lundi 9 avril 2007

Something Completely Different — 67

La chanson verte.


Un café à la main, déambuler dans l’appartement,
ouvrir la fenêtre, mettre le nez dehors
s’étonner du silence, juste un chien au loin
se rappeler que l’on n'a pas entendu les cloches ce matin
se dire que l’on devrait quitter la ville
passer la forêt
trouver un chemin
ou couper à travers champs
dévaler les collines
marcher sous le soleil
en sifflotant peut être
ou en silence juste pour le plaisir d’entendre les oiseaux
s’assoir dans l’herbe contempler au loin les courbes du paysage
peut être penser à d’autres courbes tout autant inaccessibles
s’allonger et regarder le ciel, se laisser aller à fermer les yeux
pour finir dans un demi-sommeil
se relever et courir pour rien à perdre haleine
à perdre l’équilibre, manquer de tomber,
tenter de retrouver un semblant d’aplomb en agitant les bras dans tout les sens
comme quand enfant nous essayions de nous envoler
courir encore plus vite en criant en fermant les yeux
haaaaaaaaaaaaa !
se laisser aller à sourire et même à rire tout seul, de soi, du moment
comme une résurrection
(...)
Se dire que l’on devrait revivre,
prendre une bouffé d'air, regarder le mur en face
puis quitter la fenêtre
s’assoir dans le canapé, allumer une cigarette
prendre un livre ou sa tête entre ses mains

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5 pensées :

Le 09 avril, 2007 17:47, voici ce que Anonymous Jane pensait...

On ne voit jamais le paysage en accéléré ainsi. Ou alors cela fait longtemps que je n'ai pas couru au milieu d'arbres ; à moins de s'allonger sur un tourniquet (un de notre époque, vert le plus souvent, avec un banc qui faisait tout le tour) et de regarder les arbres ou le ciel qui nous dominent.
Il ne faut pas revivre, il faut vivre, continuer, vivre chaque instant comme une sensation unique. Entendre les oiseaux ou un pic vert quand on est attentif. Ecouter. Apprécier. Être dans le silence.

 
Le 10 avril, 2007 18:35, voici ce que Blogger sy! pensait...

si on peut le voir ainsi mais il faut courir tres vite, dans une sorte de fuite en avant, courir jusqu'à entendre le sang taper les tempes et ainsi ne plus entendre l'insupportable silence...

 
Le 10 avril, 2007 22:22, voici ce que Anonymous Jane pensait...

Pourquoi fuir le silence ? Pourquoi se fuir ?

En tout cas j'aime l'évasion qu'offre cette image en mouvement.

 
Le 10 avril, 2007 22:31, voici ce que Blogger lløRān pensait...

très belle cette Chanson verte... d'une humeur très printanière, le Sylvain, on dirait... enfin moi, chais pas pourquoi, j'ai envie de vomir, ça doit être à cause de la photo... :-°

 
Le 11 avril, 2007 22:36, voici ce que Anonymous Jane pensait...

LloRant -> Essaye de la regarder en écoutant la chanson de Murat "Parfum d'acacia au jardin" mise dans la note "Giboulées", l'effet est bon, très bon !

;)

 

A quoi pensez vous ?

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