjà en t-shirt je pourrais relever mes manches, là il ne me reste qu’à secouer la tête, respirer un grand coup et ne plus craindre cette étendu blanche...
A moins que j’aille prendre l’air, à moins que je ne tente l’immersion, à moins que... Bon il faut que je m’y mette en tout cas...


Imaginez les croches ternaires...


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mercredi 18 avril 2007

Something Completely Different — 69

Projets.
trouver l'inspiration
oublier
mettre les bons mots les uns à la suite des autres
oublier
ne pas négliger la ponctuation
oublier
trouver mieux
oublier
ne pas faire de listes
mais oublier, les enjeux, les filles, la fille, les pressions, l’estime, les fictions, les encyclopédies, les notes, les mélodies, les phonographes, les lumières, les musiciens, les influences, les aliments, les trajets...
et se mettre un peu au travail quand même
compter jusqu’à trois
oublier
et penser à la procession
ou partir à la dérive
ou simplement remettre à demain
et dormir en attendant
sans oublier d’oublier.

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mercredi 11 avril 2007

Something Completely Different — 68

Giboulées.
Parfois je refuse de dormir. En fait c’est assez récent, je ne suis pas devenu insomniaque ni hypnophobe, les raisons sont plus sentimentales que mentales. C’est à cause d’elle depuis que je l’ai rencontré, toute la journée elle obsède mes pensés, je ne pense plus qu’à elle, je la vois à chaque coin de rue, elle est là chaque seconde. Elle m’a totalement remué. Elle m’a fait fondre, je suis liquide, je ne suis plus rien. Depuis que je l’ai croisé donc je ne dors plus. Habituellement je ne suis déjà pas particulièrement beau, mais les poches qui se développent sous les yeux m’enlaidissent encore d’avantage. Je sais bien qu’il faudra que je dorme un jour ou l’autre, mais je repousse ce moment, je lutte. C’est difficile. Je sais que si je dors je rêverais d’elle, fatalement. Et je sais d’expérience que, depuis tout petit, aucun de mes rêves ne s’est réalisé. Et pour une fois je veux préserver mes chances. Je pourrais dresser une liste des rêves inassouvis, de toutes celles que je n’ai croisées qu’en rêve. Malheureusement pour moi, je ne sais pas quand je vais pouvoir la revoir, pas avant la semaine prochaine je crois. Je ne sais pas si je pouvoir garder ce rythme d’éveil, je n’ai quasiment plus d’énergie, je me tiens aux murs pour aller dans la salle de bain, j’ai failli m’évanouir deux fois aujourd’hui, d’ailleurs en ce moment même je sens que jeeedc pyhqerofu qhcdkljhdcnbqsklj fhhtfjlkhdfljsqhfnbsqcnkbeuigxk lbfdfqzgfkbfhdgb fgrtysdgfgsdf,ngjkeroupîi

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lundi 9 avril 2007

Something Completely Different — 67

La chanson verte.


Un café à la main, déambuler dans l’appartement,
ouvrir la fenêtre, mettre le nez dehors
s’étonner du silence, juste un chien au loin
se rappeler que l’on n'a pas entendu les cloches ce matin
se dire que l’on devrait quitter la ville
passer la forêt
trouver un chemin
ou couper à travers champs
dévaler les collines
marcher sous le soleil
en sifflotant peut être
ou en silence juste pour le plaisir d’entendre les oiseaux
s’assoir dans l’herbe contempler au loin les courbes du paysage
peut être penser à d’autres courbes tout autant inaccessibles
s’allonger et regarder le ciel, se laisser aller à fermer les yeux
pour finir dans un demi-sommeil
se relever et courir pour rien à perdre haleine
à perdre l’équilibre, manquer de tomber,
tenter de retrouver un semblant d’aplomb en agitant les bras dans tout les sens
comme quand enfant nous essayions de nous envoler
courir encore plus vite en criant en fermant les yeux
haaaaaaaaaaaaa !
se laisser aller à sourire et même à rire tout seul, de soi, du moment
comme une résurrection
(...)
Se dire que l’on devrait revivre,
prendre une bouffé d'air, regarder le mur en face
puis quitter la fenêtre
s’assoir dans le canapé, allumer une cigarette
prendre un livre ou sa tête entre ses mains

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dimanche 8 avril 2007

Something Completely Different — 66

Stade2.
Un point sur les scores des différents évènements de ce week-end pascal.
Bière 1 – Clavier 0
Apres une défaite du clavier face à du café il ya quelques mois, c’est donc un second revers pour cette interface homme/machine, il serait temps qu’elle se ressaisisse ou qu’elle devienne waterproof.
Pour le reste de l’actualité les différents clubs en compétion n’ont guère brillé non plus, au contraire, certes le pire à été évité mais de peu parfois. A noter tout fois la bonne performance d'Aglatidas.

