samedi 5 juillet 2008

Des Mouvements — 19

OQP.
Je n'ai pas vu le printemps
je ne vois pas l'été
toujours en mouvement
sans arret buffet
libre pourtant
et étrangement
dans les moments de relâche
je ne fais pas rien
(mais presque)



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vendredi 4 juillet 2008

Mon Labeur m'intéresse — 21

Et les vacances... (abstinence)
J’ai rendu les clefs, laissé le téléphone,
échangé quelques considérations
sur le temps qu’il fait
sur le temps qui passe
ni faché ni amer
fin des voyages
fin des missions
je refermerais d’autres cartons
mais ce seront mes affaires à l’intérieur
je reprendrais la route
mais pas pour tourner en rond
je suis rentré chez moi
en pensant si peu à tout ça
j’ai fais un café
me suis arrêté un peu sur le canapé
les yeux dans le vague
puis j’ai souris
me suis levé
et me suis dit "c’est reparti..."

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dimanche 22 juin 2008

Esotérique - Egotérique — 53

Astrologie.
Pourquoi parler de chance alors que tout n’est qu’évidence
En long ou en large quelque que soient les propositions
Comme si rien n’était trop haut
Pourquoi renoncer aux hauteurs alors que le bas a fini par nous dégoutter
Finirons-nous par comprendre que...
(quelques aphorismes ou presque)
on peut accepter sans renoncer
la distance n’est pas l’éloignement
la répétition n’est pas la vérité
nous ne sommes pas les autres
(...)
Nous ne cherchons qu’à nous convaincre, mais personne n’est dupe
nous pourrions convoquer les ascendants
les lunes en venus, mars en été
comme autant de raisons implacables
justifions, d’un bout de la page à l’autre
nous voulons finir alors que tout commence
nous nous mentons pour mieux tout se dire
pris dans le flot de mots comme un ouragan
prêt à bondir à la moindre aspérité
nous oublions l’essentiel
nous oublions même les banalités...
— Tout est à réinventé —
Et si nous ne parlions que d’amour ?
Et si pour une fois nous pouvions y mettre une majuscule...

Ce n’est toujours qu’histoire de cesser d’être idiot

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samedi 21 juin 2008

Représentation picturale — 57

PaP.

C'est (3) la courroie (de distribution) du temps
qui se détend je la retends...
(traduction = 'J'ai acheté une voiture, c'est une C3 Tic Tac rouge')

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Esotérique - Egotérique — 52

Adventices.
Combien de portes, trop peu de choses
et je ne vois que moi
combien de temps, trop peu d’archives
et je ne sais que moi
je m’enfuis, si loin du lit
dans des montagnes enneigées
sans craindre le froid
quand mes mots, n’ont plus ce qu’il faut
que mes bras ne serrent pas
quand d’en haut, on me voit si bas
comme si loin de toi
mais dans le pré j’irais me couché, puis te cueillir des bouquets
loin des orties, des ronces et des Amarantes réfléchies

Combien d’espace, trop peu d’inattendus
et je ne parle que de moi
combien de couche, trop peu de garanties
mais je n’écorche pas que moi
je m’enfuis, si loin d’ici
près de rivières déchainées
sans craindre l’humidité
quand ma peau n’est plus qu’abrasive
que personne n’est là
quand d’en bas, on me voit faux
comme si loin de moi
mais dans le pré j’irais me couché, puis te cueillir des bouquets
loin des orties, des ronces et des Plantains élevés

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mercredi 18 juin 2008

A Complete Waste Of Time — 14

Nébulosité.
Cloitré, fumant cloppe sur cloppe, derrière ma fenêtre, ivre de fatigue, je regarde le ciel...
Parlez-moi de la pluie et non pas du beau temps
Je rêve de parapluie, de pluie sans fin quasiment de déluge, le soleil me prive de tout, la météo est capricieuse je ne la comprends pas toujours on voit le ciel bleu, sans voir les nuages arriver dans notre dos, on se sait pas ce qui se passe derrière la colline. Il nous manque les repères des grands-mères, ‘vent du soir, nait le têtard’, ‘brume sur le champ doré, fin de journée ensoleillée’ désormais c’est Sébastien Folin qui défait nos vies, Catherine Laborde qui nous habille, et quand le besoin d’évasion se fait sentir il ne reste plus qu’à retrouver Marie-Pierre Planchon, elle seule nous dérobe à notre quotidien, s’enfermer et se perdre en Pointe de Penmarch et même en visibilité réduite 1 à 3 milles sous précipitations, s'améliorant 5 à 10 milles...
Le beau temps me dégoûte et m'fait grincer les dents
le bel azur me met en rage

Et me voilà rêvant de discussion autour de cafés aspartamés, parler de tout, parler de rien, de la pluie et du beau temps surtout...

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Esotérique - Egotérique — 51

La déprime de Catherine Laborde.
Elle pleure dans son lit
Sur le sens de sa vie
"je ne sers plus à rien"
La dépression gagne du terrain

Besoin de calment
Pour dormir comme avant
"Je suis complètement stone"
Replis de l’anticyclone

L'avenir y'en a pas
Pas dans cet état là
"Tout est nul tout est vain"
Front orageux pour demain

Elle pleure dans son lit
Pense qu'elle a trop vieillie
"J'suis bien qu'sous les couvertures"
Net chute des températures

Elle dit que c'est la fin
Qu'il n'y aura plus de demain
"j'n'ai aucun talent"
Quatre à Clermont Ferrant

J'voudrais bien l'aider
Mais j'me fais remballer
"casse toi at'ciao"
Dix sept à Ajaccio

Elle voudrait s'en sortir
Ou p'tet en finir
"la vie j'veux qu'on m'l'ôte"
Violent orage sur les côtes

Elle veut plus voir le soleil
Elle veut plus qu'on la réveille
"je déteste les matins"
Ouragan pour demain

Elle s'enferme dans sa chambre
Veut pas qu'on la dérange
"ma vie est une prison"
Y'a vraiment plus de saison

Elle dit n'importe quoi
Juste pour s'faire mal comme ça
"j'suis une merde, j'veux mourir"
Samedi sera pire

Moi ça m'énerve
Parce que je crois en elle
"toute façon t'es un salaud"
Moi j'crois plus la météo

"toute façon t'es qu’un salaud"
Mais j'aime plus la météo

[texte de 2005]

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lundi 16 juin 2008

Document du Quotidien — 33

liber-T.

en grève - péage gratuit, passez et déchirez votre ticket

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