mardi 9 octobre 2007

Something Completely Different — 86

I/O.
Alors que de depuis longtemps on devrait être sur off, à peine une petite diode, en vieille mais sans veilleuse, un murmure, trouver quelque chose à faire encore, peut-être finir le chocolat, la sixième dernière cigarette, encore la même chanson, un dernier truc à voir, juste une vérification, un début de petite idée, un rien, tout répéter par tranche de cinq minutes, soupirer, s’arrêter puis reprendre encore, attendre encore, attendre de ne plus pouvoir tenir, de flancher, attendre que le nez pique, que les yeux soient douloureux, pour être sûr qu’une fois allongé le sommeil vienne sans avoir besoin de compter jusqu’à trois, pour ne pas avoir le temps de penser, pour ne pas projeter, pour ne pas revoir la journée, pour ne pas faire de bilan, pour ne pas se raconter de petites histoires comme autant de berceuse, pour ne pas dialoguer, ne pas scripter, ne pas scénariser, refaire les scènes sous tous les angles jusqu’à que cela se conforte aux souhaits, "la réplique ne fait pas spontanée, je ne dirais pas ça, je recommence", pour ne pas encore tourner, alors que l’on connait la finalité et les chemins que l’on doit prendre, les routes barrées, pour ne pas entendre le moteur à gelé, pour ne pas explorer des territoires inoccupés, rond, diagonale ou carré, parce que la réalité déçoit, la vie est si triste...

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