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mardi 3 avril 2007

Something Completely Different — 65

Champs Magnétiques.


Pour célébrer mon anniv', je me suis auto-offert soixante-neuf chansons d'amour, ça m’a fait plaisir ce n’est pas tout les jours qu’on reçoit tant d’amour d’un coup. Alors pour me remercier je me suis invité au restaurant et ça c’est plutôt bien passé, c’était vraiment une bonne soirée, je n’ai pas trop bu, je sais me tenir, j’ai bien rit de mes blagues dont certaines que je ne connaissais même pas. J’ai prévu de me revoir, d’aller au cinéma, et pourquoi pas de m’inviter à manger chez moi, avec un peu de chance je vais réussir à m’emmener au lit, à moins évidemment que je préfère rester ami, c’est certainement ce qui risque d’arriver, ça se passe tout le temps comme ça, mais ce n’est pas grave j’aurais essayé. Si comme je le crains, je décide de ne pas casser ce si beau lien qu’est notre amitié infini & ne croyant guère au ‘tout bien tout honneur’, je dormirais alors sur le canapé, c’est plus sûr.
Mais bon, soixante-neuf chansons d'amour, c’est un signe quand même... A moins que je ne sois un crétin qui ne se rend compte de rien, mais je me connais, je suis un garçon et comme tout les garçons j’offre des disques aux gens que j’aime, avant je faisais de belle compilation sur cassette 90 min Ferro chrome, aujourd’hui je fais plutôt des CD-R 80 min avec mon ordinateur où je mets 79min 45’’ de chansons enchainées de parfaites ‘pur love pop song’ en général, bref des compils’ quoi.
Bref je crois que je me plais et que ce cadeau est juste un signe.
_______________________________________
En 1999 The Magnetic Fields ont sorti un triple album avec donc soixante-neuf chansons d'amour et qui étonnement porte le nom de '69 Love Songs', en 2004 ils ont sorti 'I', un album dont tous les titres commencent pas la lettre I. Bref un groupe conceptuel comme ce post.

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lundi 26 mars 2007

Something Completely Different — 64

Mérinos.
Je fais le point
je compte les acquis
deux colonnes
une reste vide
sans calcul
je pose des équations
&
pourtant
je m’autorise à désobéir
je m’autorise à ne rien en dire
à ne rien résoudre
à ne rien entreprendre
celui qui me fait face n’est pas d’accord
il désapprouve mes manières
hurle à la folie, à l’inconscience
il ne voit que mon inconsistance
je le regarde sans me couper
il sait qu’il ne peut rien faire
il n’a pas d’arme pour lutter
je n’en ai pas plus
Faute de combattant, la bataille est reportée à une date ultérieure
que nous vous communiquerons par voie de presse.

je simule une place net
cache les aspérités
évacue sous l’eau tiède les fragments les plus visibles
je balaie tout d’un revers de main
les cheveux dans les yeux je ne plus rien
rideau
et ainsi dans le noir
s’imaginer sous le chaud soleil
sous la lumière
prendre le temps de s’allonger dans l’herbe
et de ne pas penser à tout ce que l’on n’a pas fait
et de ne pas penser que l’on goûte en vain

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lundi 26 février 2007

Something Completely Different — 63

1999-2007.

libéré

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lundi 5 février 2007

Something Completely Different — 62

Astronomiques.
Ne rien faire, juste observer
Commander un café
Ne rien penser, juste regarder
Ne pas chercher à reconnaitre
Ne pas chercher à croiser
N’attendre personne, juste observer

Ne rien vouloir, juste observer
Boire un café
Ne pas s’occuper, juste regarder
Ne pas chercher à dévisager
Ne pas chercher à atteindre
Personne à mes cotés, juste observer

Ne pas s’ennuyer, juste observer
Café terminé
Ne pas bouger, juste regarder
Ne pas chercher à savoir
Ne pas chercher à la voir
Personne pour m’écouter, juste observer

Un bus, un mec en V.t.t., une fille en jaune, un sportif égaré, une poussette, une jupe, une vieille chargée, un gros pressé, un petit frigorifié, une lycéenne hilare, une petite beauté, des amoureux, des punks, un chien, une fille au crane rasé, une voiture de policer, un parapluie ouvert sans pluie, un monocycle, ders rollers, un livreur de pizza, un barbu, une fille avec un pantalon rouge, un homme qui mangue un sandwich, une femme qui porte un bébé, un nez percé, une casquette, un faux rasta, un petit à lunettes, deux ados, un grand chauve, un bus double, une brune...

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lundi 29 janvier 2007

Something Completely Different — 61

Vertueuse.
Elle ne se laisse qu’admirer
Elle ne donne jamais rien de plus
Croit-on qu’on la saisi
Qu’elle s’enfuit en riant
Qu’elle glisse entre les mains
Doucement elle revient
Se rapproche pour mieux distancier
Désarçonne sans objecter
Cacher derrière des paravents
Elle en devient évanescente
Elle n’existe plus qu’en pensée
On ne peut que la rêver

Elle ne se laisse qu’admirer
Sans jamais partir pour Cythére
Trouvant tout beaucoup trop terne
Exigeante dans l’ajournement
Elle ne vante que la patience
Rêvant sans doute que Rāma
L’emporte loin des contingences
Sans le moindre écart d’ici là
Ajustant pourtant ses voiles
Se défendant d’éblouir
Sans aucune tractation silencieuse
On ne peut que la rêver

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mercredi 24 janvier 2007

Something Completely Different — 60

Bed.
J’avais en tête deux posts :
- Un texte basé sur une histoire vraie : comment en voiture, j’ai glissé sur la neige en frôlant la glissière, un post passionnant avec du suspense, de l’action & un happy end, bon celui-ci je ne l’écrirais sans doute pas
- Un texte dont j’ai griffonné une ébauche ce midi en mangeant un steak frites (pas terrible les frites, j’étais très déçu) dans une cafétéria surchauffée et particulièrement bruyante. Mais je ne suis pas vraiment content du résultat final même si j’aime bien mon idée de départ, même si elle est bateau.
Mais ce soir, je n’ai pas envie, je suis fatigué et j’ai froid, j’ai juste envie d’être allongé sous 15 kilos de couvertures, alors, j’éteins l’ordinateur, la télé et je vais me couché.

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dimanche 21 janvier 2007

Something Completely Different — 59

Régionalisme.
Lu dans Libé d'hier :
Il n'y a plus de saison. Sauf pour le mont d'or. Un hiver sans neige, ça existe sur les plateaux du massif jurassien. Mais pas sans mont d'or, également appelé vacherin du haut Doubs. Le fromage sanglé d'une fine lanière d'épicéa dans sa boîte ronde se fabrique entre septembre et mars, à 700 mètres d'altitude, entre la source du Doubs et le saut du Doubs, le long de la frontière franco-suisse. D'habitude, autour de janvier, le mont d'or a rendez-vous avec la neige. Il y a même une forme d'osmose entre ces deux-là. A l'origine, ce fromage se fabriquait quand le froid poussait les bêtes à l'étable et que le lait se faisait trop rare pour élaborer les imposantes meules de comté. Le mont d'or est devenu la star des plateaux de fromage des fêtes de fin d'année et, dans sa version chaude, un concurrent sérieux des raclettes et tartelettes...

La suite

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jeudi 11 janvier 2007

Something Completely Different — 58

«Même le dimanche».
Je ne sais pas où j’ai entendu ça aujourd’hui mais ces trois mots m’ont accompagné toute la journée. J’ai du me les répéter une bonne centaine de fois et j’ai même réussi l’exploit de les casser deux où trois fois dans mes conversations laborieuses.
Est-ce à la radio ce matin où encore dans un demi-sommeil, Brigitte Jeanperrin (la fan des entreprises et des stratégies), a dit quelque chose comme ‘les entrepreneurs du secteur se battent pour ouvrir leur enseigne même le dimanche" ? (elle est comme ça Brigitte, elle a son monde à elle, ses mots à elle & la plupart du temps je comprends rien à ce qu’elle dit)
Est-ce dans une chanson ? Mais connaissant le gout prononcé des chanteurs de la nouvelle nouvelle scène française pour les rimes facile, je me demande avec quoi ils ont bien pu faire rimer ça ?

Même le dimanche
je tire sur mes manches
je m’accroche aux branches
mes mots en avalanche

Même le dimanche
mes yeux rivés sur tes hanches
sur ta douce peau blanche
ton parfum pervenche

Même le dimanche
mon cœur n’est pas étanche
je souhaite une revanche
ou je me coupe en tranches

Même le dimanche
Je flanche

À moins simplement que je ne me sois fait une réflexion à moi-même que j’ai conclu par un ‘même le dimanche’. Mais à quoi ai-je pensé ? J’ai comme un doute, même si je l’avoue j’ai bien une idée.

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mercredi 10 janvier 2007

Something Completely Different — 57

Réminiscence.

Mais le Corbeau, perché solitairement sur ce buste placide, parla ce seul mot comme si mon âme, en ce seul mot, il la répandait. Je ne proférai donc rien de plus : il n'agita donc pas de plume - jusqu'à ce que je fis à peine davantage que marmotter «D'autres amis déjà ont pris leur vol - demain il me laissera comme mes Espérances déjà ont pris leur vol.» Alors l'oiseau dit : «Jamais plus!»
(...)
«Que ce mot soit le signal de notre séparation, oiseau ou malin esprit», hurlai-je en me dressant. «Recule en la tempête et le rivage plutonien de Nuitn ! Ne laisse pas
une plume noire ici comme un gage du mensonge qu'a proféré ton âme. Laisse inviolé mon abandon! quitte le buste au-dessus de ma porte! ôte ton bec de mon coeur et jette ta forme loin de ma porte!». Le Corbeau dit : «Jamais plus!»
Et le Corbeau, sans voleter, siège encore - siège encore sur le buste pallide de Pallas, juste au-dessus de la porte de ma chambre, et ses yeux ont toute la semblance des yeux d'un démon qui rêve, et la lumière de la lampe ruisselant sur lui,projette son ombre à terre; et mon âme, de cette ombre qui gît flottante à terre,
ne s'élèvera - jamais plus!

LE CORBEAU
par Edgar Allan Poe, traduit par Stéphane Mallarmé

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samedi 6 janvier 2007

Something Completely Different — 56

Engagement De Confidentialité.
Le Lecteur s’engage à ne divulguer, communiquer, laisser divulguer ou laisser communiquer, ainsi qu’à ne pas utiliser directement ou indirectement des informations ou renseignements confidentiels de toutes natures, dont il aura eu connaissance en sa qualité de Lecteur du Blog et concernant notamment les autres lecteurs, les opinions ou autres données techniques, opérationnelles, commerciales, financières ou sentimentales, et les affaires de l’Auteur du Blog en général ainsi que de toute entité du groupe auquel appartient l’Auteur du Blog.
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Le présent engagement du Lecteur est valable tant pendant la durée de sa lecture qu’après celle-ci et ce jusqu’à la disparition du caractère confidentiel de l’information concernée.
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samedi 30 décembre 2006

Something Completely Different — 55

9362-40202-0.

When you were young and on your own
How did it feel to be alone?
I was always thinking of games that I was playing.
Trying to make the best of my time.

But only love can break your heart
Try to be sure right from the start
Yes only love can break your heart
What if your world should fall apart?

I have a friend Ive never seen
He hides his head inside a dream
Someone should call him and see if he can come out.
Try to lose the down that hes found.

But only love can break your heart
Try to be sure right from the start
Yes only love can break your heart
What if your world should fall apart?

I have a friend Ive never seen
He hides his head inside a dream
Yes, only love can break your heart
Yes, only love can break your heart
(Neil Young)

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mercredi 27 décembre 2006

Something Completely Different — 54

Voyager de nuit.
Courir prendre un train, lever la tête, chercher la bonne ligne, constater le vide, se tromper d’heure pour la première fois, rater un train, baisser la tête, ‘honteux et confus’, tout attendre d’un moustachu qui derrière un guichet qui ne nous regarde pas mais qui sans passion cherche quelques nouvelles heures. Rentrer chez soi à pied légèrement dépiter, s’arrêter en chemin pour manger, acheter des piles pour écouter encore le portrait du jeune homme en artiste(1), retrouver ses murs et le même capharnaüm que l’on venait de quitter, culpabiliser un peu, allumer la télé, régler le réveil, vérifier dix sept fois l’horaire. S’endormir un peu et déjà le réveil sonne, s’assoir dans le lit regarder le monde flou autour, se lever et déjà courir, salle de bain, vêtements, sac, vestes, pas de bus, trop tôt, marcher vite, petite douleur dans le genoux, regarder l’heure, ‘déjà ! non pas deux fois’, marcher plus vite encore, cavaler presque, gare, escaliers, quai, voiture, siège(2), respirer, regarder la ville se réveiller, regarder la ville s’éloigner, s’endormir. Arriver, fumer, changer de gare sans courir, dans un métro étonnement calme le temps passe plus vite, déjeuner adossé à un pilier en regardant les gens passer. Encore un train, lire un peu, écouter un conducteur parler d’une panne de motrice, attendre au Mans, fumer sur le quai, repartir, échanger un inrocks contre un beaux arts, choisir le meilleur Woody Allen avec une jolie inconnue, arriver enfin, se retrouver, s’embrasser, sourire enfin.

_______________________________________
(1) d’ Arnaud Fleurent-Didier Mon disque de l’année, j’y reviendrais, pourtant de 2003, c’est confirmé je ne suis plus de mon temps...

(2)Sur la banquette
Où je me jette,
Je tords, le temps est long,
Mon ticket de carton...

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mercredi 20 décembre 2006

Something Completely Different — 53

Pluie Cruelle.
Lu dans libé Mardi 19 décembre : "Nous dormons moins & moins bien".
Moi, je ne dors plus,
Ce n'est pas l'envie qui m'en manque (au contraire), peut être est-ce l'absence de raison de se lever qui me pousse, à repousser encore et encore le moment où j'éteindrais la lumière. Même dans l'obscurité, mes yeux sont grands ouverts, même dans l’obscurité, je vois tout, du papier peint qui lâche, aux tas sur le bureau. Et toujours au pied du lit, cette lueur rouge, presque inquiétante qui varie de minute en minute, et ce point immobile symbole de la douleur prochaine...

Du coup je change d’air, je vais tester d’autres lits, respirer un peu loin de l’énervement, sans doute s’endormir dans un train et peut être à Cadouarn face à la mer, mes vêtements ne feront pas long feu.

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samedi 16 décembre 2006

Something Completely Different — 52

La guirlande de serpents.
Dijon, 15 décembre, dehors le froid et le brouillard, dedans ni tabac ni alcool, c’est une soirée prévention contre l’alcool, ce qui me vaudra une colère contre une jeune fille qui essaie de me convaincre que la prévention c’est bien, je lui répondis en vrac : c’est plus de la prévention c’est de la privation, à quand une soirée contre la connerie, et des concerts sans musique... bref je n’étais pas jouasse, Arman Méliès en première partie, un chanteur qui s’écoute chanter et qui nous fait une démonstration de son sampler, super, j’étais de moins en moins jouasse, je suis sorti fumer une cigarette dans le froid, pestant contre tout...
Jean Louis faut-il que je t’aime bien pour supporter tout ça...
22 heures. Le noir dans la salle, sur le rideau rouge du fond de scène apparait ‘taormina’, ‘murat’, les musiciens se mettent en place, et c’est parti, JLM arrive guitare en bandoulière, visiblement il arrive de son jardin et il n’a pas eu le temps de se changer, grande chemise largement ouverte, mal rasé, mal coiffé. On me chuchote à l’oreille mais pourquoi est-il déjà en pyjama ?
— bonsoir...
Taormina, roule doucement, malgré les assauts guitaristes de JLM, visiblement ce soir c’est ‘branchez les guitares’, longue intro donc, où JLM semble déjà en transe, dansant presque comme dans un rituel shamanique autour de sa guitare hypnotique... « Mon dahlia bleu, je suis trempé... » La chanson se déroule, cela manque un peu de relief mais ça marche quand même...
Les morceaux s’enchainent les uns autres, simplement interrompu par des applaudissements de plus en plus nourris, et par de simples ‘merci’, lentement sans que l’on puisse vraiment savoir à quel moment l’alchimie prend, la magie opère... Si je devais manquer de toi, la bossa nova n’est plus qu’un souvenir, le public commence pudiquement à bouger du bassin, presque inconsciemment... de plus en plus de cris, des applaudissements de plus en plus long.... Il se passe quelque chose, Jean Louis sourit, nous aussi, tout le monde est content d’être là. Dans la guitare il n’y a pas que du rock et des riffs, il y aussi beaucoup de douceurs, seul à la guitare le groupe en pause, Jean Louis nous parle de la maladie d’amour, pas un bruit dans la salle, on écoute pieusement, la douceur continue, la fille du capitaine, et un désert qui avance de manière plus que suggestive, « avant puis arrière voilà le chemin », Jean Louis ce soir a trouvé le chemin, il y va sans détour, il frappe avec sa guitare des coups justes, directement des oreilles au cœur... Ce chemin visiblement il le connait bien et il y reste en emmenant des poneys avec lui... La balade se poursuit à Rome, à partir de maintenant il n’y aura plus de scène plus de public, mais un grand tout, je ne sais plus si c’est nous qui chantons avec Jean louis ou si c’est lui qui chante avec nous, il en sera de même pour l’au-delà et le cri du papillon, avec un moment très beau, où pris par l’énergie JLM lâche la guitare pour s’accroché au micro... et qu’est ce qu’il fait le papillon ? Tout le monde connait la réponse, et on ne se prive pas de la lui donné... Tout le monde est euphorique, on danse on tape dans ses mains. La bête est libéré, dis saurons nous un jour aimé ? La réponse à été donné je crois, qu’il est bon de dire je t’aime. Jean louis nous envois des baisers, on rallume les lumières pour la seconde fois, c’est fini. Enfin presque car le public en a décidé autrement et pendant presque dix minutes alors que la musique d’ascenseur se fait déjà entendre, les applaudissements et les cris persistent... Personne ne peut se résoudre à aller se coucher, même s’il est déjà demain. Jean Louis nous revient encore, visiblement heureux et ému, pour un "accueille moi paysage" d’anthologie. Tout le monde reste dans les nuages aux cieux, comme mort sous les baisers envoyés par l’auvergnat...

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lundi 11 décembre 2006

Something Completely Different — 51

Des dépences.
Des livres à lire avec les yeux, je ne ferais pas de commentaires genre "Waouw c’est génial", si je les ai acheté c’est qu’il sont mieux que bien, voir même géniaux...


Francis cherche l'amour de Claire & Jake
(42 pages / Cornelius - Delphine / 2-90-9990-80-X)


La Nouvelle Pornographie de Lewis Trondheim
(24 pages / Association / 2-84414-186-2)


La malédiction du parapluie de Lewis Trondheim
(128 pages / Delcourt - Shampooing / 2-7560-0411-1)


Libre comme un poney sauvage, Tome 1 : Août 2005-Mars 2006 de Lisa Mandel
(200 pages / Delcourt - Shampooing / 2-7560-0410-3)


Comme un lundi de James
(96 pages / 6 pieds sous terre / 2-35212-006-3)


Black Hole de Charles Burns
(300 pages / Delcourt / 2-7560-0379-4)


Derniers rappels de Alex Robinson
(349 pages / Rackham / 2-87827-098-3)


The Lute String de Jim Woodring
(48 pages / Presspop gallery / 4-903090-03-5)


Grotesk de Otexier
(160 pages / Humeur / 2-916338-00-4)

Mais aussi des Guillaume Long (le diptyque des sardines & l'Anatomie de l'éponge) , mais j'ai la flemme des les scanner et de chercher l'ISBN et pis ça commence à faire un long post pour par grand chose alors après on va dire que je fais du remplissage en publiant sur mon blog la liste de mes achats, et pourquoi pas la liste de course tant qu'on y est (1)?
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(1) Je crois que je l'ai déjà fais en fait...

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jeudi 7 décembre 2006

Something Completely Different — 49

Partir à volo pour le thé.
la volonté – clé de la réussite
J’aimerais bien la retrouver dans mon capharnaüm, elle doit se planquer. Il me semble l’avoir vu un jour, à moins que cela ne soit un souvenir inventé ou que par inadvertance elle ne soit passée à la poubelle, j’accumule autant que je jette, remplissant chaque interstice. Rajoutant inlassablement à la longue liste des "il faut que je..." de nouvelles occurrences. La liste devient si longue que le verso va y passer, et que sous peu je vais devoir ajouter une autre feuille. Faut dire aussi que je m’égare, fermant les yeux pour m’imaginer des nuits pleines de beautés voir même de luxe, calme et volupté... Mais comme je ne vois rien arrivé, au contraire tout repoussé, je glisse chaque jour un peu plus, comme auto-emmuré. La seule envie qui me reste est celle d’une douce sirène qui perdu dans l’eau de sel, chante pour m’attirer et me noyer. J’aime tant courir à ma perte, que doucement je laisse l’eau pénétrer dans mes poumons, et bientôt c’est un corps inerte qu’il faudra repêcher.

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